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173 Hadiths
Rapporté par le père de Hisham : Khadija est décédée trois ans avant que le Prophète (ﷺ) ne parte pour Médine. Il est resté là environ deux ans, puis il a épousé `Aisha alors qu’elle avait six ans, et il a consommé ce mariage quand elle avait neuf ans
حدثني عبيد بن اسماعيل، حدثنا ابو اسامة، عن هشام، عن ابيه، قال توفيت خديجة قبل مخرج النبي صلى الله عليه وسلم الى المدينة بثلاث سنين، فلبث سنتين او قريبا من ذلك، ونكح عايشة وهى بنت ست سنين، ثم بنى بها وهى بنت تسع سنين
Rapporté par Abu Wail : Nous avons rendu visite à Khabbab qui a dit : « Nous avons émigré avec le Prophète (ﷺ) pour Allah, donc notre récompense est due et assurée auprès d’Allah. Certains d’entre nous sont décédés sans rien recevoir de leur récompense (dans ce monde), et l’un d’eux était Mus`ab bin `Umar, qui a été martyrisé le jour de la bataille d’Uhud, ne laissant qu’un manteau rayé en laine. Quand nous couvrions sa tête avec, ses pieds restaient découverts, et quand nous couvrions ses pieds, sa tête restait découverte. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de couvrir sa tête et de mettre un peu d’idhkhir (une sorte d’herbe) sur ses pieds. (D’un autre côté), certains d’entre nous ont vu leurs fruits mûrir (dans ce monde) et ils en profitent. »
حدثنا الحميدي، حدثنا سفيان، حدثنا الاعمش، قال سمعت ابا وايل، يقول عدنا خبابا فقال هاجرنا مع النبي صلى الله عليه وسلم نريد وجه الله، فوقع اجرنا على الله، فمنا من مضى، لم ياخذ من اجره شييا، منهم مصعب بن عمير قتل يوم احد، وترك نمرة، فكنا اذا غطينا بها راسه بدت رجلاه، واذا غطينا رجليه بدا راسه، فامرنا رسول الله صلى الله عليه وسلم ان نغطي راسه، ونجعل على رجليه شييا من اذخر. ومنا من اينعت له ثمرته فهو يهدبها
Rapporté par `Umar : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « La récompense des actes dépend des intentions. Celui qui a émigré pour des avantages matériels ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. Mais celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager. »
حدثنا مسدد، حدثنا حماد هو ابن زيد عن يحيى، عن محمد بن ابراهيم، عن علقمة بن وقاص، قال سمعت عمر رضى الله عنه قال سمعت النبي صلى الله عليه وسلم يقول " الاعمال بالنية، فمن كانت هجرته الى دنيا يصيبها او امراة يتزوجها، فهجرته الى ما هاجر اليه، ومن كانت هجرته الى الله ورسوله، فهجرته الى الله ورسوله صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Mujahid bin Jabir Al-Makki : `Abdullah bin `Umar disait : « Il n’y a plus de Hijra (c’est-à-dire de migration) après la conquête de La Mecque. »
حدثني اسحاق بن يزيد الدمشقي، حدثنا يحيى بن حمزة، قال حدثني ابو عمرو الاوزاعي، عن عبدة بن ابي لبابة، عن مجاهد بن جبر المكي، ان عبد الله بن عمر رضى الله عنهما كان يقول لا هجرة بعد الفتح
Rapporté par 'Ata bin Abi Rabah : `Ubaid bin `Umar Al-Laithi et moi avons rendu visite à Aisha et nous lui avons demandé au sujet de la Hijra (migration), et elle a dit : « Aujourd’hui, il n’y a plus de Hijra. Avant, un croyant fuyait avec sa religion vers Allah et Son Messager, de peur d’être persécuté à cause de sa foi. Aujourd’hui, Allah a donné la victoire à l’islam, et un croyant peut adorer son Seigneur où il veut. Mais les actes qui sont encore récompensés (à la place de la migration) sont le jihad et les bonnes intentions. »
وحدثني الاوزاعي، عن عطاء بن ابي رباح، قال زرت عايشة مع عبيد بن عمير الليثي فسالناها عن الهجرة، فقالت لا هجرة اليوم، كان المومنون يفر احدهم بدينه الى الله تعالى والى رسوله صلى الله عليه وسلم مخافة ان يفتن عليه، فاما اليوم فقد اظهر الله الاسلام، واليوم يعبد ربه حيث شاء، ولكن جهاد ونية
Rapporté par Aisha : Sa`d a dit : « Ô Allah ! Tu sais qu’il n’y a personne contre qui je désire plus combattre pour Ta cause que ceux qui ont rejeté Ton Messager et l’ont chassé (de sa ville). Ô Allah ! Je pense que Tu as mis fin au combat entre nous et eux. »
حدثني زكرياء بن يحيى، حدثنا ابن نمير، قال هشام فاخبرني ابي، عن عايشة رضى الله عنها ان سعدا، قال اللهم انك تعلم انه ليس احد احب الى ان اجاهدهم فيك من قوم كذبوا رسولك صلى الله عليه وسلم واخرجوه، اللهم فاني اظن انك قد وضعت الحرب بيننا وبينهم. وقال ابان بن يزيد حدثنا هشام عن ابيه اخبرتني عايشة من قوم كذبوا نبيك واخرجوه من قريش
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a commencé à recevoir la Révélation divine à l’âge de quarante ans. Ensuite, il est resté treize ans à La Mecque à recevoir la Révélation. Puis il a reçu l’ordre d’émigrer et il a vécu en tant qu’émigré pendant dix ans, puis il est décédé à l’âge de soixante-trois ans
حدثنا مطر بن الفضل، حدثنا روح، حدثنا هشام، حدثنا عكرمة، عن ابن عباس رضى الله عنهما قال بعث رسول الله صلى الله عليه وسلم لاربعين سنة، فمكث بمكة ثلاث عشرة سنة يوحى اليه، ثم امر بالهجرة فهاجر عشر سنين، ومات وهو ابن ثلاث وستين
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté treize ans à La Mecque (après avoir reçu la première Révélation) et il est décédé à l’âge de soixante-trois ans
حدثني مطر بن الفضل، حدثنا روح بن عبادة، حدثنا زكرياء بن اسحاق، حدثنا عمرو بن دينار، عن ابن عباس، قال مكث رسول الله صلى الله عليه وسلم بمكة ثلاث عشرة، وتوفي وهو ابن ثلاث وستين
