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525 Hadiths
Rapporté par Mujashi bin Masud : J’ai amené Abu Mabad au Prophète (ﷺ) pour qu’il lui fasse prêter serment d’allégeance pour l’émigration. Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’émigration est terminée pour ses gens, mais je prends de lui (c’est-à-dire Abu Mabad) l’engagement pour l’Islam et le Jihad. »
حدثنا محمد بن ابي بكر، حدثنا الفضيل بن سليمان، حدثنا عاصم، عن ابي عثمان النهدي، عن مجاشع بن مسعود، انطلقت بابي معبد الى النبي صلى الله عليه وسلم ليبايعه على الهجرة، قال " مضت الهجرة لاهلها، ابايعه على الاسلام والجهاد." فلقيت ابا معبد فسالته فقال صدق مجاشع. وقال خالد عن ابي عثمان عن مجاشع انه جاء باخيه مجالد
Rapporté par Mujahid : J’ai dit à Ibn ‘Umar : « Je veux émigrer au Sham. » Il a répondu : « Il n’y a plus d’émigration, mais il y a le Jihad (pour la cause d’Allah). Va et propose-toi pour le Jihad, et si tu trouves une opportunité de combattre, reste là-bas, sinon reviens. »
حدثني محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن ابي بشر، عن مجاهد، قلت لابن عمر رضى الله عنهما اني اريد ان اهاجر الى الشام. قال لا هجرة ولكن جهاد، فانطلق فاعرض نفسك، فان وجدت شييا والا رجعت
Rapporté par Ibn ‘Umar (dans une autre version) : « Il n’y a plus d’émigration aujourd’hui ni après le Messager d’Allah (ﷺ). » (et il a complété sa déclaration comme ci-dessus)
وقال النضر اخبرنا شعبة، اخبرنا ابو بشر، سمعت مجاهدا، قلت لابن عمر فقال لا هجرة اليوم، او بعد رسول الله صلى الله عليه وسلم مثله
Rapporté par Mujahid bin Jabr : ‘Abdullah bin ‘Umar disait : « Il n’y a plus d’émigration après la Conquête (de La Mecque). »
حدثني اسحاق بن يزيد، حدثنا يحيى بن حمزة، قال حدثني ابو عمرو الاوزاعي، عن عبدة بن ابي لبابة، عن مجاهد بن جبر المكي، ان عبد الله بن عمر رضى الله عنهما كان يقول لا هجرة بعد الفتح
Rapporté par ‘Ata’ bin Abi Rabah : ‘Ubaid bin ‘Umar et moi avons rendu visite à ‘Aïsha, et il lui a posé une question sur l’émigration. Elle a dit : « Il n’y a plus d’émigration aujourd’hui. Avant, un croyant fuyait avec sa religion vers Allah et Son Prophète, de peur d’être éprouvé dans sa foi. Aujourd’hui, Allah a donné la victoire à l’Islam ; donc un croyant peut adorer son Seigneur où il veut. Mais il reste le Jihad (pour la cause d’Allah) et les intentions. »
حدثنا اسحاق بن يزيد، حدثنا يحيى بن حمزة، قال حدثني الاوزاعي، عن عطاء بن ابي رباح، قال زرت عايشة مع عبيد بن عمير فسالها عن الهجرة، فقالت لا هجرة اليوم، كان المومن يفر احدهم بدينه الى الله والى رسوله صلى الله عليه وسلم مخافة ان يفتن عليه، فاما اليوم فقد اظهر الله الاسلام، فالمومن يعبد ربه حيث شاء، ولكن جهاد ونية
Rapporté par Mujahid : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé le jour de la Conquête de La Mecque et a dit : « Allah a fait de La Mecque un sanctuaire depuis le jour où Il a créé les cieux et la terre, et elle restera un sanctuaire par la sainteté qu’Allah lui a donnée jusqu’au Jour de la Résurrection. Il (c’est-à-dire le combat en son sein) n’a jamais été permis à personne avant moi, ni ne le sera après moi, et pour moi, ce ne fut permis que pour un court moment. On ne doit pas y chasser le gibier, ni y couper les arbres, ni arracher sa végétation ou son herbe, ni ramasser ce qui y est perdu sauf pour l’annoncer publiquement. » Al-Abbas bin ‘Abdul Muttalib a dit : « Sauf l’Idhkhir, ô Messager d’Allah (ﷺ), car il est indispensable aux forgerons et aux maisons. » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux, puis a dit : « Sauf l’Idhkhir, il est permis de le couper. »
