Loading...

Loading...
Livres
103 Hadiths
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez-moi comme je vous laisse, car les gens avant vous ont été perdus à cause de leurs questions et de leurs divergences au sujet de leurs prophètes. Donc, si je vous interdis quelque chose, évitez-le. Et si je vous ordonne de faire quelque chose, faites-en autant que vous pouvez. »
حدثنا اسماعيل، حدثني مالك، عن ابي الزناد، عن الاعرج، عن ابي هريرة، عن النبي صلى الله عليه وسلم قال " دعوني ما تركتكم، انما هلك من كان قبلكم بسوالهم واختلافهم على انبيايهم، فاذا نهيتكم عن شىء فاجتنبوه، واذا امرتكم بامر فاتوا منه ما استطعتم
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le plus fautif parmi les musulmans est celui qui pose une question sur quelque chose qui n’était pas interdit, et qui l’est devenue à cause de sa question. »
حدثنا عبد الله بن يزيد المقري، حدثنا سعيد، حدثني عقيل، عن ابن شهاب، عن عامر بن سعد بن ابي وقاص، عن ابيه، ان النبي صلى الله عليه وسلم قال " ان اعظم المسلمين جرما من سال عن شىء لم يحرم، فحرم من اجل مسالته
Rapporté par Zaid bin Thabit : Le Prophète (ﷺ) avait fait construire une pièce en nattes de feuilles de palmier dans la mosquée. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié pendant quelques nuits, jusqu’à ce que les gens se rassemblent pour prier la prière de nuit (Tarawih) derrière lui. Puis, la quatrième nuit, les gens n’ont pas entendu sa voix et ont pensé qu’il dormait, alors certains ont commencé à faire du bruit pour qu’il sorte. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Vous avez continué à faire ce que j’ai vu jusqu’à ce que j’aie peur que cette prière (Tarawih) devienne obligatoire pour vous, et si cela arrivait, vous ne pourriez pas la faire régulièrement. Donc, ô gens ! Faites vos prières chez vous, car la meilleure prière d’une personne est celle qu’il fait chez lui, sauf la prière obligatoire en groupe. »
حدثنا اسحاق، اخبرنا عفان، حدثنا وهيب، حدثنا موسى بن عقبة، سمعت ابا النضر، يحدث عن بسر بن سعيد، عن زيد بن ثابت، ان النبي صلى الله عليه وسلم اتخذ حجرة في المسجد من حصير، فصلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فيها ليالي، حتى اجتمع اليه ناس، ثم فقدوا صوته ليلة فظنوا انه قد نام، فجعل بعضهم يتنحنح ليخرج اليهم فقال " ما زال بكم الذي رايت من صنيعكم، حتى خشيت ان يكتب عليكم، ولو كتب عليكم ما قمتم به فصلوا ايها الناس في بيوتكم، فان افضل صلاة المرء في بيته، الا الصلاة المكتوبة
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : On a posé des questions au Messager d’Allah (ﷺ) sur des choses qu’il n’aimait pas, et quand les gens ont posé trop de questions, il s’est fâché et a dit : « Posez-moi vos questions. » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Un autre homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ton père est Salim, le serviteur de Shaiba. » Quand `Umar a vu les signes de colère sur le visage du Messager d’Allah (ﷺ), il a dit : « Nous demandons pardon à Allah. »
حدثنا يوسف بن موسى، حدثنا ابو اسامة، عن بريد بن ابي بردة، عن ابي بردة، عن ابي موسى الاشعري، قال سيل رسول الله صلى الله عليه وسلم عن اشياء كرهها، فلما اكثروا عليه المسالة غضب وقال " سلوني ". فقام رجل فقال يا رسول الله من ابي قال " ابوك حذافة ". ثم قام اخر فقال يا رسول الله من ابي فقال " ابوك سالم مولى شيبة ". فلما راى عمر ما بوجه رسول الله صلى الله عليه وسلم من الغضب قال انا نتوب الى الله عز وجل