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis sur la chaire et a dit : « Allah a donné à l’un de Ses serviteurs le choix entre recevoir la splendeur et le luxe de cette vie autant qu’il veut, ou accepter le bien de l’au-delà qui est auprès d’Allah. Il a choisi ce qui est auprès d’Allah. » À ce moment, Abu Bakr s’est mis à pleurer et a dit : « Que nos pères et nos mères soient sacrifiés pour toi. » Nous avons été étonnés par cela. Les gens ont dit : « Regardez ce vieil homme ! Le Messager d’Allah (ﷺ) parle d’un serviteur d’Allah à qui il a été donné le choix entre la splendeur de ce monde ou le bien auprès de Lui, et il dit : ‘que nos pères et mères soient sacrifiés pour toi.’ » Mais c’était bien du Messager d’Allah (ﷺ) qu’il s’agissait, et Abu Bakr l’avait compris mieux que nous. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « Il ne fait aucun doute que je dois plus à Abu Bakr qu’à quiconque, que ce soit pour sa compagnie ou sa richesse. Et si je devais choisir un ami proche parmi mes compagnons, j’aurais choisi Abu Bakr, mais la fraternité de l’islam suffit. Qu’aucune porte (c’est-à-dire khouka) de la mosquée ne reste ouverte, sauf celle d’Abu Bakr. »
حدثنا اسماعيل بن عبد الله، قال حدثني مالك، عن ابي النضر، مولى عمر بن عبيد الله عن عبيد يعني ابن حنين عن ابي سعيد الخدري، رضى الله عنه ان رسول الله صلى الله عليه وسلم جلس على المنبر فقال " ان عبدا خيره الله بين ان يوتيه من زهرة الدنيا ما شاء، وبين ما عنده، فاختار ما عنده ". فبكى ابو بكر وقال فديناك باباينا وامهاتنا. فعجبنا له، وقال الناس انظروا الى هذا الشيخ، يخبر رسول الله صلى الله عليه وسلم عن عبد خيره الله بين ان يوتيه من زهرة الدنيا وبين ما عنده وهو يقول فديناك باباينا وامهاتنا. فكان رسول الله صلى الله عليه وسلم هو المخير، وكان ابو بكر هو اعلمنا به. وقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " ان من امن الناس على في صحبته وماله ابا بكر، ولو كنت متخذا خليلا من امتي لاتخذت ابا بكر، الا خلة الاسلام، لا يبقين في المسجد خوخة الا خوخة ابي بكر
Rapporté par 'Aisha : (l’épouse du Prophète) Je n’ai jamais connu mes parents croire en une autre religion que la vraie (c’est-à-dire l’islam), et je ne me souviens pas d’un seul jour sans que le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous rende visite le matin et le soir. Quand les musulmans ont été mis à l’épreuve (c’est-à-dire persécutés par les polythéistes), Abu Bakr a voulu émigrer en Éthiopie, et lorsqu’il est arrivé à Bark-al-Ghimad, Ibn Ad-Daghina, le chef de la tribu de Qara, l’a rencontré et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Où vas-tu ? » Abu Bakr a répondu : « Mon peuple m’a chassé, alors je veux voyager sur la terre et adorer mon Seigneur. » Ibn Ad-Daghina a dit : « Un homme comme toi ne doit pas quitter sa patrie, ni en être chassé, car tu aides les pauvres à gagner leur vie, tu gardes de bonnes relations familiales, tu soutiens les faibles et les pauvres, tu accueilles généreusement les invités et tu aides ceux qui sont dans le besoin. Je suis donc ton protecteur. Retourne et adore ton Seigneur dans ta ville. » Abu Bakr est donc revenu, accompagné d’Ibn Ad-Daghina. Le soir, Ibn Ad-Daghina a rendu visite aux notables de Quraish et leur a dit : « Un homme comme Abu Bakr ne doit pas quitter sa patrie, ni en être chassé. Est-ce que vous chassez un homme qui aide les pauvres, gagne leur vie, garde de bonnes relations familiales, soutient les faibles et les pauvres, accueille généreusement les invités et aide ceux qui sont dans le besoin ? » Les gens de Quraish n’ont pas pu refuser la protection d’Ibn Ad-Daghina et ont dit : « Que Abu Bakr adore son Seigneur chez lui. Il peut prier et réciter ce qu’il veut, mais il ne doit pas nous déranger avec cela, ni le faire en public, car nous craignons qu’il n’influence nos femmes et nos enfants. » Ibn Ad-Daghina a rapporté tout cela à Abu Bakr. Abu Bakr a donc adoré son Seigneur chez lui. Il ne priait pas en public, ni ne récitait le Coran à l’extérieur. Puis, Abu Bakr a eu l’idée de construire une mosquée devant sa maison, et là il priait et récitait le Coran. Les femmes et les enfants des polythéistes venaient nombreux pour l’écouter et le regarder. Abu Bakr était un homme qui pleurait beaucoup et ne pouvait s’empêcher de pleurer en récitant le Coran. Cette situation a effrayé les notables polythéistes de Quraish, alors ils ont fait venir Ibn Ad-Daghina. Quand il est venu, ils ont dit : « Nous avons accepté ta protection pour Abu Bakr à condition qu’il adore son Seigneur chez lui, mais il a enfreint les conditions et a construit une mosquée devant sa maison où il prie et récite le Coran en public. Nous craignons maintenant qu’il n’influence négativement nos femmes et nos enfants. Empêche-le de faire cela. S’il veut limiter l’adoration de son Seigneur à sa maison, qu’il le fasse, mais s’il insiste pour le faire ouvertement, demande-lui de te libérer de ton engagement de le protéger, car nous ne voulons pas rompre notre pacte avec toi, mais nous refusons à Abu Bakr le droit de pratiquer publiquement. » Ibn Ad-Daghina est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Tu sais bien quel contrat j’ai passé pour toi ; maintenant, tu dois soit t’y tenir, soit me libérer de mon