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65 Hadiths
Rapporté par Marwan bin Al-Hakim et Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation des Hawazin est venue voir le Messager d'Allah ﷺ après avoir embrassé l'Islam et lui a demandé de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers de guerre, le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Pour moi, la meilleure parole est la plus vraie, alors vous pouvez choisir l'une des deux choses : les prisonniers de guerre ou les biens, car j'ai retardé leur distribution. » Le Messager d'Allah ﷺ avait attendu plus de dix jours à son retour de Ta'if. Quand ces gens ont compris que le Messager d'Allah ﷺ ne leur rendrait qu'une des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos prisonniers. » Le Messager d'Allah ﷺ s'est alors levé parmi les musulmans, et après avoir glorifié Allah comme Il le mérite, il a dit : « Maintenant, ces frères à vous sont venus vers nous avec repentance, et je trouve logique de leur rendre leurs captifs. Donc, celui d'entre vous qui veut faire ce geste par bonté peut le faire, et celui qui préfère garder sa part, qu'il cède ses prisonniers et nous le compenserons avec le tout premier Fai' (c'est-à-dire le butin reçu sans combat) qu'Allah nous accordera. » À cela, tous les gens ont dit : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Nous sommes tous d'accord pour le faire (rendre les captifs). » Puis le Messager d'Allah ﷺ leur a dit : « Je ne sais pas qui parmi vous a accepté cela et qui ne l'a pas fait. Retournez et que vos chefs m'informent de votre accord. » Les gens sont donc repartis, leurs chefs leur ont parlé, puis sont venus voir le Messager d'Allah et ont dit : « Tout le monde a accepté de bon cœur et a donné la permission de rendre les prisonniers de guerre (sans compensation). » (Az-Zuhri, le sous-narrateur, précise) Voilà ce qui nous a été rapporté au sujet des captifs de Hawazin
حدثنا سعيد بن عفير، قال حدثني الليث، قال حدثني عقيل، عن ابن شهاب، قال وزعم عروة ان مروان بن الحكم، ومسور بن مخرمة، اخبراه ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال حين جاءه وفد هوازن مسلمين، فسالوه ان يرد اليهم اموالهم وسبيهم فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " احب الحديث الى اصدقه، فاختاروا احدى الطايفتين اما السبى واما المال، وقد كنت استانيت بهم ". وقد كان رسول الله صلى الله عليه وسلم انتظر اخرهم بضع عشرة ليلة، حين قفل من الطايف، فلما تبين لهم ان رسول الله صلى الله عليه وسلم غير راد اليهم الا احدى الطايفتين. قالوا فانا نختار سبينا، فقام رسول الله صلى الله عليه وسلم في المسلمين فاثنى على الله بما هو اهله ثم قال " اما بعد، فان اخوانكم هولاء قد جاءونا تايبين، واني قد رايت ان ارد اليهم سبيهم، من احب ان يطيب فليفعل، ومن احب منكم ان يكون على حظه حتى نعطيه اياه من اول ما يفيء الله علينا فليفعل ". فقال الناس قد طيبنا ذلك يا رسول الله لهم. فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " انا لا ندري من اذن منكم في ذلك ممن لم ياذن، فارجعوا حتى يرفع الينا عرفاوكم امركم " فرجع الناس، فكلمهم عرفاوهم، ثم رجعوا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخبروه انهم قد طيبوا فاذنوا. فهذا الذي بلغنا عن سبى هوازن
Rapporté par Marwan bin Al-Hakim et Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation des Hawazin est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) après avoir embrassé l’islam, ils lui ont demandé de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers de guerre. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pour moi, la meilleure parole est la plus sincère, alors vous pouvez choisir l’une des deux choses : soit les prisonniers de guerre, soit les biens, car j’ai retardé leur distribution. » Le Messager d’Allah (ﷺ) avait attendu leur venue plus de dix jours après son retour de Ta’if. Quand ces gens ont compris que le Messager d’Allah (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une seule des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos prisonniers de guerre. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé parmi les musulmans, a glorifié Allah comme il se doit, puis a dit : « Maintenant, ces frères à vous sont venus vers nous avec repentance, et il me semble logique de leur rendre leurs captifs. Donc, celui d’entre vous qui souhaite le faire par générosité peut le faire, et celui qui préfère garder sa part, qu’il rende ses prisonniers et nous le dédommagerons avec le tout premier butin (Fai’) qu’Allah nous accordera. » À cela, tout le monde a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), nous sommes d’accord pour rendre les captifs. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Je ne sais pas qui parmi vous a accepté et qui ne l’a pas fait. Retournez et que vos chefs m’informent de votre accord. » Les gens sont donc retournés, leurs chefs leur ont parlé, puis sont venus voir le Prophète (ﷺ) et ont dit : « Tout le monde est d’accord pour rendre les prisonniers de guerre sans compensation. » (Az-Zuhri, le sous-narrateur, précise) : C’est ce qui nous a été rapporté au sujet des captifs de Hawazin
حدثنا سعيد بن عفير، قال حدثني الليث، قال حدثني عقيل، عن ابن شهاب، قال وزعم عروة ان مروان بن الحكم، ومسور بن مخرمة، اخبراه ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال حين جاءه وفد هوازن مسلمين، فسالوه ان يرد اليهم اموالهم وسبيهم فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " احب الحديث الى اصدقه، فاختاروا احدى الطايفتين اما السبى واما المال، وقد كنت استانيت بهم ". وقد كان رسول الله صلى الله عليه وسلم انتظر اخرهم بضع عشرة ليلة، حين قفل من الطايف، فلما تبين لهم ان رسول الله صلى الله عليه وسلم غير راد اليهم الا احدى الطايفتين. قالوا فانا نختار سبينا، فقام رسول الله صلى الله عليه وسلم في المسلمين فاثنى على الله بما هو اهله ثم قال " اما بعد، فان اخوانكم هولاء قد جاءونا تايبين، واني قد رايت ان ارد اليهم سبيهم، من احب ان يطيب فليفعل، ومن احب منكم ان يكون على حظه حتى نعطيه اياه من اول ما يفيء الله علينا فليفعل ". فقال الناس قد طيبنا ذلك يا رسول الله لهم. فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " انا لا ندري من اذن منكم في ذلك ممن لم ياذن، فارجعوا حتى يرفع الينا عرفاوكم امركم " فرجع الناس، فكلمهم عرفاوهم، ثم رجعوا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخبروه انهم قد طيبوا فاذنوا. فهذا الذي بلغنا عن سبى هوازن
Rapporté par Zahdam : Un jour, nous étions dans la maison d’Abu Musa qui nous a servi un plat contenant du poulet cuit. Un homme de la tribu de Bani Taim Allah, à la peau rougeâtre comme s’il venait des prisonniers de guerre byzantins, était présent. Abu Musa l’a invité à manger, mais il a refusé en disant : « J’ai vu des poules manger des choses sales, alors j’ai développé une forte aversion et j’ai juré de ne pas en manger. » Abu Musa a dit : « Viens, je vais t’expliquer comment annuler un serment. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) avec un groupe d’Al-Ashariyin et nous lui avons demandé de quoi nous déplacer. Il a dit : ‘Par Allah, je ne peux rien vous donner pour vous transporter, je n’ai rien pour cela.’ Ensuite, des chameaux pris comme butin ont été amenés au Messager d’Allah (ﷺ) et il a demandé : ‘Où est le groupe des Al-Ashariyun ?’ Puis il a ordonné qu’on nous donne cinq chameaux à bosse blanche. Quand nous sommes partis, nous avons dit : ‘Qu’avons-nous fait ? Nous ne serons jamais bénis avec ce qu’on nous a donné.’ Nous sommes donc retournés voir le Prophète (ﷺ) et avons dit : ‘Tu as juré de ne rien nous donner, mais tu nous as donné des chameaux. As-tu oublié ton serment ?’ Il a répondu : ‘Ce n’est pas moi qui vous ai donné un moyen de transport, c’est Allah qui vous l’a accordé. Par Allah, si jamais je fais un serment et que je vois ensuite qu’il est préférable de faire autrement, je ferai ce qui est mieux et j’expierai mon serment.’
