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182 Hadiths
Rapporté par ‘Ubaidullah : Ce hadith a été rapporté par ‘Ubaidullah avec la même chaîne de transmetteurs
وحدثنا زهير بن حرب، ومحمد بن المثنى، قالا حدثنا يحيى، - وهو القطان - عن عبيد الله، بهذا الاسناد
Rapporté par Ibn Aun : J’ai écrit à Nafi’ pour lui demander au sujet du butin (Nafl), et il m’a répondu qu’Ibn ‘Umar faisait partie de cette expédition. (Le reste du hadith est identique)
وحدثناه ابو الربيع، وابو كامل قالا حدثنا حماد، عن ايوب، ح وحدثنا ابن المثنى، حدثنا ابن ابي عدي، عن ابن عون، قال كتبت الى نافع اساله عن النفل، فكتب الى ان4661 - وحدثنا ابن رافع، حدثنا عبد الرزاق، اخبرنا ابن جريج، اخبرني موسى، ح وحدثنا هارون بن سعيد الايلي، حدثنا ابن وهب، اخبرني اسامة بن زيد، كلهم عن نافع، بهذا الاسناد نحو حديثهم
Rapporté par Salim, qui a appris ce hadith de son père, رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné un chameau supplémentaire en plus de notre part du khums ; dans cette part supplémentaire, j’ai reçu un sharif (et un sharif est un grand vieux chameau)
وحدثنا سريج بن يونس، وعمرو الناقد، - واللفظ لسريج - قالا حدثنا عبد، الله بن رجاء عن يونس، عن الزهري، عن سالم، عن ابيه، قال نفلنا رسول الله صلى الله عليه وسلم نفلا سوى نصيبنا من الخمس فاصابني شارف والشارف المسن الكبير
Rapporté par Ibn Shihab : J’ai appris par Ibn Umar que le Messager d’Allah ﷺ a donné une part du butin à la troupe. Le reste du hadith est identique
وحدثنا هناد بن السري، حدثنا ابن المبارك، ح وحدثني حرملة بن يحيى، اخبرنا ابن وهب، كلاهما عن يونس، عن ابن شهاب، قال بلغني عن ابن عمر، قال نفل رسول الله صلى الله عليه وسلم سرية بنحو حديث ابن رجاء
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de donner, à partir du butin de guerre, aux petites troupes envoyées en expédition, un peu plus que la part due à chaque combattant d’une grande armée. Et le khums (un cinquième du butin total) devait être réservé (pour Allah et Son Messager) dans tous les cas
وحدثنا عبد الملك بن شعيب بن الليث، حدثني ابي، عن جدي، قال حدثني عقيل، بن خالد عن ابن شهاب، عن سالم، عن عبد الله، ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قد كان ينفل بعض من يبعث من السرايا لانفسهم خاصة سوى قسم عامة الجيش والخمس في ذلك واجب كله
Rapporté par Abu Muhammad al-Ansari, qui était un proche compagnon d’Abu Qatada رضي الله عنه : Il a rapporté le hadith qui suit
حدثنا يحيى بن يحيى التميمي، اخبرنا هشيم، عن يحيى بن سعيد، عن عمر بن، كثير بن افلح عن ابي محمد الانصاري، وكان، جليسا لابي قتادة قال قال ابو قتادة . واقتص الحديث
Rapporté par Abu Muhammad, l’affranchi d’Abu Qatada رضي الله عنه, d’après Abu Qatada : Il a rapporté le hadith
وحدثنا قتيبة بن سعيد، حدثنا ليث، عن يحيى بن سعيد، عن عمر بن كثير، عن ابي محمد، مولى ابي قتادة ان ابا قتادة، قال . وساق الحديث
Rapporté par Abu Qatada رضي الله عنه : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons rencontré l’ennemi, certains musulmans ont pris la fuite par peur. J’ai vu un polythéiste qui dominait un musulman. Je me suis retourné et je l’ai attaqué par derrière, le frappant entre le cou et l’épaule. Il s’est retourné vers moi et s’est battu avec moi si violemment que j’ai cru voir la mort de près. Puis il est mort et m’a laissé en vie. J’ai rejoint Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه qui disait : « Qu’arrive-t-il aux gens, pourquoi reculent-ils ? » J’ai répondu : « C’est le décret d’Allah. » Ensuite, les gens sont revenus. (La bataille s’est terminée par la victoire des musulmans.) Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors assis pour distribuer le butin. Il a dit : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver recevra ses biens. » Je me suis levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » Puis je me suis assis. Le Prophète ﷺ a répété la même chose. Je me suis relevé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » Il a répété la même chose une troisième fois, et je me suis encore levé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Qu’as-tu, ô Abu Qatada ? » J’ai alors raconté toute l’histoire. À ce moment, quelqu’un a dit : « Il a dit la vérité, Messager d’Allah ! Les biens de l’ennemi qu’il a tué sont avec moi. Demande-lui de me céder son droit. » Abu Bakr رضي الله عنه a protesté : « Par Allah, cela n’arrivera pas ! Le Messager d’Allah ﷺ ne voudra pas priver un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager de sa part du butin. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il a dit la vérité, donne-lui donc les biens. » On me les a donc donnés. J’ai vendu l’armure (qui faisait partie de ma part du butin) et j’ai acheté avec le produit de la vente un jardin dans le quartier de Banu Salama. Ce fut le premier bien que j’ai acquis après avoir embrassé l’islam. Dans une version rapportée par Laith, Abu Bakr a dit : « Non, jamais ! Il ne les donnera pas à un renard des Quraysh en laissant de côté un lion parmi les lions d’Allah... » Et le hadith se termine par : « Le premier bien que j’ai acquis. »
وحدثنا ابو الطاهر، وحرملة، - واللفظ له - اخبرنا عبد الله بن وهب، قال سمعت مالك بن انس، يقول حدثني يحيى بن سعيد، عن عمر بن كثير بن افلح، عن ابي محمد، مولى ابي قتادة عن ابي قتادة، قال خرجنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم عام حنين فلما التقينا كانت للمسلمين جولة . قال فرايت رجلا من المشركين قد علا رجلا من المسلمين فاستدرت اليه حتى اتيته من ورايه فضربته على حبل عاتقه واقبل على فضمني ضمة وجدت منها ريح الموت ثم ادركه الموت فارسلني فلحقت عمر بن الخطاب فقال ما للناس فقلت امر الله . ثم ان الناس رجعوا وجلس رسول الله صلى الله عليه وسلم . فقال " من قتل قتيلا له عليه بينة فله سلبه " . قال فقمت فقلت من يشهد لي ثم جلست ثم قال مثل ذلك فقال فقمت فقلت من يشهد لي ثم جلست ثم قال ذلك الثالثة فقمت فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " ما لك يا ابا قتادة " . فقصصت عليه القصة فقال رجل من القوم صدق يا رسول الله سلب ذلك القتيل عندي فارضه من حقه . وقال ابو بكر الصديق لاها الله اذا لا يعمد الى اسد من اسد الله يقاتل عن الله وعن رسوله فيعطيك سلبه . فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " صدق فاعطه اياه " . فاعطاني قال فبعت الدرع فابتعت به مخرفا في بني سلمة فانه لاول مال تاثلته في الاسلام . وفي حديث الليث فقال ابو بكر كلا لا يعطيه اضيبع من قريش ويدع اسدا من اسد الله . وفي حديث الليث لاول مال تاثلته
