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525 Hadiths
Rapporté par Ibn `Umar : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a partagé le butin de guerre de Khaybar en donnant deux parts pour un cheval et une part pour un fantassin. (Le sous-narrateur, Nafi`, a expliqué : « Si un homme avait un cheval, il recevait trois parts, et s’il n’en avait pas, il recevait une part. »)
حدثنا الحسن بن اسحاق، حدثنا محمد بن سابق، حدثنا زايدة، عن عبيد الله بن عمر، عن نافع، عن ابن عمر رضى الله عنهما قال قسم رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم خيبر للفرس سهمين، وللراجل سهما. قال فسره نافع فقال اذا كان مع الرجل فرس فله ثلاثة اسهم، فان لم يكن له فرس فله سهم
Rapporté par Jubair bin Mut`im : `Uthman bin `Affan et moi sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et nous lui avons dit : « Tu as donné aux Banu Al-Muttalib une part du cinquième du butin de Khaybar et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi que les Banu Al-Muttalib. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Banu Hashim et Banu Al-Muttalib ne forment qu’un seul groupe. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) n’a rien donné aux Banu `Abd Shams et aux Banu Nawfal
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن يونس، عن ابن شهاب، عن سعيد بن المسيب، ان جبير بن مطعم، اخبره قال مشيت انا وعثمان بن عفان، الى النبي صلى الله عليه وسلم فقلنا اعطيت بني المطلب من خمس خيبر، وتركتنا، ونحن بمنزلة واحدة منك. فقال " انما بنو هاشم وبنو المطلب شىء واحد ". قال جبير ولم يقسم النبي صلى الله عليه وسلم لبني عبد شمس وبني نوفل شييا
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la nouvelle de la migration du Prophète (ﷺ) de La Mecque à Médine alors que nous étions au Yémen. Nous sommes donc partis en tant qu’émigrants vers lui. Nous étions trois : moi et mes deux frères. J’étais le plus jeune, l’un des deux était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm, et nous étions au total 53 ou 52 hommes de mon peuple. Nous avons embarqué sur un bateau qui nous a emmenés chez le Négus en Éthiopie. Là-bas, nous avons rencontré Ja`far bin Abi Talib et nous sommes restés avec lui. Ensuite, nous sommes tous venus à Médine et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) au moment de la conquête de Khaybar. Certaines personnes, c’est-à-dire les gens du bateau, nous disaient : « Nous avons émigré avant vous. » Asma’ bint ‘Umais, qui était venue avec nous, est allée rendre visite à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ). Elle avait émigré avec les autres musulmans partis chez le Négus. `Umar est venu voir Hafsa pendant qu’Asma’ bint ‘Umais était avec elle. En voyant Asma’, `Umar a demandé : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « Asma’ bint ‘Umais. » `Umar a dit : « Est-ce l’Éthiopienne ? Celle qui a voyagé par la mer ? » Asma’ a répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Nous avons émigré avant vous, gens du bateau, donc nous avons plus de droits que vous auprès du Messager d’Allah (ﷺ). » À cela, Asma’ s’est fâchée et a dit : « Non, par Allah ! Pendant que vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ), qui nourrissait les affamés parmi vous et conseillait les ignorants, nous étions dans le pays lointain et détesté d’Éthiopie, et tout cela pour le Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai rien avant d’avoir informé le Messager d’Allah (ﷺ) de tout ce que tu as dit. Là-bas, nous avons souffert et eu peur. Je vais en parler au Prophète (ﷺ) sans rien inventer, rien oublier et rien ajouter à tes propos