engagement, car je ne veux pas que les Arabes disent que mon peuple a manqué à un contrat que j’ai fait pour un autre homme. » Abu Bakr a répondu : « Je te libère de ton engagement, et je suis satisfait de la protection d’Allah. » À ce moment, le Prophète (ﷺ) était à La Mecque, et il a dit aux musulmans : « En rêve, on m’a montré votre lieu de migration, une terre de palmiers entre deux montagnes, deux terrains rocheux. » Alors certains ont émigré à Médine, et la plupart de ceux qui avaient émigré en Éthiopie sont revenus à Médine. Abu Bakr a aussi préparé son départ, mais le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Attends un peu, car j’espère que j’aurai aussi la permission de partir. » Abu Bakr a dit : « Tu penses vraiment cela ? Que mon père soit sacrifié pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui. » Abu Bakr n’a donc pas émigré pour accompagner le Messager d’Allah (ﷺ). Il a nourri deux chamelles avec les feuilles de l’arbre As-Samur pendant quatre mois. Un jour, alors que nous étions assis chez Abu Bakr à midi, quelqu’un a dit à Abu Bakr : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui vient, la tête couverte, à une heure où il ne vient jamais d’habitude. » Abu Bakr a dit : « Que mes parents soient sacrifiés pour lui. Par Allah, il n’est pas venu à cette heure sauf pour une affaire importante. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc arrivé et a demandé la permission d’entrer. Quand il est entré, il a dit à Abu Bakr : « Dis à tous ceux qui sont avec toi de sortir. » Abu Bakr a répondu : « Il n’y a que ta famille. Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu la permission d’émigrer. » Abu Bakr a dit : « Puis-je t’accompagner ? Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Oui. » Abu Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mon père soit sacrifié pour toi, prends l’une de mes deux chamelles. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « (Je l’accepte) mais en la payant. » Nous avons donc préparé rapidement les bagages et mis de la nourriture dans une sacoche en cuir. Asma, la fille d’Abu Bakr, a coupé une partie de sa ceinture pour attacher la sacoche, et c’est pour cela qu’on l’a appelée Dhat-un-Nitaqain (la femme aux deux ceintures). Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont alors arrivés à une grotte sur la montagne de Thaur et y sont restés trois nuits. ‘Abdullah bin Abi Bakr, un jeune homme intelligent, passait la nuit avec eux. Il les quittait avant l’aube pour être avec Quraish le matin, comme s’il avait passé la nuit à La Mecque. Il retenait tout ce qui se tramait contre eux et, la nuit tombée, il venait les en informer. ‘Amir bin Fuhaira, l’esclave affranchi d’Abu Bakr, amenait les brebis laitières d’Abu Bakr peu après la tombée de la nuit pour les faire reposer là. Ils avaient donc toujours du lait frais, et ils réchauffaient le lait en y jetant des pierres chauffées. ‘Amir bin Fuhaira repartait avec le troupeau avant l’aube. Il a fait cela pendant les trois nuits. Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr avaient engagé un guide de la tribu de Bani Ad-Dail, allié à la famille de Al-‘As bin Wail As-Sahmi, qui était encore sur la religion des polythéistes de Quraish. Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr lui ont confié leurs deux chamelles et il leur a promis de les amener à la grotte le matin après trois nuits. Quand ils sont partis, ‘Amir bin Fuhaira et le guide les ont accompagnés, et le guide les a menés par le bord de la mer
Rapporté par le neveu de Suraqa bin Ju'sham : Son père lui a raconté qu’il a entendu Suraqa bin Ju'sham dire : « Les messagers des polythéistes de Quraish sont venus nous annoncer qu’ils avaient promis une récompense équivalente à la valeur du sang de celui qui tuerait ou capturerait le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Alors que j’étais assis dans une réunion de ma tribu, Bani Mudlij, un homme est venu et a dit : “Ô Suraqa ! J’ai vu des gens au loin sur le bord de la mer, je pense que ce sont Muhammad et ses compagnons.” J’ai compris que c’était eux, mais j’ai dit : “Non, ce n’est pas eux, tu as vu untel et untel que nous avons vus partir.” Je suis resté un moment puis je suis rentré chez moi, j’ai ordonné à ma servante de préparer mon cheval qui était derrière une colline, et je l’ai préparé. J’ai pris ma lance et je suis sorti discrètement. J’ai rejoint mon cheval, je suis monté et je me suis lancé au galop. Quand je me suis approché d’eux (Muhammad et Abu Bakr), mon cheval a trébuché et je suis tombé. Je me suis relevé, j’ai tiré mes flèches divinatoires pour savoir si je devais leur faire du mal ou non, et le tirage que je n’aimais pas est sorti. Mais je suis remonté et j’ai continué sans tenir compte des flèches. Quand j’ai entendu la récitation du Coran par le Messager d’Allah (ﷺ), qui ne regardait pas autour de lui alors qu’Abu Bakr le faisait souvent, soudain les pattes avant de mon cheval se sont enfoncées dans le sol jusqu’aux genoux et je suis tombé. Je l’ai réprimandé, il s’est relevé mais avait du