حدثنا اسحاق، حدثنا ابو عاصم، عن ابن جريج، قال اخبرني حسن بن مسلم، عن مجاهد، ان رسول الله قام يوم الفتح فقال " ان الله حرم مكة يوم خلق السموات والارض، فهى حرام بحرام الله الى يوم القيامة، لم تحل لاحد قبلي، ولا تحل لاحد بعدي، ولم تحلل لي الا ساعة من الدهر، لا ينفر صيدها، ولا يعضد شوكها، ولا يختلى خلاها ولا تحل لقطتها الا لمنشد ". فقال العباس بن عبد المطلب الا الاذخر يا رسول الله، فانه لا بد منه للقين والبيوت، فسكت ثم قال " الا الاذخر فانه حلال ". وعن ابن جريج اخبرني عبد الكريم عن عكرمة عن ابن عباس بمثل هذا او نحو هذا. رواه ابو هريرة عن النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Isma‘il : J’ai vu (une cicatrice guérie) d’un coup sur la main d’Ibn Abi ‘Aufa qui a dit : « J’ai reçu ce coup lors de la bataille de Hunayn en compagnie du Prophète. » J’ai demandé : « As-tu participé à la bataille de Hunayn ? » Il a répondu : « Oui (et à d’autres batailles avant celle-là). »
حدثنا محمد بن عبد الله بن نمير، حدثنا يزيد بن هارون، اخبرنا اسماعيل، رايت بيد ابن ابي اوفى ضربة، قال ضربتها مع النبي صلى الله عليه وسلم يوم حنين. قلت شهدت حنينا قال قبل ذلك
Rapporté par Abu ‘Is-haq : J’ai entendu Al-Bara’ raconter qu’un homme est venu lui demander : « Ô Abu ‘Umara ! As-tu fui le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Al-Bara’ a répondu : « Je témoigne que le Prophète (ﷺ) n’a pas fui, mais les gens pressés se sont enfuis et les gens de Hawazin leur lançaient des flèches. À ce moment-là, Abu Sufyan bin Al-Harith tenait la mule blanche du Prophète (ﷺ) par la tête, et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute : je suis le fils de ‘Abdul-Muttalib.” »
حدثنا محمد بن كثير، حدثنا سفيان، عن ابي اسحاق، قال سمعت البراء، رضى الله عنه وجاءه رجل فقال يا ابا عمارة اتوليت يوم حنين فقال اما انا فاشهد على النبي صلى الله عليه وسلم انه لم يول، ولكن عجل سرعان القوم، فرشقتهم هوازن، وابو سفيان بن الحارث اخذ براس بغلته البيضاء يقول {انا النبي لا كذب، انا ابن عبد المطلب}
Rapporté par Abu ‘Is-haq : Al-Bara’ a été interrogé alors que j’écoutais : « As-tu fui (devant l’ennemi) avec le Prophète (ﷺ) le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Il a répondu : « Quant au Prophète, il n’a pas fui. Les ennemis étaient de bons archers et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute ; je suis le fils de ‘Abdul Muttalib.” »
حدثنا ابو الوليد، حدثنا شعبة، عن ابي اسحاق، قيل للبراء وانا اسمع، اوليتم مع النبي صلى الله عليه وسلم يوم حنين فقال اما النبي صلى الله عليه وسلم فلا، كانوا رماة فقال " انا النبي لا كذب انا ابن عبد المطلب
Rapporté par Abu ‘Is-haq : Il a entendu Al-Bara’ raconter qu’un homme de la tribu de Qais lui a demandé : « As-tu fui en laissant le Messager d’Allah (ﷺ) le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Al-Bara’ a répondu : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fui. Les gens de Hawazin étaient de bons archers, et quand nous les avons attaqués, ils ont fui. Mais en nous précipitant vers le butin, nous avons été confrontés aux flèches de l’ennemi. J’ai vu le Prophète (ﷺ) monter sa mule blanche pendant qu’Abu Sufyan tenait les rênes, et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute.” (Israïl et Zuhair ont dit : « Le Prophète (ﷺ) est descendu de sa mule. »