حدثنا عبد الله بن عبد الوهاب، حدثنا حماد، حدثنا ايوب، عن ابي قلابة، قال وحدثني القاسم بن عاصم الكليبي وانا لحديث القاسم، احفظ عن زهدم، قال كنا عند ابي موسى، فاتي ذكر دجاجة وعنده رجل من بني تيم الله احمر كانه من الموالي، فدعاه للطعام فقال اني رايته ياكل شييا، فقذرته، فحلفت لا اكل. فقال هلم فلاحدثكم عن ذاك، اني اتيت النبي صلى الله عليه وسلم في نفر من الاشعريين نستحمله فقال " والله لا احملكم، وما عندي ما احملكم ". واتي رسول الله صلى الله عليه وسلم بنهب ابل، فسال عنا فقال " اين النفر الاشعريون ". فامر لنا بخمس ذود غر الذرى، فلما انطلقنا قلنا ما صنعنا لا يبارك لنا، فرجعنا اليه فقلنا انا سالناك ان تحملنا، فحلفت ان لا تحملنا افنسيت قال " لست انا حملتكم، ولكن الله حملكم، واني والله ان شاء الله لا احلف على يمين فارى غيرها خيرا منها الا اتيت الذي هو خير وتحللتها
Rapporté par Nafi‘ d’après Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une expédition vers Najd, et ‘Abdullah bin ‘Umar en faisait partie. Ils ont obtenu un grand nombre de chameaux comme butin. La part de chacun était de douze ou onze chameaux, et ils ont reçu un chameau supplémentaire chacun
حدثنا عبد الله بن يوسف، اخبرنا مالك، عن نافع، عن ابن عمر رضى الله عنهما ان رسول الله صلى الله عليه وسلم بعث سرية فيها عبد الله قبل نجد، فغنموا ابلا كثيرا، فكانت سهامهم اثنى عشر بعيرا او احد عشر بعيرا، ونفلوا بعيرا بعيرا
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de donner une part supplémentaire à certains membres des expéditions qu’il envoyait, en plus de la part qu’ils recevaient avec l’armée en général
حدثنا يحيى بن بكير، اخبرنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن سالم، عن ابن عمر رضى الله عنهما ان رسول الله صلى الله عليه وسلم كان ينفل بعض من يبعث من السرايا لانفسهم خاصة سوى قسم عامة الجيش
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la migration du Prophète (ﷺ) alors que nous étions au Yémen, alors nous sommes partis pour le rejoindre. Nous étions moi et mes deux frères, j’étais le plus jeune, l’un de mes frères était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm. Nous étions plus de cinquante (ou cinquante-trois ou cinquante-deux) hommes de notre peuple. Nous avons embarqué sur un navire qui nous a emmenés chez An-Najashi en Éthiopie, où nous avons trouvé Ja‘far bin Abu Talib et ses compagnons auprès d’An-Najashi. Ja‘far nous a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés ici et nous a ordonné d’y rester, alors restez avec nous. » Nous sommes restés avec lui jusqu’à ce que nous quittions tous l’Éthiopie et rencontrions le Prophète (ﷺ) au moment où il avait conquis Khaybar. Il nous a donné une part du butin (ou nous a donné une part de ses biens). Il n’a donné de part qu’à ceux qui avaient participé à la bataille avec lui, sauf aux gens de notre navire, en plus de Ja‘far et ses compagnons, à qui il a donné une part comme à nous
حدثنا محمد بن العلاء، حدثنا ابو اسامة، حدثنا بريد بن عبد الله، عن ابي بردة، عن ابي موسى رضى الله عنه قال بلغنا مخرج النبي صلى الله عليه وسلم ونحن باليمن فخرجنا مهاجرين اليه، انا واخوان لي، انا اصغرهم، احدهما ابو بردة والاخر ابو رهم، اما قال في بضع، واما قال في ثلاثة وخمسين او اثنين وخمسين رجلا من قومي فركبنا سفينة، فالقتنا سفينتنا الى النجاشي بالحبشة، ووافقنا جعفر بن ابي طالب واصحابه عنده فقال جعفر ان رسول الله صلى الله عليه وسلم بعثنا ها هنا، وامرنا بالاقامة فاقيموا معنا. فاقمنا معه، حتى قدمنا جميعا، فوافقنا النبي صلى الله عليه وسلم حين افتتح خيبر، فاسهم لنا. او قال فاعطانا منها. وما قسم لاحد غاب عن فتح خيبر منها شييا، الا لمن شهد معه، الا اصحاب سفينتنا مع جعفر واصحابه، قسم لهم معهم