mal à sortir ses pattes, et quand il s’est redressé, la poussière est montée comme de la fumée. J’ai de nouveau tiré les flèches, et le tirage que je n’aimais pas est encore sorti. Alors je les ai appelés pour les rassurer. Ils se sont arrêtés, je suis remonté et je suis allé vers eux. Quand j’ai vu que je ne pouvais pas leur faire de mal, j’ai compris que la cause du Messager d’Allah (ﷺ) allait triompher. Je lui ai dit : « Ton peuple a mis une récompense pour ta tête. » Je leur ai raconté tous les plans des gens de La Mecque contre eux. Je leur ai proposé de la nourriture et des biens, mais ils ont refusé et n’ont rien demandé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne parle à personne de nous. » J’ai alors demandé qu’on m’écrive une garantie de sécurité. Il a demandé à ‘Amr bin Fuhaira de l’écrire sur un parchemin, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a continué sa route. Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rencontré Az-Zubair dans une caravane de marchands musulmans qui revenaient du Sham. Az-Zubair a donné au Messager d’Allah (ﷺ) et à Abu Bakr des vêtements blancs à porter. Quand les musulmans de Médine ont appris le départ du Messager d’Allah (ﷺ) de La Mecque vers Médine, ils allaient chaque matin à Harra pour l’attendre jusqu’à ce que la chaleur les oblige à rentrer. Un jour, après avoir attendu longtemps, ils sont rentrés chez eux, et un juif est monté sur le toit d’un de ses forts pour chercher quelque chose, et il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons vêtus de blanc, sortant du désert. Le juif s’est mis à crier : « Ô Arabes ! Voici votre grand homme que vous attendiez ! » Tous les musulmans ont alors pris leurs armes et ont accueilli le Messager d’Allah (ﷺ) au sommet de Harra. Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers eux et s’est arrêté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf, c’était un lundi du mois de Rabi-ul-Awal. Abu Bakr s’est levé pour accueillir les gens tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis en silence. Certains Ansar qui ne l’avaient jamais vu ont commencé à saluer Abu Bakr, mais quand le soleil a brillé sur le Messager d’Allah (ﷺ) et qu’Abu Bakr l’a ombragé avec son manteau, les gens ont alors reconnu le Messager d’Allah (ﷺ). Il est resté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf dix nuits et a fondé la mosquée de Quba, basée sur la piété. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié, puis il est monté sur sa chamelle et a continué, accompagné des gens, jusqu’à ce que sa chamelle s’agenouille à l’emplacement de la mosquée du Prophète (ﷺ) à Médine. Certains musulmans priaient déjà là, et cet endroit était une cour pour sécher les dattes appartenant à Suhail et Sahl, deux orphelins sous la tutelle d’Asad bin Zurara. Quand la chamelle s’est agenouillée, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet endroit, si Allah le veut, sera notre demeure. » Il a alors appelé les deux garçons et leur a demandé de fixer un prix pour cette cour afin d’en faire une mosquée. Les deux garçons ont dit : « Non, mais nous te l’offrons en cadeau, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors construit une mosquée à cet endroit. Le Prophète (ﷺ) a lui-même commencé à porter des briques non cuites pour la construction en disant : « Cette charge est meilleure que celle de Khaybar, car elle est plus pieuse aux yeux d’Allah, plus pure et plus récompensée. » Il disait aussi : « Ô Allah ! La vraie récompense est celle de l’au-delà, accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux Émigrants. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a récité (comme proverbe) le poème d’un musulman dont je ne connais pas le nom. (Ibn Shihab a dit : « Dans les hadiths, il n’est pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) ait récité un vers poétique complet, sauf celui-ci. »
Rapporté par Asma : J’ai préparé la nourriture de voyage pour le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr quand ils voulaient partir à Médine. J’ai dit à mon père (Abu Bakr) : « Je n’ai rien pour attacher le récipient de nourriture sauf ma ceinture. » Il a dit : « Coupe-la en deux dans la longueur. » Je l’ai fait, et c’est pour cela qu’on m’a appelée ‘Dhat-un-Nitaqain’ (la femme aux deux ceintures). (Ibn `Abbas a dit : « Asma, Dhat-un-Nitaq. »)
حدثنا عبد الله بن ابي شيبة، حدثنا ابو اسامة، حدثنا هشام، عن ابيه، وفاطمة، عن اسماء، رضى الله عنها صنعت سفرة للنبي صلى الله عليه وسلم وابي بكر حين ارادا المدينة، فقلت لابي ما اجد شييا اربطه الا نطاقي. قال فشقيه. ففعلت، فسميت ذات النطاقين
Rapporté par Al-Bara : Quand le Prophète (ﷺ) a émigré à Médine, Suraqa bin Malik bin Ju'sham l’a poursuivi. Le Prophète (ﷺ) a invoqué contre lui, alors les pattes avant de son cheval se sont enfoncées dans le sol. Suraqa a dit au Prophète : « Invoque Allah pour me sauver, et je ne te ferai aucun mal. » Le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour lui. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a eu soif et il est passé près d’un berger. Abu Bakr a dit : « J’ai pris un bol, j’ai trait un peu de lait et je l’ai apporté au Prophète (ﷺ), et il a bu jusqu’à ce que je sois satisfait. »