Rapporté par Warrad : (le secrétaire d'Al-Mughira) Muawiya a écrit à Al-Mughira : « Écris-moi ce que tu as entendu du Messager d'Allah (ﷺ). » Alors Al-Mughira lui a écrit : Le Prophète d'Allah disait à la fin de chaque prière : « La ilaha illalla-h wahdahu la sharika lahu, lahul Mulku, wa lahul Hamdu wa huwa ala kulli shai'in qadir. Allahumma la mani'a lima a'taita, wala mu'tiya lima mana'ta, wala yanfa'u dhuljadd minkal-jadd. » Il lui a aussi écrit que le Prophète (ﷺ) interdisait : (1) les bavardages inutiles ou parler trop des autres, (2) poser trop de questions (dans des sujets religieux controversés), (3) gaspiller sa richesse par excès, (4) manquer de respect à sa mère, (5) enterrer les filles vivantes, (6) retenir ses bienfaits envers les autres (c'est-à-dire ne pas donner leurs droits), (7) et demander aux autres (sauf en cas de nécessité)
حدثنا موسى، حدثنا ابو عوانة، حدثنا عبد الملك، عن وراد، كاتب المغيرة قال كتب معاوية الى المغيرة اكتب الى ما سمعت من رسول الله صلى الله عليه وسلم. فكتب اليه ان نبي الله صلى الله عليه وسلم كان يقول في دبر كل صلاة " لا اله الا الله، وحده لا شريك له، له الملك وله الحمد، وهو على كل شىء قدير، اللهم لا مانع لما اعطيت، ولا معطي لما منعت، ولا ينفع ذا الجد منك الجد ". وكتب اليه انه كان ينهى عن قيل وقال، وكثرة السوال، واضاعة المال، وكان ينهى عن عقوق الامهات وواد البنات ومنع وهات
Rapporté par Anas : Nous étions avec `Umar et il a dit : « Il nous a été interdit de nous imposer des tâches difficiles au-delà de nos capacités (c'est-à-dire dépasser les limites religieuses, par exemple nettoyer l'intérieur des yeux pendant les ablutions). »
حدثنا سليمان بن حرب، حدثنا حماد بن زيد، عن ثابت، عن انس، قال كنا عند عمر فقال نهينا عن التكلف
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est sorti après le déclin du soleil et a accompli la prière du Zuhr en groupe. Après avoir terminé avec le Taslim, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure et des grands événements qui arriveront avant elle. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, car par Allah, vous ne me poserez aucune question sans que je vous donne sa réponse tant que je suis ici. » À ce moment-là, les Ansar ont pleuré fortement, et le Messager d’Allah (ﷺ) répétait : « Interrogez-moi ! » Un homme s’est alors levé et a demandé : « Où sera mon entrée, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Tu iras) au Feu. » Puis `Abdullah bin Hudhaifa s’est levé et a demandé : « Qui est mon père, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, le Prophète (ﷺ), en colère, répétait : « Interrogez-moi ! Interrogez-moi ! » `Umar s’est alors agenouillé et a dit : « Nous avons accepté Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors calmé. Puis il a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés devant ce mur pendant que je priais, et je n’ai jamais vu autant de bien et de mal qu’aujourd’hui. »