حدثني محمد بن العلاء، حدثنا ابو اسامة، حدثنا بريد بن عبد الله، عن ابي بردة، عن ابي موسى رضى الله عنه قال بلغنا مخرج النبي صلى الله عليه وسلم ونحن باليمن، فخرجنا مهاجرين اليه انا، واخوان لي انا اصغرهم، احدهما ابو بردة، والاخر ابو رهم اما قال بضع واما قال في ثلاثة وخمسين او اثنين وخمسين رجلا من قومي، فركبنا سفينة، فالقتنا سفينتنا الى النجاشي بالحبشة، فوافقنا جعفر بن ابي طالب فاقمنا معه حتى قدمنا جميعا، فوافقنا النبي صلى الله عليه وسلم حين افتتح خيبر، وكان اناس من الناس يقولون لنا يعني لاهل السفينة سبقناكم بالهجرة، ودخلت اسماء بنت عميس، وهى ممن قدم معنا، على حفصة زوج النبي صلى الله عليه وسلم زايرة، وقد كانت هاجرت الى النجاشي فيمن هاجر، فدخل عمر على حفصة واسماء عندها، فقال عمر حين راى اسماء من هذه قالت اسماء بنت عميس. قال عمر الحبشية هذه البحرية هذه قالت اسماء نعم. قال سبقناكم بالهجرة، فنحن احق برسول الله صلى الله عليه وسلم منكم. فغضبت وقالت كلا والله، كنتم مع رسول الله صلى الله عليه وسلم يطعم جايعكم، ويعظ جاهلكم، وكنا في دار او في ارض البعداء البغضاء بالحبشة، وذلك في الله وفي رسوله صلى الله عليه وسلم وايم الله، لا اطعم طعاما، ولا اشرب شرابا حتى اذكر ما قلت لرسول الله صلى الله عليه وسلم ونحن كنا نوذى ونخاف، وساذكر ذلك للنبي صلى الله عليه وسلم واساله، والله لا اكذب ولا ازيغ ولا ازيد عليه
Rapporté par Asma' : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé, elle a dit : « Ô Prophète d’Allah, `Umar a dit telle et telle chose. » Il a demandé à Asma' : « Qu’as-tu répondu ? » Asma' a dit : « Je lui ai répondu telle et telle chose. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il (`Umar) n’a pas plus de droit sur moi que vous, car lui et ses compagnons n’ont eu la récompense que d’une seule émigration, alors que vous, les gens du bateau, vous avez la récompense de deux émigrations. » Plus tard, Asma' a raconté : « J’ai vu Abu Musa et les autres personnes du bateau venir vers moi, les uns après les autres, pour me demander de raconter ce récit, et rien au monde ne leur faisait plus plaisir et n’était plus important que ce que le Prophète (ﷺ) avait dit à leur sujet. » Rapporté par Abu Burda : Asma' a dit : « J’ai vu Abu Musa me demander de répéter ce récit encore et encore. »
فلما جاء النبي صلى الله عليه وسلم قالت يا نبي الله ان عمر قال كذا وكذا. قال " فما قلت له ". قالت قلت له كذا وكذا. قال " ليس باحق بي منكم، وله ولاصحابه هجرة واحدة، ولكم انتم اهل السفينة هجرتان ". قالت فلقد رايت ابا موسى واصحاب السفينة ياتوني ارسالا، يسالوني عن هذا الحديث، ما من الدنيا شىء هم به افرح ولا اعظم في انفسهم مما قال لهم النبي صلى الله عليه وسلم. قال ابو بردة قالت اسماء فلقد رايت ابا موسى وانه ليستعيد هذا الحديث مني
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : Je reconnais la voix du groupe des Al-Ashariyun quand ils récitent le Coran, quand ils rentrent chez eux la nuit, et je reconnais leurs maisons en écoutant leurs voix pendant qu’ils récitent le Coran la nuit, même si je n’ai pas vu leurs maisons pendant la journée. Parmi eux, il y a Hakim qui, lorsqu’il rencontrait la cavalerie ou l’ennemi, leur disait : Mes compagnons vous demandent de les attendre. »
قال ابو بردة عن ابي موسى، قال النبي صلى الله عليه وسلم " اني لاعرف اصوات رفقة الاشعريين بالقران، حين يدخلون بالليل، واعرف منازلهم من اصواتهم بالقران بالليل، وان كنت لم ار منازلهم حين نزلوا بالنهار، ومنهم حكيم، اذا لقي الخيل او قال العدو قال لهم ان اصحابي يامرونكم ان تنظروهم
Rapporté par Abu Musa : Nous sommes venus voir le Prophète (ﷺ) après qu’il eut conquis Khaybar. Il nous a alors donné une part du butin, mais à part nous, il n’a rien donné à ceux qui n’avaient pas assisté à la conquête
حدثني اسحاق بن ابراهيم، سمع حفص بن غياث، حدثنا بريد بن عبد الله، عن ابي بردة، عن ابي موسى، قال قدمنا على النبي صلى الله عليه وسلم بعد ان افتتح خيبر، فقسم لنا، ولم يقسم لاحد لم يشهد الفتح غيرنا