حدثنا محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن ابي اسحاق، قال سمعت البراء رضى الله عنه قال لما اقبل النبي صلى الله عليه وسلم الى المدينة تبعه سراقة بن مالك بن جعشم، فدعا عليه النبي صلى الله عليه وسلم فساخت به فرسه. قال ادع الله لي ولا اضرك. فدعا له. قال فعطش رسول الله صلى الله عليه وسلم فمر براع، قال ابو بكر فاخذت قدحا فحلبت فيه كثبة من لبن، فاتيته فشرب حتى رضيت
Rapporté par Asma : Elle tomba enceinte de `Abdullah bin Az-Zubair. Elle ajouta : « J’ai émigré à Médine alors que j’étais sur le point d’accoucher et je me suis arrêtée à Quba où j’ai donné naissance à mon fils. Ensuite, je l’ai amené auprès du Prophète (ﷺ) et je l’ai posé sur ses genoux. Le Prophète (ﷺ) demanda une datte, la mâcha, puis mit un peu de son jus dans la bouche de l’enfant. Ainsi, la première chose qui entra dans l’estomac de l’enfant fut la salive du Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, le Prophète frotta le palais de l’enfant avec la datte et invoqua la bénédiction d’Allah sur lui. Il fut le premier enfant né parmi les Émigrants sur la terre islamique (c’est-à-dire à Médine). »
حدثني زكرياء بن يحيى، عن ابي اسامة، عن هشام بن عروة، عن ابيه، عن اسماء رضى الله عنها انها حملت بعبد الله بن الزبير، قالت فخرجت وانا متم، فاتيت المدينة، فنزلت بقباء، فولدته بقباء، ثم اتيت به النبي صلى الله عليه وسلم فوضعته في حجره، ثم دعا بتمرة، فمضغها، ثم تفل في فيه، فكان اول شىء دخل جوفه ريق رسول الله صلى الله عليه وسلم، ثم حنكه بتمرة ثم دعا له وبرك عليه، وكان اول مولود ولد في الاسلام. تابعه خالد بن مخلد عن علي بن مسهر عن هشام عن ابيه عن اسماء رضى الله عنها انها هاجرت الى النبي صلى الله عليه وسلم وهى حبلى
Rapporté par Aisha : Le premier enfant né sur la terre islamique (c’est-à-dire à Médine) parmi les Émigrants fut `Abdullah bin Az-Zubair. Ils l’amenèrent au Prophète. Le Prophète (ﷺ) prit une datte, la mâcha, puis mit son jus dans la bouche de l’enfant. Ainsi, la première chose qui entra dans l’estomac de l’enfant fut la salive du Prophète
حدثنا قتيبة، عن ابي اسامة، عن هشام بن عروة، عن ابيه، عن عايشة رضى الله عنها قالت اول مولود ولد في الاسلام عبد الله بن الزبير، اتوا به النبي صلى الله عليه وسلم فاخذ النبي صلى الله عليه وسلم تمرة فلاكها ثم ادخلها في فيه، فاول ما دخل بطنه ريق النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine avec Abu Bakr, qui était assis derrière lui sur le même chameau. Abu Bakr était un homme âgé que les gens connaissaient, tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) était jeune et inconnu. Ainsi, si quelqu’un rencontrait Abu Bakr, il lui disait : « Ô Abu Bakr ! Qui est cet homme devant toi ? » Abu Bakr répondait : « Cet homme me montre le chemin. » On pensait qu’Abu Bakr parlait de la route, alors qu’en réalité il parlait du chemin de la vertu et du bien. Ensuite, Abu Bakr regarda derrière lui et vit un cavalier les poursuivre. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un cavalier nous poursuit. » Le Prophète (ﷺ) se retourna et dit : « Ô Allah ! Fais-le tomber. » Alors le cheval le fit tomber et se releva en hennissant. Après cela, le cavalier, Suraqa, dit : « Ô Prophète d’Allah ! Ordonne-moi ce que tu veux. » Le Prophète dit : « Reste là où tu es et ne laisse personne nous atteindre. » Ainsi, au début de la journée, Suraqa était un ennemi du Prophète d’Allah et à la fin, il était un protecteur. Ensuite, le Messager d’Allah s’arrêta près de Al-Harra et envoya un message aux Ansar, qui vinrent à lui et à Abu Bakr. Après les avoir salués, ils dirent : « Montez (vos chamelles) en sécurité, nous vous obéirons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr montèrent, et les Ansar, armés, les entourèrent. La nouvelle de l’arrivée du Prophète d’Allah se répandit à Médine. Les gens sortirent, impatients, en disant : « Le Prophète d’Allah est arrivé ! Le Prophète d’Allah est arrivé ! » Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à ce qu’il s’arrête près de la maison d’Abu Ayub. Pendant que le Prophète (ﷺ) parlait avec la famille d’Abu Ayub, `Abdullah bin Salam entendit la nouvelle de son arrivée alors qu’il cueillait des dattes pour sa famille dans son jardin. Il se précipita vers le Prophète (ﷺ) en portant les dattes qu’il avait récoltées. Il écouta le Prophète d’Allah puis rentra chez lui. Ensuite, le Prophète d’Allah dit : « Quelle est la maison la plus proche de nos proches ? » Abu Ayub répondit : « La mienne, ô Prophète d’Allah ! Voici ma maison et voici ma porte. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Va préparer un endroit pour notre repos de midi. » Abu Ayub dit : « Entrez tous les deux avec la bénédiction d’Allah. » Quand le Prophète entra dans la maison, `Abdullah bin Salam vint et dit : « J’atteste que tu (c’est-à-dire Muhammad) es le Messager d’Allah et que tu es venu avec la Vérité. Les Juifs savent bien que je suis leur chef et le fils de leur chef, le plus savant parmi eux et le fils du plus savant. Fais-les venir (c’est-à-dire les Juifs) et demande-leur à mon sujet avant qu’ils ne sachent que j’ai embrassé l’islam, car s’ils le savent, ils diront des choses fausses sur moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les fit donc venir, ils entrèrent. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Malheur à vous : craignez Allah. Par Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré, vous savez avec certitude que je suis le Messager d’Allah et que je suis venu à vous avec la Vérité, alors acceptez l’islam. » Les Juifs répondirent : « Nous ne savons pas cela. » Ils dirent cela au Prophète et il le répéta trois fois. Puis il demanda : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils dirent : « C’est notre chef, le fils de notre chef, l’homme le plus savant, le fils du plus savant. » Il demanda : « Que diriez-vous s’il acceptait l’islam ? » Ils dirent : « Qu’Allah nous en préserve ! Il ne peut pas accepter l’islam. » Il répéta la question deux autres fois, et ils répondirent de la même manière. Il dit : « Ô Ibn Salam ! Sors vers eux. » Il sortit et dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Craignez Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré. Vous savez avec certitude qu’il est le Messager d’Allah et qu’il a apporté la vraie religion ! » Ils dirent : « Tu mens. » Sur ce, le Messager d’Allah (ﷺ) les fit sortir
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar bin Al-Khattab fixa une allocation de 4000 dirhams pour chaque Premier Émigrant (Muhajir) et fixa une allocation de seulement 3500 dirhams pour Ibn `Umar. Quelqu’un dit à `Umar : « Ibn `Umar est aussi l’un des premiers Émigrants ; pourquoi lui donnes-tu moins que quatre mille ? » `Umar répondit : « Ses parents l’ont emmené avec eux lors de l’émigration, donc il n’est pas comme celui qui a émigré par lui-même. »
حدثنا ابراهيم بن موسى، اخبرنا هشام، عن ابن جريج، قال اخبرني عبيد الله بن عمر، عن نافع يعني، عن ابن عمر، عن عمر بن الخطاب، رضى الله عنه قال كان فرض للمهاجرين الاولين اربعة الاف في اربعة، وفرض لابن عمر ثلاثة الاف وخمسماية فقيل له هو من المهاجرين، فلم نقصته من اربعة الاف فقال انما هاجر به ابواه. يقول ليس هو كمن هاجر بنفسه
Rapporté par Khabbab : Nous avons émigré avec le Messager d’Allah (ﷺ). (Voir le hadith n°253 ci-dessous)
حدثنا محمد بن كثير، اخبرنا سفيان، عن الاعمش، عن ابي وايل، عن خباب، قال هاجرنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Khabbab : Nous avons émigré avec le Messager d’Allah (ﷺ) en cherchant la Face d’Allah, alors nos récompenses sont dues et assurées auprès d’Allah. Certains d’entre nous sont décédés sans avoir profité de leurs récompenses dans ce monde. L’un d’eux était Mus`ab bin `Umar, qui fut martyrisé le jour de la bataille d’Uhud. Nous n’avons rien trouvé pour l’envelopper sauf un manteau rayé. Quand nous couvrions sa tête, ses pieds restaient découverts, et quand nous couvrions ses pieds, sa tête restait découverte. Alors le Messager d’Allah nous a ordonné de couvrir sa tête avec le manteau et de mettre de l’idhkhir (une sorte d’herbe) sur ses pieds. Et il y en a parmi nous dont les fruits ont mûri et qui les récoltent (c’est-à-dire qu’ils ont reçu leurs récompenses dans ce monde)
وحدثنا مسدد، حدثنا يحيى، عن الاعمش، قال سمعت شقيق بن سلمة، قال حدثنا خباب، قال هاجرنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم نبتغي وجه الله، ووجب اجرنا على الله، فمنا من مضى لم ياكل من اجره شييا، منهم مصعب بن عمير، قتل يوم احد فلم نجد شييا نكفنه فيه، الا نمرة كنا اذا غطينا بها راسه خرجت رجلاه، فاذا غطينا رجليه خرج راسه، فامرنا رسول الله صلى الله عليه وسلم ان نغطي راسه بها، ونجعل على رجليه من اذخر، ومنا من اينعت له ثمرته فهو يهدبها
Rapporté par Abu Burda Bin Abi Musa Al-Ash`ari : `Abdullah bin `Umar m’a dit : « Sais-tu ce que mon père a dit un jour à ton père ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Mon père a dit à ton père : ‘Ô Abu Musa, cela te plairait-il que nous soyons récompensés pour notre conversion à l’islam avec le Messager d’Allah (ﷺ), notre émigration avec lui, notre jihad avec lui et toutes les bonnes actions que nous avons faites avec lui, et que toutes les actions faites après sa mort soient ignorées, qu’elles soient bonnes ou mauvaises ?’ Ton père (Abu Musa) a répondu : ‘Non, par Allah, nous avons participé au jihad après le Messager d’Allah (ﷺ), prié et fait beaucoup de bonnes actions, et beaucoup de gens ont embrassé l’islam grâce à nous, et sans doute, nous espérons des récompenses d’Allah pour ces bonnes actions.’ À cela, mon père (`Umar) a dit : ‘Quant à moi, par Celui qui détient l’âme de `Umar dans Sa main, je souhaite que les actions faites à l’époque du Prophète (ﷺ) restent récompensées, tandis que tout ce que nous avons fait après sa mort suffise à nous sauver du châtiment, que les bonnes actions compensent les mauvaises.’ » J’ai alors dit (à Ibn `Umar) : « Par Allah, ton père était meilleur que le mien. »