حدثنا ابو اليمان، اخبرنا شعيب، عن الزهري،. وحدثني محمود، حدثنا عبد الرزاق، اخبرنا معمر، عن الزهري، اخبرني انس بن مالك رضى الله عنه. ان النبي صلى الله عليه وسلم خرج حين زاغت الشمس فصلى الظهر فلما سلم قام على المنبر فذكر الساعة، وذكر ان بين يديها امورا عظاما ثم قال " من احب ان يسال عن شىء فليسال عنه، فوالله لا تسالوني عن شىء الا اخبرتكم به، ما دمت في مقامي هذا ". قال انس فاكثر الناس البكاء، واكثر رسول الله صلى الله عليه وسلم ان يقول " سلوني ". فقال انس فقام اليه رجل فقال اين مدخلي يا رسول الله قال " النار ". فقام عبد الله بن حذافة فقال من ابي يا رسول الله قال " ابوك حذافة ". قال ثم اكثر ان يقول " سلوني سلوني ". فبرك عمر على ركبتيه فقال رضينا بالله ربا، وبالاسلام دينا، وبمحمد صلى الله عليه وسلم رسولا. قال فسكت رسول الله صلى الله عليه وسلم حين قال عمر ذلك، ثم قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " والذي نفسي بيده لقد عرضت على الجنة والنار انفا في عرض هذا الحايط وانا اصلي، فلم ار كاليوم في الخير والشر
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est un tel. » Puis le verset divin a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses... »
حدثنا محمد بن عبد الرحيم، اخبرنا روح بن عبادة، حدثنا شعبة، اخبرني موسى بن انس، قال سمعت انس بن مالك، قال قال رجل يا نبي الله من ابي قال " ابوك فلان ". ونزلت {يا ايها الذين امنوا لا تسالوا عن اشياء} الاية
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les gens continueront à poser des questions jusqu’à ce qu’ils disent : ‘Voici Allah, le Créateur de toute chose, alors qui a créé Allah ?’ »
حدثنا الحسن بن صباح، حدثنا شبابة، حدثنا ورقاء، عن عبد الله بن عبد الرحمن، سمعت انس بن مالك، يقول قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لن يبرح الناس يتساءلون حتى يقولوا هذا الله خالق كل شىء فمن خلق الله
Rapporté par Ibn Masud : J’étais avec le Prophète (ﷺ) dans une des fermes de Médine pendant qu’il s’appuyait sur une branche de palmier. Il est passé devant un groupe de Juifs, et certains d’entre eux ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète) au sujet de l’esprit. » D’autres ont répondu : « Ne lui demandez pas, de peur qu’il ne vous dise ce que vous n’aimeriez pas. » Mais ils sont quand même allés vers lui et ont dit : « Ô Aboul Qasim ! Informe-nous à propos de l’esprit. » Le Prophète (ﷺ) s’est alors levé et il est resté silencieux un moment, attendant. J’ai compris qu’il recevait une révélation, alors je me suis éloigné jusqu’à ce que la révélation soit terminée. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « (Ô Muhammad) ils t’interrogent au sujet de l’esprit. Dis : L’esprit – sa connaissance appartient à mon Seigneur (c’est-à-dire que personne ne le sait sauf Allah). »
حدثنا محمد بن عبيد بن ميمون، حدثنا عيسى بن يونس، عن الاعمش، عن ابراهيم، عن علقمة، عن ابن مسعود رضى الله عنه قال كنت مع النبي صلى الله عليه وسلم في حرث بالمدينة، وهو يتوكا على عسيب، فمر بنفر من اليهود فقال بعضهم سلوه عن الروح. وقال بعضهم لا تسالوه لا يسمعكم ما تكرهون. فقاموا اليه فقالوا يا ابا القاسم حدثنا عن الروح. فقام ساعة ينظر فعرفت انه يوحى اليه، فتاخرت عنه حتى صعد الوحى، ثم قال {ويسالونك عن الروح قل الروح من امر ربي}
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a porté une bague en or, et les gens l’ont imité en portant aussi des bagues en or. Ensuite, le Prophète a dit : « J’ai fait faire cette bague en or pour moi. » Puis il l’a jetée en disant : « Je ne la porterai plus jamais. » À ce moment-là, les gens ont aussi jeté leurs bagues
حدثنا ابو نعيم، حدثنا سفيان، عن عبد الله بن دينار، عن ابن عمر رضى الله عنهما قال اتخذ النبي صلى الله عليه وسلم خاتما من ذهب فاتخذ الناس خواتيم من ذهب، فقال النبي صلى الله عليه وسلم " اني اتخذت خاتما من ذهب ". فنبذه وقال " اني لن البسه ابدا " فنبذ الناس خواتيمهم