Rapporté par Abu Huraira : Quand nous avons conquis Khaybar, nous n’avons pas eu d’or ni d’argent comme butin, mais nous avons eu des vaches, des chameaux, des biens et des jardins. Ensuite, nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) vers la vallée d’Al-Qira. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) avait un esclave appelé Mid`am, qui lui avait été offert par quelqu’un de Banu Ad-Dibbab. Pendant que l’esclave enlevait la selle du Messager d’Allah (ﷺ), une flèche, dont on ne connaissait pas l’auteur, l’a touché. Les gens ont dit : « Félicitations à lui pour le martyre. » Le Messager d’Allah a dit : « Non, par Celui qui détient mon âme dans Sa main, le drap qu’il avait pris illégalement le jour de Khaybar, avant la distribution du butin, est devenu une flamme de feu qui le brûle. » En entendant cela, un homme a apporté une ou deux lanières de chaussures au Prophète et a dit : « Ce sont des choses que j’ai prises illégalement. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceci est une lanière, ou ce sont deux lanières de feu. »
حدثنا عبد الله بن محمد، حدثنا معاوية بن عمرو، حدثنا ابو اسحاق، عن مالك بن انس، قال حدثني ثور، قال حدثني سالم، مولى ابن مطيع انه سمع ابا هريرة رضى الله عنه يقول افتتحنا خيبر، ولم نغنم ذهبا ولا فضة، انما غنمنا البقر والابل والمتاع والحوايط، ثم انصرفنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم الى وادي القرى، ومعه عبد له يقال له مدعم، اهداه له احد بني الضباب، فبينما هو يحط رحل رسول الله صلى الله عليه وسلم اذ جاءه سهم عاير حتى اصاب ذلك العبد، فقال الناس هنييا له الشهادة. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " بلى والذي نفسي بيده، ان الشملة التي اصابها يوم خيبر من المغانم لم تصبها المقاسم لتشتعل عليه نارا ". فجاء رجل حين سمع ذلك من النبي صلى الله عليه وسلم بشراك او بشراكين، فقال هذا شىء كنت اصبته. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " شراك او شراكان من نار
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si je n’avais pas peur que les autres musulmans restent dans la pauvreté, je partagerais les terres de chaque village que je pourrais conquérir (entre les combattants), comme le Prophète (ﷺ) a partagé les terres de Khaybar. Mais je préfère les laisser comme un bien commun, pour que leur revenu soit distribué entre eux
حدثنا سعيد بن ابي مريم، اخبرنا محمد بن جعفر، قال اخبرني زيد، عن ابيه، انه سمع عمر بن الخطاب رضى الله عنه يقول اما والذي نفسي بيده، لولا ان اترك اخر الناس ببانا ليس لهم شىء، ما فتحت على قرية الا قسمتها كما قسم النبي صلى الله عليه وسلم خيبر، ولكني اتركها خزانة لهم يقتسمونها
Rapporté par `Umar : Si ce n’était pas pour les autres musulmans (c’est-à-dire les générations futures), je répartirais les terres de tous les villages que les musulmans pourraient conquérir (entre les combattants), comme le Prophète (ﷺ) a réparti les terres de Khaybar
حدثني محمد بن المثنى، حدثنا ابن مهدي، عن مالك بن انس، عن زيد بن اسلم، عن ابيه، عن عمر رضى الله عنه قال لولا اخر المسلمين ما فتحت عليهم قرية الا قسمتها، كما قسم النبي صلى الله عليه وسلم خيبر
Rapporté par 'Anbasa bin Sa`id : Abu Huraira est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé une part du butin de Khaybar. À ce moment-là, un des fils de Sa`id bin Al-`As a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne lui donne rien. » Abu Huraira a alors dit au Prophète (ﷺ) : « C’est lui qui a tué Ibn Qauqal. » Le fils de Sa`id a répondu : « Comme c’est étrange ! Un cobaye venu de Qadum Ad-Dan… »
حدثنا علي بن عبد الله، حدثنا سفيان، قال سمعت الزهري، وساله، اسماعيل بن امية قال اخبرني عنبسة بن سعيد، ان ابا هريرة رضى الله عنه اتى النبي صلى الله عليه وسلم فساله، قال له بعض بني سعيد بن العاص لا تعطه. فقال ابو هريرة هذا قاتل ابن قوقل. فقال واعجباه لوبر تدلى من قدوم الضان
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Aban de Médine vers Najd comme chef d’une expédition. Aban et ses compagnons sont venus voir le Prophète (ﷺ) à Khaybar après que le Prophète (ﷺ) l’avait conquise, et les rênes de leurs chevaux étaient faites de fibres de palmier. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne leur donne pas de part du butin. » Sur ce, Aban m’a répondu : « Étonnant ! Tu proposes ça alors que tu es ce que tu es, ô cobaye descendu du sommet d’Ad-Dal (un lotus) ! » Le Prophète a alors dit : « Ô Aban, assieds-toi ! » et il ne leur a rien donné du butin