حدثني محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن ابي اسحاق، سمع البراء وساله رجل من قيس افررتم عن رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم حنين فقال لكن رسول الله صلى الله عليه وسلم لم يفر، كانت هوازن رماة، وانا لما حملنا عليهم انكشفوا، فاكببنا على الغنايم، فاستقبلنا بالسهام، ولقد رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم على بغلته البيضاء، وان ابا سفيان اخذ بزمامها وهو يقول {انا النبي لا كذب}. قال اسراييل وزهير نزل النبي صلى الله عليه وسلم عن بغلته
Rapporté par Marwan et Al-Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation de Hawazin est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour annoncer leur conversion à l’Islam et lui demander de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et leur a dit : « Dans cette affaire, il y a les gens que vous voyez avec moi, et ce que je préfère le plus, c’est la vérité. Choisissez donc l’une des deux choses : soit les prisonniers, soit les biens. J’ai attendu votre venue (c’est-à-dire je n’ai pas encore distribué le butin). » Le Messager d’Allah (ﷺ) avait retardé la distribution de leur butin pendant dix nuits après son retour de Ta’if. Quand ils ont compris que le Messager d’Allah (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une des deux choses, ils ont dit : « Nous préférons récupérer nos prisonniers. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé parmi les musulmans, a loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Pour continuer ! Vos frères sont venus à vous repentants et je pense qu’il est juste de leur rendre leurs prisonniers. Donc, celui d’entre vous qui veut le faire par générosité, qu’il le fasse. Et celui qui préfère garder sa part jusqu’à ce que nous lui donnions du tout premier butin qu’Allah nous accordera, qu’il le fasse aussi. » Les gens ont dit : « Nous le faisons volontiers par générosité, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous ne savons pas qui parmi vous a accepté et qui ne l’a pas fait ; alors retournez et que vos chefs nous fassent part de votre décision. » Ils sont repartis, leurs chefs leur ont parlé, puis ils sont revenus informer le Messager d’Allah (ﷺ) que tous avaient accepté de rendre les prisonniers avec plaisir et avaient donné leur accord (pour que les prisonniers soient rendus à leur peuple). (Le sous-narrateur a dit : « Voilà ce que j’ai entendu au sujet des prisonniers de la tribu de Hawazin. »)
حدثنا سعيد بن عفير، قال حدثني ليث، حدثني عقيل، عن ابن شهاب،. وحدثني اسحاق، حدثنا يعقوب بن ابراهيم، حدثنا ابن اخي ابن شهاب،، قال محمد بن شهاب وزعم عروة بن الزبير ان مروان، والمسور بن مخرمة، اخبراه ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قام حين جاءه وفد هوازن مسلمين، فسالوه ان يرد اليهم اموالهم وسبيهم، فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " معي من ترون، واحب الحديث الى اصدقه، فاختاروا احدى الطايفتين اما السبى، واما المال، وقد كنت استانيت بكم ". وكان انظرهم رسول الله صلى الله عليه وسلم بضع عشرة ليلة، حين قفل من الطايف، فلما تبين لهم ان رسول الله صلى الله عليه وسلم غير راد اليهم الا احدى الطايفتين قالوا فانا نختار سبينا. فقام رسول الله صلى الله عليه وسلم في المسلمين، فاثنى على الله بما هو اهله ثم قال " اما بعد، فان اخوانكم قد جاءونا تايبين، واني قد رايت ان ارد اليهم سبيهم، فمن احب منكم ان يطيب ذلك فليفعل، ومن احب منكم ان يكون على حظه، حتى نعطيه اياه من اول ما يفيء الله علينا، فليفعل ". فقال الناس قد طيبنا ذلك يا رسول الله. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " انا لا ندري من اذن منكم في ذلك ممن لم ياذن فارجعوا حتى يرفع الينا عرفاوكم امركم ". فرجع الناس فكلمهم عرفاوهم ثم رجعوا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخبروه انهم قد طيبوا واذنوا. هذا الذي بلغني عن سبى هوازن
Rapporté par Marwan et Al-Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation de Hawazin est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour annoncer leur conversion à l’Islam et lui demander de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et leur a dit : « Dans cette affaire, il y a les gens que vous voyez avec moi, et ce que je préfère le plus, c’est la vérité. Choisissez donc l’une des deux choses : soit les prisonniers, soit les biens. J’ai attendu votre venue (c’est-à-dire je n’ai pas encore distribué le butin). » Le Messager d’Allah (ﷺ) avait retardé la distribution de leur butin pendant dix nuits après son retour de Ta’if. Quand ils ont compris que le Messager d’Allah (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une des deux choses, ils ont dit : « Nous préférons récupérer nos prisonniers. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé parmi les musulmans, a loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Pour continuer ! Vos frères sont venus à vous repentants et je pense qu’il est juste de leur rendre leurs prisonniers. Donc, celui d’entre vous qui veut le faire par générosité, qu’il le fasse. Et celui qui préfère garder sa part jusqu’à ce que nous lui donnions du tout premier butin qu’Allah nous accordera, qu’il le fasse aussi. » Les gens ont dit : « Nous le faisons volontiers par générosité, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous ne savons pas qui parmi vous a accepté et qui ne l’a pas fait ; alors retournez et que vos chefs nous fassent part de votre décision. » Ils sont repartis, leurs chefs leur ont parlé, puis ils sont revenus informer le Messager d’Allah (ﷺ) que tous avaient accepté de rendre les prisonniers avec plaisir et avaient donné leur accord (pour que les prisonniers soient rendus à leur peuple). (Le sous-narrateur a dit : « Voilà ce que j’ai entendu au sujet des prisonniers de la tribu de Hawazin. »)
حدثنا سعيد بن عفير، قال حدثني ليث، حدثني عقيل، عن ابن شهاب،. وحدثني اسحاق، حدثنا يعقوب بن ابراهيم، حدثنا ابن اخي ابن شهاب،، قال محمد بن شهاب وزعم عروة بن الزبير ان مروان، والمسور بن مخرمة، اخبراه ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قام حين جاءه وفد هوازن مسلمين، فسالوه ان يرد اليهم اموالهم وسبيهم، فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " معي من ترون، واحب الحديث الى اصدقه، فاختاروا احدى الطايفتين اما السبى، واما المال، وقد كنت استانيت بكم ". وكان انظرهم رسول الله صلى الله عليه وسلم بضع عشرة ليلة، حين قفل من الطايف، فلما تبين لهم ان رسول الله صلى الله عليه وسلم غير راد اليهم الا احدى الطايفتين قالوا فانا نختار سبينا. فقام رسول الله صلى الله عليه وسلم في المسلمين، فاثنى على الله بما هو اهله ثم قال " اما بعد، فان اخوانكم قد جاءونا تايبين، واني قد رايت ان ارد اليهم سبيهم، فمن احب منكم ان يطيب ذلك فليفعل، ومن احب منكم ان يكون على حظه، حتى نعطيه اياه من اول ما يفيء الله علينا، فليفعل ". فقال الناس قد طيبنا ذلك يا رسول الله. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " انا لا ندري من اذن منكم في ذلك ممن لم ياذن فارجعوا حتى يرفع الينا عرفاوكم امركم ". فرجع الناس فكلمهم عرفاوهم ثم رجعوا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخبروه انهم قد طيبوا واذنوا. هذا الذي بلغني عن سبى هوازن
Rapporté par Ibn ‘Umar : Lorsque nous sommes revenus de (la bataille de) Hunayn, ‘Umar a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’un vœu qu’il avait fait pendant la période préislamique d’Ignorance, de faire l’I‘tikaf. Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné d’accomplir son vœu
حدثنا ابو النعمان، حدثنا حماد بن زيد، عن ايوب، عن نافع، ان عمر، قال يا رسول الله. حدثني محمد بن مقاتل اخبرنا عبد الله اخبرنا معمر عن ايوب عن نافع عن ابن عمر رضى الله عنهما قال لما قفلنا من حنين سال عمر النبي صلى الله عليه وسلم عن نذر كان نذره في الجاهلية اعتكاف، فامره النبي صلى الله عليه وسلم بوفايه. وقال بعضهم حماد عن ايوب عن نافع عن ابن عمر. ورواه جرير بن حازم وحماد بن سلمة عن ايوب عن نافع عن ابن عمر عن النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons fait face à l’ennemi, les musulmans (sauf le Prophète (ﷺ) et quelques compagnons) ont battu en retraite. J’ai vu un polythéiste prendre le dessus sur un musulman, alors je l’ai frappé à la nuque et son armure s’est détachée. Il s’est alors retourné contre moi et m’a serré si fort que j’ai cru mourir. Puis il est mort et m’a relâché. Ensuite, j’ai rejoint `Umar et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui arrive aux gens ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Après cela, les musulmans sont revenus (au combat) et, après avoir vaincu l’ennemi, le Prophète s’est assis et a dit : « Celui qui a tué un infidèle et peut en apporter la preuve aura le butin (c’est-à-dire les affaires du défunt : vêtements, armes, monture, etc.). » Je me suis levé et j’ai demandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a répété sa question, puis une troisième fois. Je me suis relevé et j’ai redemandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a posé la même question encore. Je me suis levé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’y a-t-il, ô Abu Qatada ? » Alors j’ai raconté toute l’histoire. Un homme a dit : « Abu Qatada a dit la vérité, et le butin du défunt est avec moi, alors compense Abu Qatada à ma place. » Abu Bakr a dit : « Non ! Par Allah, jamais le Prophète (ﷺ) ne laissera un Lion d’Allah, qui combat pour Allah et Son Messager, et donnera son butin à quelqu’un d’autre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abu Bakr a dit la vérité. Rends-lui (le butin), ô homme ! » Il me l’a donc donné et j’ai acheté un jardin chez les Banu Salama avec ce butin ; c’était mon premier bien après avoir embrassé l’islam