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Ne pratiquez pas le jeûne continu (Al-Wisal). » Ils ont répondu : « Mais tu pratiques le jeûne continu. » Il a dit : « Je ne suis pas comme vous, car la nuit, mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. » Mais les gens n’ont pas arrêté le jeûne continu, alors le Prophète (ﷺ) a jeûné avec eux deux jours ou deux nuits, puis ils ont vu le croissant de lune. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Si le croissant avait tardé à apparaître, j’aurais continué à jeûner (à cause de vous), » comme s’il voulait leur montrer les limites parce qu’ils avaient refusé d’arrêter
حدثنا عبد الله بن محمد، حدثنا هشام، اخبرنا معمر، عن الزهري، عن ابي سلمة، عن ابي هريرة، قال قال النبي صلى الله عليه وسلم " لا تواصلوا ". قالوا انك تواصل. قال " اني لست مثلكم، اني ابيت يطعمني ربي ويسقيني ". فلم ينتهوا عن الوصال قال فواصل بهم النبي صلى الله عليه وسلم يومين او ليلتين، ثم راوا الهلال فقال النبي صلى الله عليه وسلم " لو تاخر الهلال لزدتكم ". كالمنكل لهم
Rapporté par le père d’Ibrahim At Taimi : `Ali s’est adressé à nous alors qu’il était debout sur une chaire en briques, portant une épée à laquelle était attaché un parchemin. Il a dit : « Par Allah, nous n’avons pas d’autre livre à lire que le Livre d’Allah et ce qui est écrit sur ce parchemin. » Puis il l’a déroulé, et il y était écrit quels types de chameaux devaient être donnés comme prix du sang. Il y était aussi écrit : « Médine est un sanctuaire depuis ‘Air (une montagne) jusqu’à tel endroit. Celui qui y introduit une innovation ou y commet un péché subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et Allah n’acceptera ni ses œuvres obligatoires ni volontaires. » Il y était aussi écrit : « L’asile (la protection) accordé par un musulman est valable pour tous (même si c’est le musulman le plus humble, il doit être respecté par tous les autres musulmans). Celui qui trahit un musulman à ce sujet (en violant la protection) subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et Allah n’acceptera ni ses œuvres obligatoires ni volontaires. » Il y était aussi écrit : « Celui qui (un esclave affranchi) prend d’autres personnes comme maîtres que ses véritables maîtres (ceux qui l’ont affranchi), sans leur permission, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et Allah n’acceptera ni ses œuvres obligatoires ni volontaires. »
حدثنا عمر بن حفص بن غياث، حدثنا ابي، حدثنا الاعمش، حدثني ابراهيم التيمي، حدثني ابي قال، خطبنا علي رضى الله عنه على منبر من اجر، وعليه سيف فيه صحيفة معلقة فقال والله ما عندنا من كتاب يقرا الا كتاب الله وما في هذه الصحيفة. فنشرها فاذا فيها اسنان الابل واذا فيها " المدينة حرم من عير الى كذا، فمن احدث فيها حدثا فعليه لعنة الله والملايكة والناس اجمعين، لا يقبل الله منه صرفا ولا عدلا ". واذا فيه " ذمة المسلمين واحدة يسعى بها ادناهم، فمن اخفر مسلما فعليه لعنة الله والملايكة والناس اجمعين، لا يقبل الله منه صرفا ولا عدلا ". واذا فيها " من والى قوما بغير اذن مواليه فعليه لعنة الله والملايكة والناس اجمعين لا يقبل الله منه صرفا ولا عدلا
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a fait quelque chose qui était permis religieusement, mais certaines personnes s’en sont abstenues. Quand le Prophète (ﷺ) l’a appris, il a glorifié et loué Allah, puis a dit : « Pourquoi certaines personnes évitent-elles de faire ce que je fais ? Par Allah, je connais Allah mieux qu’eux. »