حدثنا يحيى بن بشر، حدثنا روح، حدثنا عوف، عن معاوية بن قرة، قال حدثني ابو بردة بن ابي موسى الاشعري، قال قال لي عبد الله بن عمر هل تدري ما قال ابي لابيك قال قلت لا. قال فان ابي قال لابيك يا ابا موسى، هل يسرك اسلامنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم وهجرتنا معه، وجهادنا معه، وعملنا كله معه، برد لنا، وان كل عمل عملناه بعده نجونا منه كفافا راسا براس فقال ابي لا والله، قد جاهدنا بعد رسول الله صلى الله عليه وسلم وصلينا، وصمنا، وعملنا خيرا كثيرا، واسلم على ايدينا بشر كثير، وانا لنرجو ذلك. فقال ابي لكني انا والذي نفس عمر بيده لوددت ان ذلك برد لنا، وان كل شىء عملناه بعد نجونا منه كفافا راسا براس. فقلت ان اباك والله خير من ابي
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، قال ابن شهاب فاخبرني عروة بن الزبير، ان عايشة رضى الله عنها زوج النبي صلى الله عليه وسلم قالت لم اعقل ابوى قط الا وهما يدينان الدين، ولم يمر علينا يوم الا ياتينا فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم طرفى النهار بكرة وعشية، فلما ابتلي المسلمون خرج ابو بكر مهاجرا نحو ارض الحبشة، حتى بلغ برك الغماد لقيه ابن الدغنة وهو سيد القارة. فقال اين تريد يا ابا بكر فقال ابو بكر اخرجني قومي، فاريد ان اسيح في الارض واعبد ربي. قال ابن الدغنة فان مثلك يا ابا بكر لا يخرج ولا يخرج، انك تكسب المعدوم، وتصل الرحم وتحمل الكل، وتقري الضيف، وتعين على نوايب الحق، فانا لك جار، ارجع واعبد ربك ببلدك. فرجع وارتحل معه ابن الدغنة، فطاف ابن الدغنة عشية في اشراف قريش، فقال لهم ان ابا بكر لا يخرج مثله ولا يخرج، اتخرجون رجلا يكسب المعدوم، ويصل الرحم، ويحمل الكل، ويقري الضيف، ويعين على نوايب الحق فلم تكذب قريش بجوار ابن الدغنة، وقالوا لابن الدغنة مر ابا بكر فليعبد ربه في داره، فليصل فيها وليقرا ما شاء، ولا يوذينا بذلك، ولا يستعلن به، فانا نخشى ان يفتن نساءنا وابناءنا. فقال ذلك ابن الدغنة لابي بكر، فلبث ابو بكر بذلك يعبد ربه في داره، ولا يستعلن بصلاته، ولا يقرا في غير داره، ثم بدا لابي بكر فابتنى مسجدا بفناء داره وكان يصلي فيه ويقرا القران، فينقذف عليه نساء المشركين وابناوهم، وهم يعجبون منه، وينظرون اليه، وكان ابو بكر رجلا بكاء، لا يملك عينيه اذا قرا القران، وافزع ذلك اشراف قريش من المشركين، فارسلوا الى ابن الدغنة، فقدم عليهم. فقالوا انا كنا اجرنا ابا بكر بجوارك، على ان يعبد ربه في داره، فقد جاوز ذلك، فابتنى مسجدا بفناء داره، فاعلن بالصلاة والقراءة فيه، وانا قد خشينا ان يفتن نساءنا وابناءنا فانهه، فان احب ان يقتصر على ان يعبد ربه في داره فعل، وان ابى الا ان يعلن بذلك فسله ان يرد اليك ذمتك، فانا قد كرهنا ان نخفرك، ولسنا مقرين لابي بكر الاستعلان. قالت عايشة فاتى ابن الدغنة الى ابي بكر فقال قد علمت الذي عاقدت لك عليه، فاما ان تقتصر على ذلك، واما ان ترجع الى ذمتي، فاني لا احب ان تسمع العرب اني اخفرت في رجل عقدت له. فقال ابو بكر فاني ارد اليك جوارك وارضى بجوار الله عز وجل. والنبي صلى الله عليه وسلم يوميذ بمكة، فقال النبي صلى الله عليه وسلم للمسلمين " اني اريت دار هجرتكم ذات نخل بين لابتين ". وهما الحرتان، فهاجر من هاجر قبل المدينة، ورجع عامة من كان هاجر بارض الحبشة الى المدينة، وتجهز ابو بكر قبل المدينة، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم " على رسلك، فاني ارجو ان يوذن لي ". فقال ابو بكر وهل ترجو ذلك بابي انت قال " نعم ". فحبس ابو بكر نفسه على رسول الله صلى الله عليه وسلم ليصحبه، وعلف راحلتين كانتا عنده ورق السمر وهو الخبط اربعة اشهر. قال ابن شهاب قال عروة قالت عايشة فبينما نحن يوما جلوس في بيت ابي بكر في نحر الظهيرة قال قايل لابي بكر هذا رسول الله صلى الله عليه وسلم متقنعا في ساعة لم يكن ياتينا فيها فقال ابو بكر فداء له ابي وامي، والله ما جاء به في هذه الساعة الا امر. قالت فجاء رسول الله صلى الله عليه وسلم فاستاذن، فاذن له فدخل، فقال النبي صلى الله عليه وسلم لابي بكر " اخرج من عندك ". فقال ابو بكر انما هم اهلك بابي انت يا رسول الله. قال " فاني قد اذن لي في الخروج ". فقال ابو بكر الصحابة بابي انت يا رسول الله. قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " نعم ". قال ابو بكر فخذ بابي انت يا رسول الله احدى راحلتى هاتين. قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " بالثمن ". قالت عايشة فجهزناهما احث الجهاز، وصنعنا لهما سفرة في جراب، فقطعت اسماء بنت ابي بكر قطعة من نطاقها فربطت به على فم الجراب، فبذلك سميت ذات النطاق قالت ثم لحق رسول الله صلى الله عليه وسلم وابو بكر بغار في جبل ثور فكمنا فيه ثلاث ليال، يبيت عندهما عبد الله بن ابي بكر وهو غلام شاب ثقف لقن، فيدلج من عندهما بسحر، فيصبح مع قريش بمكة كبايت، فلا يسمع امرا يكتادان به الا وعاه، حتى ياتيهما بخبر ذلك حين يختلط الظلام، ويرعى عليهما عامر بن فهيرة مولى ابي بكر منحة من غنم، فيريحها عليهما حين يذهب ساعة من العشاء، فيبيتان في رسل وهو لبن منحتهما ورضيفهما، حتى ينعق بها عامر بن فهيرة بغلس، يفعل ذلك في كل ليلة من تلك الليالي الثلاث، واستاجر رسول الله صلى الله عليه وسلم وابو بكر رجلا من بني الديل، وهو من بني عبد بن عدي هاديا خريتا والخريت الماهر بالهداية قد غمس حلفا في ال العاص بن وايل السهمي، وهو على دين كفار قريش فامناه، فدفعا اليه راحلتيهما، وواعداه غار ثور بعد ثلاث ليال براحلتيهما صبح ثلاث، وانطلق معهما عامر بن فهيرة والدليل فاخذ بهم طريق السواحل