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Si les biens de Bahreïn étaient venus à nous, je t’aurais donné beaucoup. » Mais les biens de Bahreïn ne sont arrivés qu’après la mort du Prophète (ﷺ). Quand ils sont arrivés, Abu Bakr a ordonné d’annoncer : « Toute personne ayant une créance sur le Messager d’Allah (ﷺ) ou à qui il avait promis quelque chose, qu’elle vienne nous voir. » Je suis donc allé le voir et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’avait promis de me donner beaucoup. » Abu Bakr a alors pris de l’argent à deux mains trois fois pour moi. (Le sous-narrateur Sufyan a illustré ce geste en ramassant avec ses deux mains et a dit que Ibn Munkadir, un autre sous-narrateur, le montrait ainsi.) Rapporté aussi par Jabir : Une fois, je suis allé voir Abu Bakr pour demander l’argent, mais il ne m’a rien donné. J’y suis retourné une deuxième fois, il ne m’a rien donné, puis une troisième fois et j’ai dit : « Je t’ai demandé mais tu ne m’as rien donné ; puis je t’ai redemandé et tu ne m’as rien donné ; puis une troisième fois et tu ne m’as toujours rien donné. Tu dois soit me donner, soit accepter d’être vu comme avare envers moi. » Abu Bakr a dit : « Tu me traites d’avare envers toi, mais à chaque fois que je refusais ta demande, j’avais envie de te donner. » (Dans une autre version, Jabir ajoute :) Alors Abu Bakr a pris de l’argent à deux mains pour moi et m’a dit de compter. J’ai trouvé cinq cents. Abu Bakr m’a dit de prendre le double
حدثنا علي، حدثنا سفيان، حدثنا محمد بن المنكدر، سمع جابرا رضى الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لو قد جاءني مال البحرين لقد اعطيتك هكذا وهكذا وهكذا ". فلم يجي حتى قبض النبي صلى الله عليه وسلم، فلما جاء مال البحرين امر ابو بكر مناديا فنادى من كان له عند رسول الله صلى الله عليه وسلم دين او عدة فلياتنا. فاتيته فقلت ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لي كذا وكذا. فحثا لي ثلاثا وجعل سفيان يحثو بكفيه جميعا، ثم قال لنا هكذا قال لنا ابن المنكدر وقال مرة فاتيت ابا بكر فسالت فلم يعطني، ثم اتيته فلم يعطني، ثم اتيته الثالثة فقلت سالتك فلم تعطني، ثم سالتك فلم تعطني، ثم سالتك فلم تعطني، فاما ان تعطيني، واما ان تبخل عني. قال قلت تبخل على ما منعتك من مرة الا وانا اريد ان اعطيك. قال سفيان وحدثنا عمرو عن محمد بن علي عن جابر فحثا لي حثية وقال عدها. فوجدتها خمسماية قال فخذ مثلها مرتين. وقال يعني ابن المنكدر واى داء ادوا من البخل
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) distribuait le butin à Al-Ja‘rana, quelqu’un lui a dit : « Sois juste dans ta distribution. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Vraiment, je serais malheureux si je n’agissais pas avec justice. »
حدثنا مسلم بن ابراهيم، حدثنا قرة، حدثنا عمرو بن دينار، عن جابر بن عبد الله رضى الله عنهما قال بينما رسول الله صلى الله عليه وسلم يقسم غنيمة بالجعرانة اذ قال له رجل اعدل. فقال له " شقيت ان لم اعدل
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Le Prophète (ﷺ) a parlé des prisonniers de guerre de Badr en disant : « Si Al-Mut‘im bin Adi avait été vivant et avait intercédé auprès de moi pour ces gens, je les aurais libérés pour lui. »
حدثنا اسحاق بن منصور، اخبرنا عبد الرزاق، اخبرنا معمر، عن الزهري، عن محمد بن جبير، عن ابيه رضى الله عنه ان النبي صلى الله عليه وسلم قال في اسارى بدر " لو كان المطعم بن عدي حيا، ثم كلمني في هولاء النتنى، لتركتهم له
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Moi et ‘Uthman bin ‘Affan sommes allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as donné aux Bani Al-Muttalib et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi qu’eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Bani Muttalib et Bani Hashim ne font qu’un. » Le Prophète (ﷺ) n’a pas donné de part à Bani ‘Abd Shams ni à Bani Naufal. (Ibn Is-haq a dit : « ‘Abd Shams, Hashim et Al-Muttalib étaient frères du même père et de la même mère, leur mère était ‘Atika bint Murra, et Naufal était leur frère du même père. »)
حدثنا عبد الله بن يوسف، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن ابن المسيب، عن جبير بن مطعم، قال مشيت انا وعثمان بن عفان، الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقلنا يا رسول الله، اعطيت بني المطلب وتركتنا، ونحن وهم منك بمنزلة واحدة. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " انما بنو المطلب وبنو هاشم شىء واحد ". قال الليث حدثني يونس وزاد قال جبير ولم يقسم النبي صلى الله عليه وسلم لبني عبد شمس ولا لبني نوفل. وقال ابن اسحاق عبد شمس وهاشم والمطلب اخوة لام، وامهم عاتكة بنت مرة، وكان نوفل اخاهم لابيهم
