Hadiths
#4241
Sahih al-Boukhari - Les Expéditions
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن عروة، عن عايشة، ان فاطمة عليها السلام بنت النبي صلى الله عليه وسلم ارسلت الى ابي بكر تساله ميراثها من رسول الله صلى الله عليه وسلم مما افاء الله عليه بالمدينة وفدك، وما بقي من خمس خيبر، فقال ابو بكر ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث، ما تركنا صدقة، انما ياكل ال محمد صلى الله عليه وسلم في هذا المال ". واني والله لا اغير شييا من صدقة رسول الله صلى الله عليه وسلم عن حالها التي كان عليها في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم ولاعملن فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم فابى ابو بكر ان يدفع الى فاطمة منها شييا فوجدت فاطمة على ابي بكر في ذلك فهجرته، فلم تكلمه حتى توفيت، وعاشت بعد النبي صلى الله عليه وسلم ستة اشهر، فلما توفيت، دفنها زوجها علي ليلا، ولم يوذن بها ابا بكر وصلى عليها، وكان لعلي من الناس وجه حياة فاطمة، فلما توفيت استنكر علي وجوه الناس، فالتمس مصالحة ابي بكر ومبايعته، ولم يكن يبايع تلك الاشهر، فارسل الى ابي بكر ان ايتنا، ولا ياتنا احد معك، كراهية لمحضر عمر. فقال عمر لا والله لا تدخل عليهم وحدك. فقال ابو بكر وما عسيتهم ان يفعلوا بي، والله لاتينهم. فدخل عليهم ابو بكر، فتشهد علي فقال انا قد عرفنا فضلك، وما اعطاك، الله ولم ننفس عليك خيرا ساقه الله اليك، ولكنك استبددت علينا بالامر، وكنا نرى لقرابتنا من رسول الله صلى الله عليه وسلم نصيبا. حتى فاضت عينا ابي بكر، فلما تكلم ابو بكر قال والذي نفسي بيده لقرابة رسول الله صلى الله عليه وسلم احب الى ان اصل من قرابتي، واما الذي شجر بيني وبينكم من هذه الاموال، فلم ال فيها عن الخير، ولم اترك امرا رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم يصنعه فيها الا صنعته. فقال علي لابي بكر موعدك العشية للبيعة. فلما صلى ابو بكر الظهر رقي على المنبر، فتشهد وذكر شان علي، وتخلفه عن البيعة، وعذره بالذي اعتذر اليه، ثم استغفر، وتشهد علي فعظم حق ابي بكر، وحدث انه لم يحمله على الذي صنع نفاسة على ابي بكر، ولا انكارا للذي فضله الله به، ولكنا نرى لنا في هذا الامر نصيبا، فاستبد علينا، فوجدنا في انفسنا، فسر بذلك المسلمون وقالوا اصبت. وكان المسلمون الى علي قريبا، حين راجع الامر المعروف
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- Sahih al-Boukhari
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- Les Expéditions
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