حدثنا عمر بن حفص، حدثنا ابي، حدثنا الاعمش، حدثنا مسلم، عن مسروق، قال قالت عايشة رضي الله عنها صنع النبي صلى الله عليه وسلم شييا ترخص وتنزه عنه قوم، فبلغ ذلك النبي صلى الله عليه وسلم فحمد الله ثم قال " ما بال اقوام يتنزهون عن الشىء اصنعه، فوالله اني اعلمهم بالله، واشدهم له خشية
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Un jour, les deux hommes vertueux, c’est-à-dire Abou Bakr et ‘Umar, étaient sur le point de commettre une grave erreur (et cela parce que) : Quand la délégation des Bani Tamim est venue voir le Prophète (ﷺ), l’un d’eux (soit Abou Bakr, soit ‘Umar) a proposé Al-Aqra’ bin Habis at-Tamimi Al-Hanzali, le frère des Bani Majashi, pour être leur chef, tandis que l’autre a recommandé quelqu’un d’autre. Abou Bakr a dit à ‘Umar : « Tu veux seulement t’opposer à moi. » ‘Umar a répondu : « Je n’ai pas voulu m’opposer à toi ! » Ensuite, leurs voix se sont élevées devant le Prophète (ﷺ), alors qu’il a été révélé : « Ô vous qui croyez ! N’élevez pas vos voix au-dessus de celle du Prophète... une grande récompense. » (49.2-3) Ibn Az-Zubair a dit : « À partir de ce moment, quand ‘Umar parlait au Prophète, il parlait comme quelqu’un qui chuchote un secret, au point que parfois le Prophète (ﷺ) ne l’entendait pas et lui demandait de répéter. »
حدثنا محمد بن مقاتل، اخبرنا وكيع، عن نافع بن عمر، عن ابن ابي مليكة، قال كاد الخيران ان يهلكا ابو بكر، وعمر، لما قدم على النبي صلى الله عليه وسلم وفد بني تميم، اشار احدهما بالاقرع بن حابس الحنظلي اخي بني مجاشع، واشار الاخر بغيره، فقال ابو بكر لعمر انما اردت خلافي. فقال عمر ما اردت خلافك. فارتفعت اصواتهما عند النبي صلى الله عليه وسلم فنزلت {يا ايها الذين امنوا لا ترفعوا اصواتكم} الى قوله {عظيم}. قال ابن ابي مليكة قال ابن الزبير فكان عمر بعد ولم يذكر ذلك عن ابيه يعني ابا بكر اذا حدث النبي صلى الله عليه وسلم بحديث حدثه كاخي السرار، لم يسمعه حتى يستفهمه
Rapporté par ‘Aisha (la mère des croyants) : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Si Abou Bakr se tient à ta place pour la prière, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Il a répété : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors dit à Hafsa : « Peux-tu dire au Prophète : ‘Si Abou Bakr se tient à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière’ ? » Hafsa l’a fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous êtes comme les compagnes de Joseph (voir Coran, 12:30-32). Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Hafsa m’a alors dit : « Je n’ai jamais rien reçu de bon de ta part. »
حدثنا اسماعيل، حدثني مالك، عن هشام بن عروة، عن ابيه، عن عايشة ام المومنين، ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال في مرضه " مروا ابا بكر يصلي بالناس ". قالت عايشة قلت ان ابا بكر اذا قام في مقامك لم يسمع الناس من البكاء، فمر عمر فليصل. فقال " مروا ابا بكر فليصل بالناس ". فقالت عايشة فقلت لحفصة قولي ان ابا بكر اذا قام في مقامك لم يسمع الناس من البكاء، فمر عمر فليصل بالناس، ففعلت حفصة. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " انكن لانتن صواحب يوسف، مروا ابا بكر فليصل للناس ". قالت حفصة لعايشة ما كنت لاصيب منك خيرا