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf : Alors que j’étais dans les rangs le jour de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche et j’ai vu deux jeunes garçons Ansar, et j’aurais préféré être entouré de personnes plus fortes. L’un d’eux m’a appelé en disant : « Ô oncle ! Connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui, pourquoi demandes-tu, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah (ﷺ). Par Celui qui détient ma vie, si je le vois, mon corps ne quittera pas le sien avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné par ses paroles. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl marcher parmi les gens. J’ai dit aux garçons : « Regardez, c’est l’homme dont vous parliez. » Ils l’ont alors attaqué tous les deux avec leurs épées et l’ont tué, puis sont allés informer le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Qui parmi vous l’a tué ? » Chacun d’eux a dit : « C’est moi qui l’ai tué. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Avez-vous nettoyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a alors regardé leurs épées et a dit : « Sans aucun doute, vous l’avez tué tous les deux, et le butin du défunt sera donné à Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh. » Les deux garçons étaient Mu‘adh bin ‘Afra et Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh
حدثنا مسدد، حدثنا يوسف بن الماجشون، عن صالح بن ابراهيم بن عبد الرحمن بن عوف، عن ابيه، عن جده، قال بينا انا واقف، في الصف يوم بدر فنظرت عن يميني، وشمالي، فاذا انا بغلامين، من الانصار حديثة اسنانهما، تمنيت ان اكون بين اضلع منهما، فغمزني احدهما فقال يا عم، هل تعرف ابا جهل قلت نعم، ما حاجتك اليه يا ابن اخي قال اخبرت انه يسب رسول الله صلى الله عليه وسلم، والذي نفسي بيده لين رايته لا يفارق سوادي سواده حتى يموت الاعجل منا. فتعجبت لذلك، فغمزني الاخر فقال لي مثلها، فلم انشب ان نظرت الى ابي جهل يجول في الناس، قلت الا ان هذا صاحبكما الذي سالتماني. فابتدراه بسيفيهما فضرباه حتى قتلاه، ثم انصرفا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخبراه فقال " ايكما قتله ". قال كل واحد منهما انا قتلته. فقال " هل مسحتما سيفيكما ". قالا لا. فنظر في السيفين فقال " كلاكما قتله ". سلبه لمعاذ بن عمرو بن الجموح. وكانا معاذ ابن عفراء ومعاذ بن عمرو بن الجموح. قال محمد سمع يوسف صالحا وابراهيم اباه (عبد الرحمن بن عوف)
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille de Hunayn. Quand nous avons affronté l’ennemi, les musulmans ont reculé et j’ai vu un païen se jeter sur un musulman. Je me suis retourné, je l’ai pris par derrière et je l’ai frappé à l’épaule avec mon épée. Il s’est alors tourné vers moi et m’a saisi si violemment que j’ai cru mourir, mais la mort l’a emporté et il m’a lâché. J’ai suivi ‘Umar bin Al-Khattab et lui ai demandé : « Pourquoi les gens fuient-ils ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Après le retour des gens, le Prophète (ﷺ) s’est assis et a dit : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver aura son butin. » Je me suis levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a répété : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver aura son butin. » Je me suis encore levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » puis je me suis rassis. Puis le Prophète (ﷺ) l’a dit une troisième fois. Je me suis encore levé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu Qatada ! Quelle est ton histoire ? » J’ai alors tout raconté. Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il dit la vérité, et le butin de l’homme tué est avec moi. S’il te plaît, compense-le à ma place. » Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Non, par Allah, il (le Messager d’Allah (ﷺ)) n’acceptera pas de te donner le butin gagné par un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abu Bakr a dit vrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a donc donné le butin. J’ai vendu cette armure (le butin) et, avec l’argent, j’ai acheté un jardin chez les Bani Salima, et ce fut mon premier bien acquis après ma conversion à l’islam