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Awf رضي الله عنه : Alors que je me tenais en rang lors de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche, et je me suis retrouvé entre deux jeunes garçons des Ansar. J’aurais préféré être entre des hommes plus forts. L’un d’eux m’a fait signe et m’a dit : « Mon oncle, connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui. Que veux-tu faire de lui, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah ﷺ. Par Allah, si je le vois, je l’affronterai et je ne le lâcherai pas avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl qui se déplaçait parmi les hommes. J’ai dit aux deux garçons : « Le voilà, c’est l’homme que vous cherchez. » Dès qu’ils l’ont vu, ils se sont précipités sur lui et l’ont frappé de leurs épées jusqu’à ce qu’il soit tué. Ensuite, ils sont revenus voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Il a demandé : « Lequel de vous l’a tué ? » Chacun a répondu : « C’est moi qui l’ai tué. » Il a demandé : « Avez-vous essuyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a examiné leurs épées et a dit : « Vous l’avez tous les deux tué. » Puis il a remis les biens d’Abu Jahl à Mu’adh ibn Amr ibn al-Jamuh. Les deux garçons étaient Mu’adh ibn Amr ibn Jawth et Mu’adh ibn Afra
حدثنا يحيى بن يحيى التميمي، اخبرنا يوسف بن الماجشون، عن صالح بن ابراهيم، بن عبد الرحمن بن عوف عن ابيه، عن عبد الرحمن بن عوف، انه قال بينا انا واقف، في الصف يوم بدر نظرت عن يميني، وشمالي، فاذا انا بين، غلامين من الانصار حديثة اسنانهما تمنيت لو كنت بين اضلع منهما فغمزني احدهما . فقال يا عم هل تعرف ابا جهل قال قلت نعم وما حاجتك اليه يا ابن اخي قال اخبرت انه يسب رسول الله صلى الله عليه وسلم والذي نفسي بيده لين رايته لا يفارق سوادي سواده حتى يموت الاعجل منا . قال فتعجبت لذلك فغمزني الاخر فقال مثلها - قال - فلم انشب ان نظرت الى ابي جهل يزول في الناس فقلت الا تريان هذا صاحبكما الذي تسالان عنه قال فابتدراه فضرباه بسيفيهما حتى قتلاه ثم انصرفا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخبراه . فقال " ايكما قتله " . فقال كل واحد منهما انا قتلت . فقال " هل مسحتما سيفيكما " . قالا لا . فنظر في السيفين فقال " كلاكما قتله " . وقضى بسلبه لمعاذ بن عمرو بن الجموح والرجلان معاذ بن عمرو بن الجموح ومعاذ ابن عفراء
Rapporté par Auf ibn Malik رضي الله عنه : Un homme de la tribu Himyar a tué un ennemi et voulait prendre le butin. Khalid ibn Walid, qui était leur chef, l’en a empêché. Auf ibn Malik (le rapporteur) est allé voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Celui-ci a demandé à Khalid : « Pourquoi ne lui as-tu pas donné le butin ? » Khalid a répondu : « J’ai trouvé que c’était trop. » Le Prophète ﷺ a dit : « Remets-lui le butin. » Quand Khalid a voulu le faire, Auf l’a tiré par son manteau et lui a dit (en plaisantant) : « N’est-ce pas ce que je t’avais rapporté du Messager d’Allah ﷺ ? » Quand le Messager d’Allah ﷺ a entendu cela, il s’est fâché et a dit : « Khalid, ne lui donne pas, Khalid, ne lui donne pas. Allez-vous abandonner les chefs que j’ai nommés ? Votre situation et la leur ressemble à celle d’un homme qui emmène des chameaux et des moutons paître. Il les fait paître et, quand vient l’heure de boire, il les conduit à un bassin. Ils boivent l’eau claire et laissent l’eau trouble au fond. Ainsi, l’eau claire (c’est-à-dire la meilleure récompense) est pour vous, et l’eau trouble (c’est-à-dire le blâme) est pour eux. »