حدثنا عبد الله بن يوسف، اخبرنا مالك، عن يحيى بن سعيد، عن عمر بن كثير بن افلح، عن ابي محمد، مولى ابي قتادة عن ابي قتادة، قال خرجنا مع النبي صلى الله عليه وسلم عام حنين، فلما التقينا كانت للمسلمين جولة، فرايت رجلا من المشركين، قد علا رجلا من المسلمين، فضربته من ورايه على حبل عاتقه بالسيف، فقطعت الدرع، واقبل على فضمني ضمة وجدت منها ريح الموت، ثم ادركه الموت فارسلني، فلحقت عمر فقلت ما بال الناس قال امر الله عز وجل. ثم رجعوا وجلس النبي صلى الله عليه وسلم فقال " من قتل قتيلا له عليه بينة فله سلبه ". فقلت من يشهد لي ثم جلست قال ثم قال النبي صلى الله عليه وسلم مثله فقمت فقلت من يشهد لي ثم جلست قال ثم قال النبي صلى الله عليه وسلم مثله، فقمت فقال " مالك يا ابا قتادة ". فاخبرته. فقال رجل صدق وسلبه عندي، فارضه مني. فقال ابو بكر لاها الله، اذا لا يعمد الى اسد من اسد الله يقاتل عن الله ورسوله صلى الله عليه وسلم فيعطيك سلبه. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " صدق فاعطه ". فاعطانيه فابتعت به مخرفا في بني سلمة، فانه لاول مال تاثلته في الاسلام
Rapporté par Abu Qatada : Le jour de la bataille de Hunayn, j’ai vu un musulman se battre avec un polythéiste, et un autre polythéiste se cachait derrière le musulman pour le tuer. Je me suis précipité vers ce polythéiste, il a levé la main pour me frapper mais je l’ai touchée et elle a été coupée. Cet homme m’a alors attrapé et m’a serré si fort que j’ai cru mourir, puis il s’est agenouillé, sa prise s’est relâchée, je l’ai repoussé et je l’ai tué. Les musulmans (sauf le Prophète (ﷺ) et quelques compagnons) ont commencé à fuir, et moi aussi j’ai fui avec eux. Soudain, j’ai croisé `Umar ibn Al-Khattab et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui arrive aux gens ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Ensuite, les gens sont revenus vers le Messager d’Allah (ﷺ) après avoir vaincu l’ennemi. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui apporte la preuve qu’il a tué un infidèle aura le butin du défunt. » Je me suis levé pour chercher un témoin, mais je n’en ai trouvé aucun, alors je me suis assis. Puis j’ai pensé à en parler au Messager d’Allah (ﷺ). Un homme assis avec lui a dit : « Les armes du défunt dont il (Abu Qatada) a parlé sont avec moi, alors compense-le (pour le butin). » Abu Bakr a dit : « Non, le Messager d’Allah (ﷺ) ne donnera pas ce butin à une personne faible et humble de Quraish en laissant un Lion d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et m’a donné ce butin, avec lequel j’ai acheté un jardin, mon premier bien après avoir embrassé l’islam
وقال الليث حدثني يحيى بن سعيد، عن عمر بن كثير بن افلح، عن ابي محمد، مولى ابي قتادة ان ابا قتادة، قال لما كان يوم حنين نظرت الى رجل من المسلمين يقاتل رجلا من المشركين، واخر من المشركين يختله من ورايه ليقتله، فاسرعت الى الذي يختله فرفع يده ليضربني، واضرب يده، فقطعتها، ثم اخذني، فضمني ضما شديدا حتى تخوفت، ثم ترك فتحلل، ودفعته ثم قتلته، وانهزم المسلمون، وانهزمت معهم، فاذا بعمر بن الخطاب في الناس، فقلت له ما شان الناس قال امر الله، ثم تراجع الناس الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " من اقام بينة على قتيل قتله فله سلبه ". فقمت لالتمس بينة على قتيلي، فلم ار احدا يشهد لي فجلست، ثم بدا لي، فذكرت امره لرسول الله صلى الله عليه وسلم فقال رجل من جلسايه سلاح هذا القتيل الذي يذكر عندي فارضه منه. فقال ابو بكر كلا لا يعطه اصيبغ من قريش، ويدع اسدا من اسد الله يقاتل عن الله ورسوله صلى الله عليه وسلم قال فقام رسول الله صلى الله عليه وسلم فاداه الى، فاشتريت منه خرافا فكان اول مال تاثلته في الاسلام