حدثنا عبد الله بن مسلمة، عن مالك، عن يحيى بن سعيد، عن ابن افلح، عن ابي محمد، مولى ابي قتادة عن ابي قتادة رضى الله عنه قال خرجنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم عام حنين، فلما التقينا كانت للمسلمين جولة، فرايت رجلا من المشركين علا رجلا من المسلمين، فاستدرت حتى اتيته من ورايه حتى ضربته بالسيف على حبل عاتقه، فاقبل على فضمني ضمة وجدت منها ريح الموت، ثم ادركه الموت فارسلني، فلحقت عمر بن الخطاب فقلت ما بال الناس قال امر الله، ثم ان الناس رجعوا، وجلس النبي صلى الله عليه وسلم فقال " من قتل قتيلا له عليه بينة فله سلبه ". فقمت فقلت من يشهد لي ثم جلست ثم قال " من قتل قتيلا له عليه بينة فله سلبه " فقمت فقلت من يشهد لي ثم جلست، ثم قال الثالثة مثله فقال رجل صدق يا رسول الله، وسلبه عندي فارضه عني. فقال ابو بكر الصديق رضى الله عنه لاها الله اذا يعمد الى اسد من اسد الله يقاتل عن الله ورسوله صلى الله عليه وسلم يعطيك سلبه. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " صدق ". فاعطاه فبعت الدرع، فابتعت به مخرفا في بني سلمة، فانه لاول مال تاثلته في الاسلام
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il me l’a donné. Je lui ai demandé encore, il m’a donné, puis il m’a dit : ‘Ô Hakim ! Cette richesse est comme un fruit vert et sucré. Celui qui la prend sans avidité est béni, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus rien à personne après toi jusqu’à quitter ce monde.’ Ainsi, quand Abu Bakr, pendant son califat, a appelé Hakim pour lui donner de l’argent, Hakim a refusé. Une fois, ‘Umar l’a aussi appelé pour lui donner quelque chose, mais Hakim a refusé, alors ‘Umar a dit : ‘Ô musulmans ! Je lui donne (à Hakim) ce qu’Allah lui a attribué de ce butin, mais il refuse de le prendre.’ Hakim n’a donc plus rien accepté de personne après le Prophète (ﷺ) jusqu’à sa mort. »
حدثنا محمد بن يوسف، حدثنا الاوزاعي، عن الزهري، عن سعيد بن المسيب، وعروة بن الزبير، ان حكيم بن حزام رضى الله عنه قال سالت رسول الله صلى الله عليه وسلم فاعطاني، ثم سالته فاعطاني، ثم قال لي " يا حكيم، ان هذا المال خضر حلو، فمن اخذه بسخاوة نفس بورك له فيه، ومن اخذه باشراف نفس لم يبارك له فيه، وكان كالذي ياكل ولا يشبع، واليد العليا خير من اليد السفلى ". قال حكيم فقلت يا رسول الله، والذي بعثك بالحق لا ارزا احدا بعدك شييا حتى افارق الدنيا. فكان ابو بكر يدعو حكيما ليعطيه العطاء، فيابى ان يقبل منه شييا، ثم ان عمر دعاه ليعطيه فابى ان يقبل فقال يا معشر المسلمين، اني اعرض عليه حقه الذي قسم الله له من هذا الفىء، فيابى ان ياخذه. فلم يرزا حكيم احدا من الناس بعد النبي صلى الله عليه وسلم حتى توفي
Rapporté par Nafi‘ : ‘Umar bin Al-Khattab a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai fait le vœu d’observer une journée d’I‘tikaf à l’époque préislamique. » Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de tenir son vœu. ‘Umar a obtenu deux femmes captives parmi les prisonniers de guerre de Hunayn et les a laissées dans une maison à La Mecque. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a libéré les captifs de Hunayn sans rançon, elles sont sorties dans les rues. ‘Umar a dit (à son fils) : « Ô ‘Abdullah ! Va voir ce qui se passe. » ‘Abdullah a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a libéré les captifs sans rançon. » Il lui a dit : « Va et libère ces deux esclaves. » (Nafi‘ ajoute :) Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas accompli la ‘Umra depuis Al-Ja‘rana, et s’il l’avait fait, cela n’aurait pas échappé à ‘Abdullah
حدثنا ابو النعمان، حدثنا حماد بن زيد، عن ايوب، عن نافع، ان عمر بن الخطاب رضى الله عنه قال يا رسول الله انه كان على اعتكاف يوم في الجاهلية، فامره ان يفي به. قال واصاب عمر جاريتين من سبى حنين، فوضعهما في بعض بيوت مكة قال فمن رسول الله صلى الله عليه وسلم على سبى حنين، فجعلوا يسعون في السكك فقال عمر يا عبد الله، انظر ما هذا فقال من رسول الله صلى الله عليه وسلم على السبى. قال اذهب فارسل الجاريتين. قال نافع ولم يعتمر رسول الله صلى الله عليه وسلم من الجعرانة ولو اعتمر لم يخف على عبد الله. وزاد جرير بن حازم عن ايوب عن نافع عن ابن عمر قال من الخمس. ورواه معمر عن ايوب عن نافع عن ابن عمر في النذر ولم يقل يوم