ويذكر عن الزبيدي، عن الزهري، قال اخبرني عنبسة بن سعيد، انه سمع ابا هريرة، يخبر سعيد بن العاصي قال بعث رسول الله صلى الله عليه وسلم ابان على سرية من المدينة قبل نجد، قال ابو هريرة فقدم ابان واصحابه على النبي صلى الله عليه وسلم بخيبر، بعد ما افتتحها، وان حزم خيلهم لليف، قال ابو هريرة قلت يا رسول الله، لا تقسم لهم. قال ابان وانت بهذا يا وبر تحدر من راس ضان. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " يا ابان اجلس " فلم يقسم لهم
Rapporté par Sa`id : Aban bin Sa`id est venu saluer le Prophète (ﷺ). Abu Huraira a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme (Aban) est le meurtrier d’Ibn Qauqal. » En entendant cela, Aban a répondu à Abu Huraira : « Comme tes paroles sont étranges ! Toi, un cobaye descendu de Qadum Dan, tu me reproches d’avoir tué quelqu’un qu’Allah a honoré (par le martyre) par ma main, et qu’Il m’a protégé de l’humiliation par sa main. »
حدثنا موسى بن اسماعيل، حدثنا عمرو بن يحيى بن سعيد، قال اخبرني جدي، ان ابان بن سعيد، اقبل الى النبي صلى الله عليه وسلم فسلم عليه، فقال ابو هريرة يا رسول الله هذا قاتل ابن قوقل. وقال ابان لابي هريرة واعجبا لك وبر تدادا من قدوم ضان. ينعى على امرا اكرمه الله بيدي، ومنعه ان يهينني بيده
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr (quand il était calife) pour demander son héritage sur les biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés, provenant de ce qu’Allah lui avait accordé à Médine, à Fadak, et sur ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille du Prophète Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de l’aumône du Messager d’Allah (ﷺ) et je la laisserai comme elle était de son vivant, et j’en disposerai comme il le faisait. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle s’est alors fâchée contre lui, s’est éloignée de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle a vécu six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son mari `Ali l’a enterrée de nuit sans prévenir Abu Bakr et il a lui-même fait la prière funéraire. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, `Ali a remarqué un changement dans leur attitude envers lui. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et lui a prêté serment d’allégeance. `Ali n’avait pas donné ce serment pendant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima). `Ali a envoyé quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais que personne ne vienne avec toi », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar a dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’entreras pas seul chez eux. » Abu Bakr a répondu : « Que penses-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr est donc entré, puis `Ali a prononcé le Tashah-hud et a dit à Abu Bakr : « Nous connaissons bien ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé, et nous ne sommes pas jaloux des bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir et nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se sont alors remplis de larmes. Quand Abu Bakr a parlé, il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne le différend entre nous au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les utiliser de la meilleure façon, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire, je suivrai son exemple. » `Ali a alors dit à Abu Bakr : « Je te promets de te donner mon serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr est monté sur le minbar, a prononcé le Tashah-hud, puis a parlé de l’histoire de `Ali et du fait qu’il n’avait pas encore donné son serment, et il a accepté ses excuses. Ensuite, `Ali s’est levé, a demandé pardon à Allah, a prononcé le Tashah-hud, a reconnu le droit d’Abu Bakr et a dit qu’il n’avait pas agi par jalousie ou parce qu’il contestait les faveurs qu’Allah lui avait données. `Ali a ajouté : « Mais nous pensions aussi avoir un droit dans cette affaire (du pouvoir) et qu’il (Abu Bakr) ne nous avait pas consultés, ce qui nous a attristés. » Tous les musulmans ont alors été contents et ont dit : « Tu as bien agi. » Les musulmans se sont alors rapprochés de `Ali, qui a rejoint ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire donner l’allégeance à Abu Bakr)