Rapporté par Sahl bin Sa’d As-Sa’idi : ‘Uwaimir Al-‘Ajlani est venu voir ‘Asim bin ‘Adi et lui a dit : « Si un homme trouve un autre homme avec sa femme et le tue, le condamnerais-tu à mort (en Qisas, c’est-à-dire égalité dans la punition) ? Ô ‘Asim ! Demande au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet pour moi. » ‘Asim a posé la question au Prophète (ﷺ), mais celui-ci n’a pas aimé cette question et l’a désapprouvée. ‘Asim est revenu et a informé ‘Uwaimir que le Prophète n’aimait pas ce genre de question. ‘Uwaimir a dit : « Par Allah, j’irai moi-même voir le Prophète. » ‘Uwaimir est allé voir le Prophète (ﷺ) alors qu’Allah avait déjà révélé des versets du Coran à ce sujet, après le départ de ‘Asim. Le Prophète (ﷺ) a dit à ‘Uwaimir : « Allah a révélé des versets du Coran à ton sujet et à celui de ta femme. » Le Prophète (ﷺ) les a alors fait venir, et ils ont appliqué la procédure du Li’an. Ensuite, ‘Uwaimir a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la garde avec moi, on dira que j’ai menti. » Alors ‘Uwaimir l’a divorcée, même si le Prophète (ﷺ) ne lui avait pas ordonné de le faire. Plus tard, cette façon de divorcer est devenue la tradition pour les couples concernés par le Li’an. Le Prophète (ﷺ) a dit aux gens : « Attendez ! Si elle accouche d’un enfant petit et roux comme une Wahra (un petit animal roux), alors je penserai qu’il (‘Uwaimir) a menti, mais si elle accouche d’un enfant noir aux grands yeux et aux grosses fesses, alors je penserai qu’il a dit la vérité sur elle. » Finalement, elle a donné naissance à un enfant qui a confirmé l’accusation. (Voir hadith n°269, vol)
حدثنا ادم، حدثنا ابن ابي ذيب، حدثنا الزهري، عن سهل بن سعد الساعدي، قال جاء عويمر الى عاصم بن عدي فقال ارايت رجلا وجد مع امراته رجلا فيقتله، اتقتلونه به سل لي يا عاصم رسول الله صلى الله عليه وسلم فساله فكره النبي صلى الله عليه وسلم المسايل وعاب، فرجع عاصم فاخبره ان النبي صلى الله عليه وسلم كره المسايل فقال عويمر والله لاتين النبي صلى الله عليه وسلم، فجاء وقد انزل الله تعالى القران خلف عاصم فقال له " قد انزل الله فيكم قرانا ". فدعا بهما فتقدما فتلاعنا، ثم قال عويمر كذبت عليها يا رسول الله، ان امسكتها. ففارقها ولم يامره النبي صلى الله عليه وسلم بفراقها، فجرت السنة في المتلاعنين. وقال النبي صلى الله عليه وسلم " انظروها فان جاءت به احمر قصيرا مثل وحرة فلا اراه الا قد كذب، وان جاءت به اسحم اعين ذا اليتين فلا احسب الا قد صدق عليها ". فجاءت به على الامر المكروه
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
Rapporté par ‘Asim : J’ai demandé à Anas : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a-t-il fait de Médine un sanctuaire ? » Il a répondu : « Oui, (Médine est un sanctuaire d’un endroit à un autre). Il est interdit d’y couper les arbres, et quiconque y introduit une innovation ou y commet un péché subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens. » Moussa bin Anas m’a ensuite dit qu’Anas avait ajouté : « ... ou donne refuge à un innovateur ou à un pécheur. »
حدثنا موسى بن اسماعيل، حدثنا عبد الواحد، حدثنا عاصم، قال قلت لانس احرم رسول الله صلى الله عليه وسلم المدينة. قال نعم ما بين كذا الى كذا، لا يقطع شجرها، من احدث فيها حدثا فعليه لعنة الله والملايكة والناس اجمعين. قال عاصم فاخبرني موسى بن انس انه قال او اوى محدثا