قال ابن شهاب واخبرني عبد الرحمن بن مالك المدلجي وهو ابن اخي سراقة بن مالك بن جعشم ان اباه، اخبره انه، سمع سراقة بن جعشم، يقول جاءنا رسل كفار قريش يجعلون في رسول الله صلى الله عليه وسلم وابي بكر دية كل واحد منهما، من قتله او اسره، فبينما انا جالس في مجلس من مجالس قومي بني مدلج اقبل رجل منهم حتى قام علينا ونحن جلوس، فقال يا سراقة، اني قد رايت انفا اسودة بالساحل اراها محمدا واصحابه. قال سراقة فعرفت انهم هم، فقلت له انهم ليسوا بهم، ولكنك رايت فلانا وفلانا انطلقوا باعيننا. ثم لبثت في المجلس ساعة، ثم قمت فدخلت فامرت جاريتي ان تخرج بفرسي وهى من وراء اكمة فتحبسها على، واخذت رمحي، فخرجت به من ظهر البيت، فحططت بزجه الارض، وخفضت عاليه حتى اتيت فرسي فركبتها، فرفعتها تقرب بي حتى دنوت منهم، فعثرت بي فرسي، فخررت عنها فقمت، فاهويت يدي الى كنانتي فاستخرجت منها الازلام، فاستقسمت بها اضرهم ام لا فخرج الذي اكره، فركبت فرسي، وعصيت الازلام، تقرب بي حتى اذا سمعت قراءة رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو لا يلتفت، وابو بكر يكثر الالتفات ساخت يدا فرسي في الارض حتى بلغتا الركبتين، فخررت عنها ثم زجرتها فنهضت، فلم تكد تخرج يديها، فلما استوت قايمة، اذا لاثر يديها عثان ساطع في السماء مثل الدخان، فاستقسمت بالازلام، فخرج الذي اكره، فناديتهم بالامان فوقفوا، فركبت فرسي حتى جيتهم، ووقع في نفسي حين لقيت ما لقيت من الحبس عنهم ان سيظهر امر رسول الله صلى الله عليه وسلم فقلت له ان قومك قد جعلوا فيك الدية. واخبرتهم اخبار ما يريد الناس بهم، وعرضت عليهم الزاد والمتاع، فلم يرزاني ولم يسالاني الا ان قال اخف عنا. فسالته ان يكتب لي كتاب امن، فامر عامر بن فهيرة، فكتب في رقعة من اديم، ثم مضى رسول الله صلى الله عليه وسلم. قال ابن شهاب فاخبرني عروة بن الزبير ان رسول الله صلى الله عليه وسلم لقي الزبير في ركب من المسلمين كانوا تجارا قافلين من الشام، فكسا الزبير رسول الله صلى الله عليه وسلم وابا بكر ثياب بياض، وسمع المسلمون بالمدينة مخرج رسول الله صلى الله عليه وسلم من مكة، فكانوا يغدون كل غداة الى الحرة فينتظرونه، حتى يردهم حر الظهيرة، فانقلبوا يوما بعد ما اطالوا انتظارهم، فلما اووا الى بيوتهم، اوفى رجل من يهود على اطم من اطامهم لامر ينظر اليه، فبصر برسول الله صلى الله عليه وسلم واصحابه مبيضين يزول بهم السراب، فلم يملك اليهودي ان قال باعلى صوته يا معاشر العرب هذا جدكم الذي تنتظرون. فثار المسلمون الى السلاح، فتلقوا رسول الله صلى الله عليه وسلم بظهر الحرة، فعدل بهم ذات اليمين حتى نزل بهم في بني عمرو بن عوف، وذلك يوم الاثنين من شهر ربيع الاول، فقام ابو بكر للناس، وجلس رسول الله صلى الله عليه وسلم صامتا، فطفق من جاء من الانصار ممن لم ير رسول الله صلى الله عليه وسلم يحيي ابا بكر، حتى اصابت الشمس رسول الله صلى الله عليه وسلم فاقبل ابو بكر حتى ظلل عليه بردايه، فعرف الناس رسول الله صلى الله عليه وسلم عند ذلك، فلبث رسول الله صلى الله عليه وسلم في بني عمرو بن عوف بضع عشرة ليلة واسس المسجد الذي اسس على التقوى، وصلى فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم، ثم ركب راحلته فسار يمشي معه الناس حتى بركت عند مسجد الرسول صلى الله عليه وسلم بالمدينة، وهو يصلي فيه يوميذ رجال من المسلمين، وكان مربدا للتمر لسهيل وسهل غلامين يتيمين في حجر اسعد بن زرارة، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم حين بركت به راحلته " هذا ان شاء الله المنزل ". ثم دعا رسول الله صلى الله عليه وسلم الغلامين، فساومهما بالمربد ليتخذه مسجدا، فقالا لا بل نهبه لك يا رسول الله، ثم بناه مسجدا، وطفق رسول الله صلى الله عليه وسلم ينقل معهم اللبن في بنيانه، ويقول وهو ينقل اللبن " هذا الحمال لا حمال خيبر هذا ابر ربنا واطهر ". ويقول " اللهم ان الاجر اجر الاخره فارحم الانصار والمهاجره ". فتمثل بشعر رجل من المسلمين لم يسم لي. قال ابن شهاب ولم يبلغنا في الاحاديث ان رسول الله صلى الله عليه وسلم تمثل ببيت شعر تام غير هذه الايات
حدثني محمد، حدثنا عبد الصمد، حدثنا ابي، حدثنا عبد العزيز بن صهيب، حدثنا انس بن مالك رضى الله عنه قال اقبل نبي الله صلى الله عليه وسلم الى المدينة وهو مردف ابا بكر، وابو بكر شيخ يعرف، ونبي الله صلى الله عليه وسلم شاب لا يعرف، قال فيلقى الرجل ابا بكر فيقول يا ابا بكر، من هذا الرجل الذي بين يديك فيقول هذا الرجل يهديني السبيل. قال فيحسب الحاسب انه انما يعني الطريق، وانما يعني سبيل الخير، فالتفت ابو بكر، فاذا هو بفارس قد لحقهم، فقال يا رسول الله، هذا فارس قد لحق بنا. فالتفت نبي الله صلى الله عليه وسلم فقال " اللهم اصرعه ". فصرعه الفرس، ثم قامت تحمحم فقال يا نبي الله مرني بما شيت. قال " فقف مكانك، لا تتركن احدا يلحق بنا ". قال فكان اول النهار جاهدا على نبي الله صلى الله عليه وسلم، وكان اخر النهار مسلحة له، فنزل رسول الله صلى الله عليه وسلم جانب الحرة، ثم بعث الى الانصار، فجاءوا الى نبي الله صلى الله عليه وسلم فسلموا عليهما، وقالوا اركبا امنين مطاعين. فركب نبي الله صلى الله عليه وسلم وابو بكر، وحفوا دونهما بالسلاح، فقيل في المدينة جاء نبي الله، جاء نبي الله صلى الله عليه وسلم. فاشرفوا ينظرون ويقولون جاء نبي الله، جاء نبي الله. فاقبل يسير حتى نزل جانب دار ابي ايوب، فانه ليحدث اهله، اذ سمع به عبد الله بن سلام وهو في نخل لاهله يخترف لهم، فعجل ان يضع الذي يخترف لهم فيها، فجاء وهى معه، فسمع من نبي الله صلى الله عليه وسلم ثم رجع الى اهله، فقال نبي الله صلى الله عليه وسلم " اى بيوت اهلنا اقرب ". فقال ابو ايوب انا يا نبي الله، هذه داري، وهذا بابي. قال " فانطلق فهيي لنا مقيلا ". قال قوما على بركة الله. فلما جاء نبي الله صلى الله عليه وسلم جاء عبد الله بن سلام فقال اشهد انك رسول الله، وانك جيت بحق، وقد علمت يهود اني سيدهم وابن سيدهم، واعلمهم وابن اعلمهم، فادعهم فاسالهم عني قبل ان يعلموا اني قد اسلمت، فانهم ان يعلموا اني قد اسلمت قالوا في ما ليس في. فارسل نبي الله صلى الله عليه وسلم فاقبلوا فدخلوا عليه. فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " يا معشر اليهود، ويلكم اتقوا الله، فوالله الذي لا اله الا هو انكم لتعلمون اني رسول الله حقا، واني جيتكم بحق فاسلموا ". قالوا ما نعلمه. قالوا للنبي صلى الله عليه وسلم قالها ثلاث مرار. قال " فاى رجل فيكم عبد الله بن سلام ". قالوا ذاك سيدنا وابن سيدنا، واعلمنا وابن اعلمنا. قال " افرايتم ان اسلم ". قالوا حاشا لله، ما كان ليسلم. قال " افرايتم ان اسلم ". قالوا حاشا لله، ما كان ليسلم. قال " يا ابن سلام، اخرج عليهم ". فخرج فقال يا معشر اليهود، اتقوا الله، فوالله الذي لا اله الا هو انكم لتعلمون انه رسول الله، وانه جاء بحق. فقالوا كذبت. فاخرجهم رسول الله صلى الله عليه وسلم