وحدثني ابو الطاهر، احمد بن عمرو بن سرح اخبرنا عبد الله بن وهب، اخبرني معاوية بن صالح، عن عبد الرحمن بن جبير، عن ابيه، عن عوف بن مالك، قال قتل رجل من حمير رجلا من العدو فاراد سلبه فمنعه خالد بن الوليد وكان واليا عليهم فاتى رسول الله صلى الله عليه وسلم عوف بن مالك فاخبره فقال لخالد " ما منعك ان تعطيه سلبه " . قال استكثرته يا رسول الله . قال " ادفعه اليه " . فمر خالد بعوف فجر بردايه ثم قال هل انجزت لك ما ذكرت لك من رسول الله صلى الله عليه وسلم فسمعه رسول الله صلى الله عليه وسلم فاستغضب فقال " لا تعطه يا خالد لا تعطه يا خالد هل انتم تاركون لي امرايي انما مثلكم ومثلهم كمثل رجل استرعي ابلا او غنما فرعاها ثم تحين سقيها فاوردها حوضا فشرعت فيه فشربت صفوه وتركت كدره فصفوه لكم وكدره عليهم
Rapporté par Auf ibn Malik al-Ashja’i رضي الله عنه : J’ai participé à l’expédition dirigée par Zayd ibn Haritha vers Muta, et j’ai reçu du renfort du Yémen. (Après cette introduction), le rapporteur a raconté la tradition précédente, sauf qu’ici Auf a dit à Khalid : « Khalid, ne savais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ avait décidé de donner le butin à celui qui avait tué l’ennemi ? » Khalid a répondu : « Oui, mais j’ai trouvé que c’était trop. »
وحدثني زهير بن حرب، حدثنا الوليد بن مسلم، حدثنا صفوان بن عمرو، عن عبد، الرحمن بن جبير بن نفير عن ابيه، عن عوف بن مالك الاشجعي، قال خرجت مع من خرج مع زيد بن حارثة في غزوة موتة ورافقني مددي من اليمن . وساق الحديث عن النبي صلى الله عليه وسلم . بنحوه غير انه قال في الحديث قال عوف فقلت يا خالد اما علمت ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قضى بالسلب للقاتل قال بلى ولكني استكثرته
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons combattu à la bataille de Hawazin avec le Messager d’Allah ﷺ. Un jour, alors que nous prenions le petit-déjeuner avec lui, un homme est arrivé sur un chameau rouge. Il l’a fait agenouiller, a détaché une lanière de cuir de sa selle et a attaché le chameau. Puis il a commencé à manger avec nous tout en observant autour de lui. Nous étions pauvres, certains d’entre nous n’avaient même pas de monture. Soudain, il est parti précipitamment, a détaché son chameau, l’a fait agenouiller, est monté dessus et s’est enfui. Un homme sur un chameau brun l’a poursuivi (le prenant pour un espion). Salama (le rapporteur) a dit : J’ai couru à pied derrière lui jusqu’à ce que j’arrive près de la cuisse du chameau, puis près de la hanche, puis j’ai attrapé la corde du chameau, je l’ai fait agenouiller et, dès qu’il a posé le genou au sol, j’ai tiré mon épée et frappé la tête du cavalier, qui est tombé. J’ai ramené le chameau avec ses bagages et ses armes. Le Messager d’Allah ﷺ est venu à ma rencontre avec les gens. Il a demandé : « Qui a tué cet homme ? » Les gens ont répondu : « Ibn Akwa’. » Il a dit : « Tout ce qu’il possédait revient à Ibn Akwa’. »
حدثنا زهير بن حرب، حدثنا عمر بن يونس الحنفي، حدثنا عكرمة بن عمار، حدثني اياس بن سلمة، حدثني ابي سلمة بن الاكوع، قال غزونا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم هوازن فبينا نحن نتضحى مع رسول الله صلى الله عليه وسلم اذ جاء رجل على جمل احمر فاناخه ثم انتزع طلقا من حقبه فقيد به الجمل ثم تقدم يتغدى مع القوم وجعل ينظر وفينا ضعفة ورقة في الظهر وبعضنا مشاة اذ خرج يشتد فاتى جمله فاطلق قيده ثم اناخه وقعد عليه فاثاره فاشتد به الجمل فاتبعه رجل على ناقة ورقاء . قال سلمة وخرجت اشتد فكنت عند ورك الناقة . ثم تقدمت حتى كنت عند ورك الجمل ثم تقدمت حتى اخذت بخطام الجمل فانخته فلما وضع ركبته في الارض اخترطت سيفي فضربت راس الرجل فندر ثم جيت بالجمل اقوده عليه رحله وسلاحه فاستقبلني رسول الله صلى الله عليه وسلم والناس معه فقال " من قتل الرجل " . قالوا ابن الاكوع . قال " له سلبه اجمع