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
Rapporté par `Aisha : Quand Khaibar a été conquise, nous avons dit : « Maintenant, nous allons enfin pouvoir manger des dattes à satiété. »
حدثني محمد بن بشار، حدثنا حرمي، حدثنا شعبة، قال اخبرني عمارة، عن عكرمة، عن عايشة رضى الله عنها قالت ولما فتحت خيبر قلنا الان نشبع من التمر
Rapporté par Ibn `Umar : Nous n’avons mangé à notre faim que lorsque nous avons conquis Khaibar
حدثنا الحسن، حدثنا قرة بن حبيب، حدثنا عبد الرحمن بن عبد الله بن دينار، عن ابيه، عن ابن عمر رضى الله عنهما قال ما شبعنا حتى فتحنا خيبر
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri et Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) nomma un homme responsable de Khaibar, qui apporta ensuite au Prophète des dattes Janib (de bonne qualité). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui demanda : « Toutes les dattes de Khaibar sont-elles comme celles-ci ? » Il répondit : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mais nous échangeons un Sa de ces dattes de qualité contre deux ou trois Sa d’autres dattes de moindre qualité. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ne faites pas cela : vendez d’abord les dattes de moindre qualité contre de l’argent, puis achetez avec cet argent des Janib. »
حدثنا اسماعيل، قال حدثني مالك، عن عبد المجيد بن سهيل، عن سعيد بن المسيب، عن ابي سعيد الخدري، وابي، هريرة رضى الله عنهما ان رسول الله صلى الله عليه وسلم استعمل رجلا على خيبر، فجاءه بتمر جنيب، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " كل تمر خيبر هكذا ". فقال لا والله يا رسول الله، انا لناخذ الصاع من هذا بالصاعين {والصاعين} بالثلاثة. فقال " لا تفعل، بع الجمع بالدراهم، ثم ابتع بالدراهم جنيبا
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri et Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) nomma un homme responsable de Khaibar, qui apporta ensuite au Prophète des dattes Janib (de bonne qualité). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui demanda : « Toutes les dattes de Khaibar sont-elles comme celles-ci ? » Il répondit : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mais nous échangeons un Sa de ces dattes de qualité contre deux ou trois Sa d’autres dattes de moindre qualité. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ne faites pas cela : vendez d’abord les dattes de moindre qualité contre de l’argent, puis achetez avec cet argent des Janib. »
حدثنا اسماعيل، قال حدثني مالك، عن عبد المجيد بن سهيل، عن سعيد بن المسيب، عن ابي سعيد الخدري، وابي، هريرة رضى الله عنهما ان رسول الله صلى الله عليه وسلم استعمل رجلا على خيبر، فجاءه بتمر جنيب، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " كل تمر خيبر هكذا ". فقال لا والله يا رسول الله، انا لناخذ الصاع من هذا بالصاعين {والصاعين} بالثلاثة. فقال " لا تفعل، بع الجمع بالدراهم، ثم ابتع بالدراهم جنيبا
Rapporté par Abu Sa`id et Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a nommé le frère de Bani Adi, des Ansar, comme responsable de Khaibar
وقال عبد العزيز بن محمد عن عبد المجيد، عن سعيد، ان ابا سعيد، وابا، هريرة حدثاه ان النبي صلى الله عليه وسلم بعث اخا بني عدي من الانصار الى خيبر فامره عليها. وعن عبد المجيد عن ابي صالح السمان عن ابي هريرة وابي سعيد مثله
Rapporté par Abu Sa`id et Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a nommé le frère de Bani Adi, des Ansar, comme responsable de Khaibar
وقال عبد العزيز بن محمد عن عبد المجيد، عن سعيد، ان ابا سعيد، وابا، هريرة حدثاه ان النبي صلى الله عليه وسلم بعث اخا بني عدي من الانصار الى خيبر فامره عليها. وعن عبد المجيد عن ابي صالح السمان عن ابي هريرة وابي سعيد مثله