Rapporté par ‘Amr bin Taghlib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait des dons à certaines personnes et pas à d’autres. Ceux qui n’ont rien reçu semblaient mécontents. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne à certains pour éviter qu’ils ne s’éloignent de la foi ou ne perdent patience, tandis que je compte sur la bonté et la satisfaction qu’Allah a mises dans le cœur des autres, et ‘Amr bin Taghlib en fait partie. » ‘Amr bin Taghlib a dit : « La parole du Messager d’Allah m’est plus précieuse que des chameaux rouges. » Rapporté aussi par Al-Hasan : ‘Amr bin Taghlib nous a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) avait obtenu des biens ou des prisonniers de guerre et les avait distribués ainsi (en donnant à certains et pas à d’autres)
حدثنا موسى بن اسماعيل، حدثنا جرير بن حازم، حدثنا الحسن، قال حدثني عمرو بن تغلب رضى الله عنه قال اعطى رسول الله صلى الله عليه وسلم قوما ومنع اخرين، فكانهم عتبوا عليه فقال " اني اعطي قوما اخاف ظلعهم وجزعهم، واكل اقواما الى ما جعل الله في قلوبهم من الخير والغنى، منهم عمرو بن تغلب ". فقال عمرو بن تغلب ما احب ان لي بكلمة رسول الله صلى الله عليه وسلم حمر النعم. وزاد ابو عاصم عن جرير قال سمعت الحسن يقول حدثنا عمرو بن تغلب ان رسول الله صلى الله عليه وسلم اتي بمال او بسبى فقسمه. بهذا
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne aux gens de Quraish pour les encourager à rester dans l’islam, car ils sont encore proches de leur ancienne vie d’ignorance (c’est-à-dire qu’ils viennent juste d’embrasser l’islam et leur foi n’est pas encore solide). »
حدثنا ابو الوليد، حدثنا شعبة، عن قتادة، عن انس رضى الله عنه قال قال النبي صلى الله عليه وسلم " اني اعطي قريشا اتالفهم، لانهم حديث عهد بجاهلية
Rapporté par Anas bin Malik : Quand Allah a accordé à Son Messager (ﷺ) les biens de la tribu de Hawazin comme butin, il a commencé à donner à certains hommes de Quraish jusqu’à cent chameaux chacun. Certains hommes parmi les Ansar ont alors dit à propos du Messager d’Allah (ﷺ) : « Qu’Allah lui pardonne ! Il donne aux Quraish et nous oublie, alors que nos épées sont encore couvertes du sang des ennemis. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a été informé de leurs paroles, il a appelé les Ansar, les a réunis dans une tente en cuir et n’a invité personne d’autre. Quand ils furent tous là, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu dire à votre sujet ? » Les plus sages ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), les plus raisonnables d’entre nous n’ont rien dit, mais les plus jeunes ont dit : ‘Qu’Allah lui pardonne ; il donne aux Quraish et oublie les Ansar, alors que nos épées sont encore mouillées du sang des ennemis.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je donne à ceux qui sont encore proches de la période de l’ignorance (c’est-à-dire qui viennent juste d’embrasser l’islam et dont la foi est encore faible). N’êtes-vous pas contents de voir les gens repartir avec des biens, tandis que vous repartez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? Par Allah, ce que vous emportez est bien meilleur que ce qu’ils emportent. » Les Ansar ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ), nous sommes satisfaits. » Puis le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes être préférées à vous. Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager au bassin d’Al-Kawthar (un bassin au Paradis). » (Anas ajoute :) Mais nous n’avons pas été patients