Rapporté par Abu Musa : Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la bataille de Hunayn, il a envoyé Abu Amir à la tête d’une armée vers Autas. Abu Amir a rencontré Duraid ibn As-Summa, qui a été tué, et Allah a vaincu ses compagnons. Le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Abu Amir. Abu Amir a reçu une flèche au genou, tirée par un homme de Jushm. Je suis allé le voir et j’ai dit : « Ô oncle ! Qui t’a tiré dessus ? » Il m’a montré son agresseur en disant : « C’est lui qui m’a tué. » Je suis parti à sa poursuite, il a pris la fuite, je l’ai suivi en lui criant : « Tu n’as pas honte ? Arrête-toi ! » Il s’est arrêté, nous avons échangé deux coups d’épée et je l’ai tué. Ensuite, j’ai dit à Abu Amir : « Allah a tué ton meurtrier. » Il m’a dit : « Retire cette flèche. » Je l’ai retirée, de l’eau a coulé de la blessure. Il a dit : « Ô fils de mon frère ! Transmets mes salutations au Prophète (ﷺ) et demande-lui de prier Allah pour mon pardon. » Abu Amir m’a désigné comme son successeur à la tête des troupes. Il a survécu un court moment puis il est mort. Plus tard, je suis rentré et j’ai trouvé le Prophète (ﷺ) chez lui, allongé sur un lit fait de tiges de feuilles de palmier tressées, dont les cordes laissaient des marques sur son dos et ses flancs. Je lui ai raconté ce qui s’était passé, ainsi que le message d’Abu Amir. Le Prophète (ﷺ) a demandé de l’eau, a fait ses ablutions, puis a levé les mains en disant : « Ô Allah, pardonne à `Ubaid, Abu Amir. » J’ai vu la blancheur de ses aisselles. Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « Ô Allah, place-le (Abu Amir) au Jour de la Résurrection au-dessus de beaucoup de Tes créatures. » J’ai dit : « Vas-tu demander pardon pour moi aussi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah, pardonne les péchés de `Abdullah ibn Qais et fais-lui une belle entrée (au Paradis) au Jour de la Résurrection. » Abu Burda a dit : Une des prières était pour Abu Amir et l’autre pour Abu Musa (`Abdullah ibn Qais)
حدثنا محمد بن العلاء، حدثنا ابو اسامة، عن بريد بن عبد الله، عن ابي بردة، عن ابي موسى رضى الله عنه قال لما فرغ النبي صلى الله عليه وسلم من حنين بعث ابا عامر على جيش الى اوطاس فلقي دريد بن الصمة، فقتل دريد وهزم الله اصحابه. قال ابو موسى وبعثني مع ابي عامر فرمي ابو عامر في ركبته، رماه جشمي بسهم فاثبته في ركبته، فانتهيت اليه فقلت يا عم من رماك فاشار الى ابي موسى فقال ذاك قاتلي الذي رماني. فقصدت له فلحقته فلما راني ولى فاتبعته وجعلت اقول له الا تستحي، الا تثبت. فكف فاختلفنا ضربتين بالسيف فقتلته ثم قلت لابي عامر قتل الله صاحبك. قال فانزع�� هذا السهم فنزعته فنزا منه الماء. قال يا ابن اخي اقري النبي صلى الله عليه وسلم السلام، وقل له استغفر لي. واستخلفني ابو عامر على الناس، فمكث يسيرا ثم مات، فرجعت فدخلت على النبي صلى الله عليه وسلم في بيته على سرير مرمل وعليه فراش قد اثر رمال السرير بظهره وجنبيه، فاخبرته بخبرنا وخبر ابي عامر، وقال قل له استغفر لي، فدعا بماء فتوضا ثم رفع يديه فقال " اللهم اغفر لعبيد ابي عامر ". ورايت بياض ابطيه ثم قال " اللهم اجعله يوم القيامة فوق كثير من خلقك من الناس ". فقلت ولي فاستغفر. فقال " اللهم اغفر لعبد الله بن قيس ذنبه وادخله يوم القيامة مدخلا كريما ". قال ابو بردة احداهما لابي عامر والاخرى لابي موسى