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons combattu contre les Fazara, et Abu Bakr رضي الله عنه était notre chef, nommé par le Messager d’Allah ﷺ. Quand nous étions à une heure du point d’eau de l’ennemi, Abu Bakr nous a ordonné d’attaquer. Nous nous sommes arrêtés à la fin de la nuit pour nous reposer, puis nous avons attaqué de tous côtés et atteint leur point d’eau où la bataille a eu lieu. Certains ennemis ont été tués, d’autres faits prisonniers. J’ai vu un groupe de femmes et d’enfants. J’ai eu peur qu’ils n’atteignent la montagne avant moi, alors j’ai tiré une flèche entre eux et la montagne. Quand ils ont vu la flèche, ils se sont arrêtés. Je les ai ramenés. Parmi eux, il y avait une femme de Banu Fazara, portant un manteau de cuir, avec sa fille, l’une des plus belles filles d’Arabie. Je les ai conduites jusqu’à Abu Bakr, qui m’a donné cette fille comme prix. Nous sommes arrivés à Médine. Je ne l’avais pas encore touchée quand le Messager d’Allah ﷺ m’a rencontré dans la rue et m’a dit : « Donne-moi cette fille, ô Salama. » J’ai répondu : « Messager d’Allah, elle m’a charmé, je ne l’ai pas encore touchée. » Le lendemain, il m’a encore rencontré et a dit : « Ô Salama, donne-moi cette fille, qu’Allah bénisse ton père. » J’ai dit : « Elle est à toi, Messager d’Allah ! Par Allah, je ne l’ai pas encore touchée. » Le Messager d’Allah ﷺ l’a envoyée aux gens de La Mecque, la donnant en échange de plusieurs musulmans prisonniers à La Mecque
حدثنا زهير بن حرب، حدثنا عمر بن يونس، حدثنا عكرمة بن عمار، حدثني اياس بن سلمة، حدثني ابي قال، غزونا فزارة وعلينا ابو بكر امره رسول الله صلى الله عليه وسلم علينا فلما كان بيننا وبين الماء ساعة امرنا ابو بكر فعرسنا ثم شن الغارة فورد الماء فقتل من قتل عليه وسبى وانظر الى عنق من الناس فيهم الذراري فخشيت ان يسبقوني الى الجبل فرميت بسهم بينهم وبين الجبل فلما راوا السهم وقفوا فجيت بهم اسوقهم وفيهم امراة من بني فزارة عليها قشع من ادم - قال القشع النطع - معها ابنة لها من احسن العرب فسقتهم حتى اتيت بهم ابا بكر فنفلني ابو بكر ابنتها فقدمنا المدينة وما كشفت لها ثوبا فلقيني رسول الله صلى الله عليه وسلم في السوق فقال " يا سلمة هب لي المراة " . فقلت يا رسول الله والله لقد اعجبتني وما كشفت لها ثوبا ثم لقيني رسول الله صلى الله عليه وسلم من الغد في السوق فقال لي " يا سلمة هب لي المراة لله ابوك " . فقلت هي لك يا رسول الله فوالله ما كشفت لها ثوبا فبعث بها رسول الله صلى الله عليه وسلم الى اهل مكة ففدى بها ناسا من المسلمين كانوا اسروا بمكة
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si vous arrivez dans une ville qui s’est rendue sans combat et que vous y séjournez, vous aurez une part (qui sera donnée sous forme de récompense) dans les biens obtenus. Si une ville désobéit à Allah et à Son Messager (et combat réellement les musulmans), un cinquième du butin pris là-bas est pour Allah et Son Messager, et le reste est pour vous. »
حدثنا احمد بن حنبل، ومحمد بن رافع، قالا حدثنا عبد الرزاق، اخبرنا معمر، عن همام بن منبه، قال هذا ما حدثنا ابو هريرة، عن رسول الله صلى الله عليه وسلم فذكر احاديث منها وقال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " ايما قرية اتيتموها واقمتم فيها فسهمكم فيها وايما قرية عصت الله ورسوله فان خمسها لله ولرسوله ثم هي لكم