حدثنا ابو اليمان، اخبرنا شعيب، حدثنا الزهري، قال اخبرني انس بن مالك، ان ناسا، من الانصار قالوا لرسول الله صلى الله عليه وسلم حين افاء الله على رسوله صلى الله عليه وسلم من اموال هوازن ما افاء، فطفق يعطي رجالا من قريش الماية من الابل فقالوا يغفر الله لرسول الله صلى الله عليه وسلم يعطي قريشا ويدعنا، وسيوفنا تقطر من دمايهم قال انس فحدث رسول الله بمقالتهم، فارسل الى الانصار، فجمعهم في قبة من ادم، ولم يدع معهم احدا غيرهم، فلما اجتمعوا جاءهم رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال " ما كان حديث بلغني عنكم ". قال له فقهاوهم اما ذوو اراينا يا رسول الله فلم يقولوا شييا، واما اناس منا حديثة اسنانهم فقالوا يغفر الله لرسول الله صلى الله عليه وسلم يعطي قريشا ويترك الانصار، وسيوفنا تقطر من دمايهم. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " اني اعطي رجالا حديث عهدهم بكفر، اما ترضون ان يذهب الناس بالاموال وترجعون الى رحالكم برسول الله صلى الله عليه وسلم، فوالله ما تنقلبون به خير مما ينقلبون به ". قالوا بلى يا رسول الله قد رضينا. فقال لهم " انكم سترون بعدي اثرة شديدة، فاصبروا حتى تلقوا الله ورسوله صلى الله عليه وسلم على الحوض ". قال انس فلم نصبر
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Alors qu’il était avec le Messager d’Allah (ﷺ) accompagné de gens sur le chemin du retour de Hunayn, les bédouins ont tellement insisté pour demander des choses au Messager d’Allah (ﷺ) qu’ils l’ont poussé sous un arbre Samura, où son manteau a été arraché. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et leur a dit : « Rendez-moi mon manteau. Si j’avais autant de chameaux que ces arbres, je les distribuerais parmi vous ; et vous ne me trouverez pas avare, menteur ou lâche. »
حدثنا عبد العزيز بن عبد الله الاويسي، حدثنا ابراهيم بن سعد، عن صالح، عن ابن شهاب، قال اخبرني عمر بن محمد بن جبير بن مطعم، ان محمد بن جبير، قال اخبرني جبير بن مطعم، انه بينا هو مع رسول الله صلى الله عليه وسلم ومعه الناس مقبلا من حنين علقت رسول الله صلى الله عليه وسلم الاعراب يسالونه حتى اضطروه الى سمرة، فخطفت رداءه، فوقف رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال " اعطوني ردايي، فلو كان عدد هذه العضاه نعما لقسمته بينكم، ثم لا تجدوني بخيلا ولا كذوبا ولا جبانا
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que je marchais avec le Prophète (ﷺ), qui portait un manteau du Najran à bordure épaisse, un bédouin est venu et a tiré si fort sur le manteau du Prophète (ﷺ) que la marque de la bordure est restée sur son épaule. Le bédouin a alors dit : « Ordonne qu’on me donne quelque chose des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers lui, a souri et a ordonné qu’on lui fasse un don
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا مالك، عن اسحاق بن عبد الله، عن انس بن مالك رضى الله عنه قال كنت امشي مع النبي صلى الله عليه وسلم وعليه برد نجراني غليظ الحاشية، فادركه اعرابي فجذبه جذبة شديدة، حتى نظرت الى صفحة عاتق النبي صلى الله عليه وسلم قد اثرت به حاشية الرداء من شدة جذبته، ثم قال مر لي من مال الله الذي عندك. فالتفت اليه، فضحك ثم امر له بعطاء
Rapporté par ‘Abdullah : Le jour de la bataille de Hunayn, le Messager d’Allah (ﷺ) a favorisé certaines personnes dans la distribution du butin (en excluant d’autres) ; il a donné cent chameaux à Al-Aqra’ bin Habis, la même chose à ‘Uyaina, et il a aussi donné à d’autres notables arabes, leur accordant la préférence. Un homme est alors venu et a dit : « Par Allah, il n’y a pas eu de justice dans cette distribution, ni de recherche de l’agrément d’Allah. » J’ai dit (à cet homme) : « Par Allah, je vais informer le Prophète de ce que tu as dit. » Je suis donc allé l’informer, et il a dit : « Si Allah et Son Messager n’agissent pas avec justice, qui le fera ? Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, il a subi bien pire que cela, mais il est resté patient. »
حدثنا عثمان بن ابي شيبة، حدثنا جرير، عن منصور، عن ابي وايل، عن عبد الله رضى الله عنه قال لما كان يوم حنين اثر النبي صلى الله عليه وسلم اناسا في القسمة، فاعطى الاقرع بن حابس ماية من الابل، واعطى عيينة مثل ذلك، واعطى اناسا من اشراف العرب، فاثرهم يوميذ في القسمة. قال رجل والله ان هذه القسمة ما عدل فيها، وما اريد بها وجه الله. فقلت والله لاخبرن النبي صلى الله عليه وسلم. فاتيته فاخبرته فقال " فمن يعدل اذا لم يعدل الله ورسوله رحم الله موسى قد اوذي باكثر من هذا فصبر