Rapporté par Um Salama رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) est venu chez moi alors qu’un homme efféminé était assis avec moi. J’ai entendu cet homme dire à `Abdullah ibn Abi Umaiya : « Ô `Abdullah ! Si Allah te fait conquérir Taïf demain, épouse la fille de Ghailan, car elle est si belle et bien en chair qu’on voit quatre plis de chair de face et huit de dos. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ces hommes (efféminés) ne doivent jamais entrer chez vous (ô femmes !). » Ibn Juraij a précisé : Cet homme efféminé s’appelait Hit. Hisham a rapporté ce récit en ajoutant que, à ce moment-là, le Prophète assiégeait Taïf
حدثنا الحميدي، سمع سفيان، حدثنا هشام، عن ابيه، عن زينب ابنة ابي سلمة، عن امها ام سلمة رضى الله عنها دخل على النبي صلى الله عليه وسلم وعندي مخنث فسمعته يقول لعبد الله بن ابي امية يا عبد الله ارايت ان فتح الله عليكم الطايف غدا فعليك بابنة غيلان، فانها تقبل باربع وتدبر بثمان. وقال النبي صلى الله عليه وسلم " لا يدخلن هولاء عليكن ". قال ابن عيينة وقال ابن جريج المخنث هيت. حدثنا محمود حدثنا ابو اسامة عن هشام بهذا، وزاد وهو محاصر الطايف يوميذ
Rapporté par `Abdullah ibn `Amr : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) assiégea Taïf sans pouvoir la conquérir, il dit : « Nous retournerons (à Médine) si Allah le veut. » Cela attrista les compagnons qui dirent : « Allons-nous repartir sans avoir conquis (la forteresse de Taïf) ? » Un jour, le Prophète (ﷺ) dit : « Retournons. » Puis il leur dit : « Combattez demain. » Ils combattirent et beaucoup furent blessés. Ensuite, le Prophète (ﷺ) dit : « Nous retournerons (à Médine) demain si Allah le veut. » Cela les réjouit, et le Prophète (ﷺ) sourit. Le narrateur Sufyan a précisé : « (Le Prophète) a souri. »
حدثنا علي بن عبد الله، حدثنا سفيان، عن عمرو، عن ابي العباس الشاعر الاعمى، عن عبد الله بن عمر، قال لما حاصر رسول الله صلى الله عليه وسلم الطايف فلم ينل منهم شييا قال " انا قافلون ان شاء الله ". فثقل عليهم وقالوا نذهب ولا نفتحه وقال مرة نقفل فقال " اغدوا على القتال ". فغدوا فاصابهم جراح فقال " انا قافلون غدا ان شاء الله ". فاعجبهم فضحك النبي صلى الله عليه وسلم، وقال سفيان مرة فتبسم. قال قال الحميدي حدثنا سفيان الخبر كله
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
حدثنا محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن عاصم، قال سمعت ابا عثمان، قال سمعت سعدا وهو اول من رمى بسهم في سبيل الله وابا بكرة وكان تسور حصن الطايف في اناس فجاء الى النبي صلى الله عليه وسلم فقالا سمعنا النبي صلى الله عليه وسلم يقول " من ادعى الى غير ابيه وهو يعلم فالجنة عليه حرام ". وقال هشام واخبرنا معمر، عن عاصم، عن ابي العالية، او ابي عثمان النهدي قال سمعت سعدا، وابا، بكرة عن النبي صلى الله عليه وسلم. قال عاصم قلت لقد شهد عندك رجلان حسبك بهما. قال اجل اما احدهما فاول من رمى بسهم في سبيل الله، واما الاخر فنزل الى النبي صلى الله عليه وسلم ثالث ثلاثة وعشرين من الطايف
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
حدثنا محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن عاصم، قال سمعت ابا عثمان، قال سمعت سعدا وهو اول من رمى بسهم في سبيل الله وابا بكرة وكان تسور حصن الطايف في اناس فجاء الى النبي صلى الله عليه وسلم فقالا سمعنا النبي صلى الله عليه وسلم يقول " من ادعى الى غير ابيه وهو يعلم فالجنة عليه حرام ". وقال هشام واخبرنا معمر، عن عاصم، عن ابي العالية، او ابي عثمان النهدي قال سمعت سعدا، وابا، بكرة عن النبي صلى الله عليه وسلم. قال عاصم قلت لقد شهد عندك رجلان حسبك بهما. قال اجل اما احدهما فاول من رمى بسهم في سبيل الله، واما الاخر فنزل الى النبي صلى الله عليه وسلم ثالث ثلاثة وعشرين من الطايف