Rapporté par Omar رضي الله عنه : Les biens abandonnés par Banu Nadir étaient ceux qu’Allah a accordés à Son Messager ﷺ sans qu’aucune expédition ne soit menée, ni à cheval ni à dos de chameau. Ces biens étaient réservés spécialement au Prophète ﷺ. Il couvrait les dépenses annuelles de sa famille avec leurs revenus, et ce qui restait servait à acheter des chevaux et des armes pour la préparation au jihad
حدثنا قتيبة بن سعيد، ومحمد بن عباد، وابو بكر بن ابي شيبة واسحاق بن ابراهيم - واللفظ لابن ابي شيبة - قال اسحاق اخبرنا وقال الاخرون، حدثنا سفيان، عن عمرو، عن الزهري، عن مالك بن اوس، عن عمر، قال كانت اموال بني النضير مما افاء الله على رسوله مما لم يوجف عليه المسلمون بخيل ولا ركاب فكانت للنبي صلى الله عليه وسلم خاصة فكان ينفق على اهله نفقة سنة وما بقي يجعله في الكراع والسلاح عدة في سبيل الله
Ce hadith a été rapporté par sa chaîne
حدثنا يحيى بن يحيى، قال اخبرنا سفيان بن عيينة، عن معمر، عن الزهري، بهذا الاسناد
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
Le même hadith a été rapporté par une autre chaîne avec une légère différence : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et a dit : « Des familles de ta tribu sont venues me voir » (puis suit le hadith précédent) par Malik, avec la différence que le Messager d’Allah ﷺ prévoyait pour sa famille de quoi vivre pendant un an. Parfois, Ma’mar disait : « Il gardait de quoi subvenir à sa famille pendant un an, et ce qui restait, il le dépensait dans la voie d’Allah, le Majestueux et l’Exalté. »
حدثنا اسحاق بن ابراهيم، ومحمد بن رافع، وعبد بن حميد، - قال ابن رافع حدثنا وقال الاخران، اخبرنا عبد الرزاق، - اخبرنا معمر، عن الزهري، عن مالك بن اوس، بن الحدثان قال ارسل الى عمر بن الخطاب فقال انه قد حضر اهل ابيات من قومك . بنحو حديث مالك . غير ان فيه، فكان ينفق على اهله منه سنة وربما قال معمر يحبس قوت اهله منه سنة ثم يجعل ما بقي منه مجعل مال الله عز وجل
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, ses épouses ont décidé d’envoyer Othman ibn Affan comme porte-parole auprès d’Abu Bakr pour lui demander leur part de l’héritage du Prophète ﷺ. Aïsha leur a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? »
حدثنا يحيى بن يحيى، قال قرات على مالك عن ابن شهاب، عن عروة، عن عايشة، انها قالت ان ازواج النبي صلى الله عليه وسلم حين توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم اردن ان يبعثن عثمان بن عفان الى ابي بكر فيسالنه ميراثهن من النبي صلى الله عليه وسلم قالت عايشة لهن اليس قد قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لا نورث ما تركنا فهو صدقة
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها : Elle lui a appris que Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander sa part de l’héritage laissé par le Messager d’Allah ﷺ, des biens qu’Allah lui avait accordés à Médine et Fadak, et du cinquième des revenus annuels de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” La famille du Messager d’Allah ﷺ vivra des revenus de ces biens, mais, par Allah, je ne changerai rien à la façon dont le Messager d’Allah ﷺ faisait l’aumône de ces biens. Je ferai exactement comme lui. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima, qui s’est fâchée contre lui pour cela. Elle l’a évité et ne lui a plus parlé jusqu’à la fin de sa vie. Elle a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ. Quand elle est décédée, son mari Ali ibn Abu Talib l’a enterrée de nuit. Il n’a pas informé Abu Bakr de sa mort et a lui-même dirigé la prière funéraire. Du vivant de Fatima, Ali était bien considéré par les gens. Après sa mort, il a ressenti de la froideur de la part des gens. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et à lui prêter allégeance. Il ne l’avait pas encore fait pendant ces mois. Il a envoyé quelqu’un demander à Abu Bakr de venir le voir seul (refusant la présence d’Omar). Omar a dit à Abu Bakr : « Par Allah, tu n’iras pas seul. » Abu Bakr a répondu : « Que peuvent-ils me faire ? Par Allah, j’irai. » Et il y est allé seul. Ali a récité le Tashahhud (comme au début d’un sermon), puis a dit : « Nous reconnaissons ta vertu morale et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas la faveur (le califat) qu’Allah t’a donnée ; mais tu as agi seul (pour devenir calife) sans nous consulter, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a continué à parler ainsi jusqu’à ce qu’Abu Bakr en ait les larmes aux yeux. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, le lien du Messager d’Allah ﷺ m’est plus cher que celui de ma propre famille. Concernant le différend entre nous sur ces biens, je n’ai pas dévié du droit chemin et je n’ai rien fait d’autre que ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Ali a alors dit à Abu Bakr : « Cet après-midi sera le moment de te prêter allégeance. » Quand Abu Bakr eut terminé la prière du zuhr, il monta sur le minbar, récita le Tashahhud, expliqua la situation d’Ali, son retard à prêter allégeance et l’excuse qu’il lui avait donnée. Ensuite, il demanda pardon à Allah. Puis Ali ibn Abu Talib récita le Tashahhud, loua les mérites d’Abu Bakr et dit que son action n’était pas motivée par la jalousie ni par le refus d’accepter la haute position qu’Allah avait donnée à Abu Bakr, mais qu’ils pensaient devoir avoir une part dans le gouvernement, et que la décision avait été prise sans les consulter, ce qui les avait contrariés. (D’où le retard dans l’allégeance.) Les musulmans furent satisfaits de cette explication et dirent : « Tu as bien agi. » Les musulmans furent de nouveau favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
وحدثني عبد الله بن محمد بن اسماء الضبعي، حدثنا جويرية، عن مالك، عن الزهري، ان مالك بن اوس، حدثه قال ارسل الى عمر بن الخطاب فجيته حين تعالى النهار - قال - فوجدته في بيته جالسا على سرير مفضيا الى رماله متكيا على وسادة من ادم . فقال لي يا مال انه قد دف اهل ابيات من قومك وقد امرت فيهم برضخ فخذه فاقسمه بينهم - قال - قلت لو امرت بهذا غيري قال خذه يا مال . قال فجاء يرفا فقال هل لك يا امير المومنين في عثمان وعبد الرحمن بن عوف والزبير وسعد فقال عمر نعم . فاذن لهم فدخلوا ثم جاء . فقال هل لك في عباس وعلي قال نعم . فاذن لهما فقال عباس يا امير المومنين اقض بيني وبين هذا الكاذب الاثم الغادر الخاين . فقال القوم اجل يا امير المومنين فاقض بينهم وارحهم . فقال مالك بن اوس يخيل الى انهم قد كانوا قدموهم لذلك - فقال عمر اتيدا انشدكم بالله الذي باذنه تقوم السماء والارض اتعلمون ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث ما تركنا صدقة " . قالوا نعم . ثم اقبل على العباس وعلي فقال انشدكما بالله الذي باذنه تقوم السماء والارض اتعلمان ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث ما تركناه صدقة " . قالا نعم . فقال عمر ان الله جل وعز كان خص رسوله صلى الله عليه وسلم بخاصة لم يخصص بها احدا غيره قال { ما افاء الله على رسوله من اهل القرى فلله وللرسول} ما ادري هل قرا الاية التي قبلها ام لا . قال فقسم رسول الله صلى الله عليه وسلم بينكم