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Allah ne vous privera pas du savoir après vous l'avoir donné, mais il sera retiré par la mort des savants religieux avec leur savoir. Ensuite, il ne restera que des gens ignorants qui, lorsqu'on les consultera, donneront des avis selon leurs propres opinions, ce qui égarera les autres et les entraînera eux-mêmes dans l'erreur. »
حدثنا سعيد بن تليد، حدثني ابن وهب، حدثني عبد الرحمن بن شريح، وغيره، عن ابي الاسود، عن عروة، قال حج علينا عبد الله بن عمرو فسمعته يقول سمعت النبي صلى الله عليه وسلم يقول " ان الله لا ينزع العلم بعد ان اعطاهموه انتزاعا، ولكن ينتزعه منهم مع قبض العلماء بعلمهم، فيبقى ناس جهال يستفتون فيفتون برايهم، فيضلون ويضلون ". فحدثت عايشة زوج النبي صلى الله عليه وسلم ثم ان عبد الله بن عمرو حج بعد فقالت يا ابن اختي انطلق الى عبد الله فاستثبت لي منه الذي حدثتني عنه. فجيته فسالته فحدثني به كنحو ما حدثني، فاتيت عايشة فاخبرتها فعجبت فقالت والله لقد حفظ عبد الله بن عمرو
حدثنا عبد الله بن يوسف، حدثنا الليث، حدثني عقيل، عن ابن شهاب، قال اخبرني مالك بن اوس النصري، وكان، محمد بن جبير بن مطعم ذكر لي ذكرا من ذلك فدخلت على مالك فسالته فقال انطلقت حتى ادخل على عمر اتاه حاجبه يرفا فقال هل لك في عثمان وعبد الرحمن والزبير وسعد يستاذنون. قال نعم. فدخلوا فسلموا وجلسوا. فقال هل لك في علي وعباس. فاذن لهما. قال العباس يا امير المومنين اقض بيني وبين الظالم. استبا. فقال الرهط عثمان واصحابه يا امير المومنين اقض بينهما وارح احدهما من الاخر. فقال اتيدوا انشدكم بالله الذي باذنه تقوم السماء والارض، هل تعلمون ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا نورث ما تركنا صدقة ". يريد رسول الله صلى الله عليه وسلم نفسه. قال الرهط قد قال ذلك. فاقبل عمر على علي وعباس فقال انشدكما بالله هل تعلمان ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال ذلك. قالا نعم. قال عمر فاني محدثكم عن هذا الامر، ان الله كان خص رسوله صلى الله عليه وسلم في هذا المال بشىء لم يعطه احدا غيره، فان الله يقول {ما افاء الله على رسوله منهم فما اوجفتم} الاية، فكانت هذه خالصة لرسول الله صلى الله عليه وسلم، ثم والله ما احتازها دونكم ولا استاثر بها عليكم، وقد اعطاكموها وبثها فيكم، حتى بقي منها هذا المال، وكان النبي صلى الله عليه وسلم ينفق على اهله نفقة سنتهم من هذا المال، ثم ياخذ ما بقي فيجعله مجعل مال الله، فعمل النبي صلى الله عليه وسلم بذلك حياته، انشدكم بالله هل تعلمون ذلك فقالوا نعم. ثم قال لعلي وعباس انشدكما الله هل تعلمان ذلك قالا نعم. ثم توفى الله نبيه صلى الله عليه وسلم فقال ابو بكر انا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم، فقبضها ابو بكر فعمل فيها بما عمل فيها رسول الله صلى الله عليه وسلم، وانتما حينيذ واقبل على علي وعباس تزعمان ان ابا بكر فيها كذا، والله يعلم انه فيها صادق بار راشد تابع للحق، ثم توفى الله ابا بكر فقلت انا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم وابي بكر. فقبضتها سنتين اعمل فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم وابو بكر، ثم جيتماني وكلمتكما على كلمة واحدة وامركما جميع، جيتني تسالني نصيبك من ابن اخيك، واتاني هذا يسالني نصيب امراته من ابيها فقلت ان شيتما دفعتها اليكما، على ان عليكما عهد الله وميثاقه تعملان فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم وبما عمل فيها ابو بكر وبما عملت فيها منذ وليتها، والا فلا تكلماني فيها. فقلتما ادفعها الينا بذلك. فدفعتها اليكما بذلك، انشدكم بالله هل دفعتها اليهما بذلك قال الرهط نعم. فاقبل على علي وعباس فقال انشدكما بالله هل دفعتها اليكما بذلك. قالا نعم. قال افتلتمسان مني قضاء غير ذلك فوالذي باذنه تقوم السماء والارض لا اقضي فيها قضاء غير ذلك حتى تقوم الساعة، فان عجزتما عنها فادفعاها الى، فانا اكفيكماها