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن عروة، عن عايشة، ان فاطمة عليها السلام بنت النبي صلى الله عليه وسلم ارسلت الى ابي بكر تساله ميراثها من رسول الله صلى الله عليه وسلم مما افاء الله عليه بالمدينة وفدك، وما بقي من خمس خيبر، فقال ابو بكر ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث، ما تركنا صدقة، انما ياكل ال محمد صلى الله عليه وسلم في هذا المال ". واني والله لا اغير شييا من صدقة رسول الله صلى الله عليه وسلم عن حالها التي كان عليها في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم ولاعملن فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم فابى ابو بكر ان يدفع الى فاطمة منها شييا فوجدت فاطمة على ابي بكر في ذلك فهجرته، فلم تكلمه حتى توفيت، وعاشت بعد النبي صلى الله عليه وسلم ستة اشهر، فلما توفيت، دفنها زوجها علي ليلا، ولم يوذن بها ابا بكر وصلى عليها، وكان لعلي من الناس وجه حياة فاطمة، فلما توفيت استنكر علي وجوه الناس، فالتمس مصالحة ابي بكر ومبايعته، ولم يكن يبايع تلك الاشهر، فارسل الى ابي بكر ان ايتنا، ولا ياتنا احد معك، كراهية لمحضر عمر. فقال عمر لا والله لا تدخل عليهم وحدك. فقال ابو بكر وما عسيتهم ان يفعلوا بي، والله لاتينهم. فدخل عليهم ابو بكر، فتشهد علي فقال انا قد عرفنا فضلك، وما اعطاك، الله ولم ننفس عليك خيرا ساقه الله اليك، ولكنك استبددت علينا بالامر، وكنا نرى لقرابتنا من رسول الله صلى الله عليه وسلم نصيبا. حتى فاضت عينا ابي بكر، فلما تكلم ابو بكر قال والذي نفسي بيده لقرابة رسول الله صلى الله عليه وسلم احب الى ان اصل من قرابتي، واما الذي شجر بيني وبينكم من هذه الاموال، فلم ال فيها عن الخير، ولم اترك امرا رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم يصنعه فيها الا صنعته. فقال علي لابي بكر موعدك العشية للبيعة. فلما صلى ابو بكر الظهر رقي على المنبر، فتشهد وذكر شان علي، وتخلفه عن البيعة، وعذره بالذي اعتذر اليه، ثم استغفر، وتشهد علي فعظم حق ابي بكر، وحدث انه لم يحمله على الذي صنع نفاسة على ابي بكر، ولا انكارا للذي فضله الله به، ولكنا نرى لنا في هذا الامر نصيبا، فاستبد علينا، فوجدنا في انفسنا، فسر بذلك المسلمون وقالوا اصبت. وكان المسلمون الى علي قريبا، حين راجع الامر المعروف
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن عروة، عن عايشة، ان فاطمة عليها السلام بنت النبي صلى الله عليه وسلم ارسلت الى ابي بكر تساله ميراثها من رسول الله صلى الله عليه وسلم مما افاء الله عليه بالمدينة وفدك، وما بقي من خمس خيبر، فقال ابو بكر ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث، ما تركنا صدقة، انما ياكل ال محمد صلى الله عليه وسلم في هذا المال ". واني والله لا اغير شييا من صدقة رسول الله صلى الله عليه وسلم عن حالها التي كان عليها في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم ولاعملن فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم فابى ابو بكر ان يدفع الى فاطمة منها شييا فوجدت فاطمة على ابي بكر في ذلك فهجرته، فلم تكلمه حتى توفيت، وعاشت بعد النبي صلى الله عليه وسلم ستة اشهر، فلما توفيت، دفنها زوجها علي ليلا، ولم يوذن بها ابا بكر وصلى عليها، وكان لعلي من الناس وجه حياة فاطمة، فلما توفيت استنكر علي وجوه الناس، فالتمس مصالحة ابي بكر ومبايعته، ولم يكن يبايع تلك الاشهر، فارسل الى ابي بكر ان ايتنا، ولا ياتنا احد معك، كراهية لمحضر عمر. فقال عمر لا والله لا تدخل عليهم وحدك. فقال ابو بكر وما عسيتهم ان يفعلوا بي، والله لاتينهم. فدخل عليهم ابو بكر، فتشهد علي فقال انا قد عرفنا فضلك، وما اعطاك، الله ولم ننفس عليك خيرا ساقه الله اليك، ولكنك استبددت علينا بالامر، وكنا نرى لقرابتنا من رسول الله صلى الله عليه وسلم نصيبا. حتى فاضت عينا ابي بكر، فلما تكلم ابو بكر قال والذي نفسي بيده لقرابة رسول الله صلى الله عليه وسلم احب الى ان اصل من قرابتي، واما الذي شجر بيني وبينكم من هذه الاموال، فلم ال فيها عن الخير، ولم اترك امرا رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم يصنعه فيها الا صنعته. فقال علي لابي بكر موعدك العشية للبيعة. فلما صلى ابو بكر الظهر رقي على المنبر، فتشهد وذكر شان علي، وتخلفه عن البيعة، وعذره بالذي اعتذر اليه، ثم استغفر، وتشهد علي فعظم حق ابي بكر، وحدث انه لم يحمله على الذي صنع نفاسة على ابي بكر، ولا انكارا للذي فضله الله به، ولكنا نرى لنا في هذا الامر نصيبا، فاستبد علينا، فوجدنا في انفسنا، فسر بذلك المسلمون وقالوا اصبت. وكان المسلمون الى علي قريبا، حين راجع الامر المعروف