اموال بني النضير فوالله ما استاثر عليكم ولا اخذها دونكم حتى بقي هذا المال فكان رسول الله صلى الله عليه وسلم ياخذ منه نفقة سنة ثم يجعل ما بقي اسوة المال . ثم قال انشدكم بالله الذي باذنه تقوم السماء والارض اتعلمون ذلك قالوا نعم . ثم نشد عباسا وعليا بمثل ما نشد به القوم اتعلمان ذلك قالا نعم . قال فلما توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم قال ابو بكر انا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم فجيتما تطلب ميراثك من ابن اخيك ويطلب هذا ميراث امراته من ابيها فقال ابو بكر قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " ما نورث ما تركنا صدقة " . فرايتماه كاذبا اثما غادرا خاينا والله يعلم انه لصادق بار راشد تابع للحق ثم توفي ابو بكر وانا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم وولي ابي بكر فرايتماني كاذبا اثما غادرا خاينا والله يعلم اني لصادق بار راشد تابع للحق فوليتها ثم جيتني انت وهذا وانتما جميع وامركما واحد فقلتما ادفعها الينا فقلت ان شيتم دفعتها اليكما على ان عليكما عهد الله ان تعملا فيها بالذي كان يعمل رسول الله صلى الله عليه وسلم فاخذتماها بذلك قال اكذلك قالا نعم . قال ثم جيتماني لاقضي بينكما ولا والله لا اقضي بينكما بغير ذلك حتى تقوم الساعة فان عجزتما عنها فرداها الى
حدثني محمد بن رافع، اخبرنا حجين، حدثنا ليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن عروة بن الزبير، عن عايشة، انها اخبرته ان فاطمة بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم ارسلت الى ابي بكر الصديق تساله ميراثها من رسول الله صلى الله عليه وسلم مما افاء الله عليه بالمدينة وفدك وما بقي من خمس خيبر فقال ابو بكر ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث ما تركنا صدقة انما ياكل ال محمد - صلى الله عليه وسلم - في هذا المال " . واني والله لا اغير شييا من صدقة رسول الله صلى الله عليه وسلم عن حالها التي كانت عليها في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم ولاعملن فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم فابى ابو بكر ان يدفع الى فاطمة شييا فوجدت فاطمة على ابي بكر في ذلك - قال - فهجرته فلم تكلمه حتى توفيت وعاشت بعد رسول الله صلى الله عليه وسلم ستة اشهر فلما توفيت دفنها زوجها علي بن ابي طالب ليلا ولم يوذن بها ابا بكر وصلى عليها علي وكان لعلي من الناس وجهة حياة فاطمة فلما توفيت استنكر علي وجوه الناس فالتمس مصالحة ابي بكر ومبايعته ولم يكن بايع تلك الاشهر فارسل الى ابي بكر ان ايتنا ولا ياتنا معك احد - كراهية محضر عمر بن الخطاب - فقال عمر لابي بكر والله لا تدخل عليهم وحدك . فقال ابو بكر وما عساهم ان يفعلوا بي اني والله لاتينهم . فدخل عليهم ابو بكر . فتشهد علي بن ابي طالب ثم قال انا قد عرفنا يا ابا بكر فضيلتك وما اعطاك الله ولم ننفس عليك خيرا ساقه الله اليك ولكنك استبددت علينا بالامر وكنا نحن نرى لنا حقا لقرابتنا من رسول الله صلى الله عليه وسلم . فلم يزل يكلم ابا بكر حتى فاضت عينا ابي بكر فلما تكلم ابو بكر قال والذي نفسي بيده لقرابة رسول الله صلى الله عليه وسلم احب الى ان اصل من قرابتي واما الذي شجر بيني وبينكم من هذه الاموال فاني لم ال فيه عن الحق ولم اترك امرا رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم يصنعه فيها الا صنعته . فقال علي لابي بكر موعدك العشية للبيعة . فلما صلى ابو بكر صلاة الظهر رقي على المنبر فتشهد وذكر شان علي وتخلفه عن البيعة وعذره بالذي اعتذر اليه ثم استغفر وتشهد علي بن ابي طالب فعظم حق ابي بكر وانه لم يحمله على الذي صنع نفاسة على ابي بكر ولا انكارا للذي فضله الله به ولكنا كنا نرى لنا في الامر نصيبا فاستبد علينا به فوجدنا في انفسنا فسر بذلك المسلمون وقالوا اصبت . فكان المسلمون الى علي قريبا حين راجع الامر المعروف