Loading...

Loading...
Livres
57 Hadiths
Rapporté par Ibn `Abbas : Pour les enfants d’Israël, la punition pour un crime était uniquement Al-Qisas (la loi du talion), et le paiement du prix du sang n’était pas permis comme alternative. Mais Allah a dit à cette communauté (les musulmans) : « Ô vous qui croyez ! Le Qisas vous est prescrit en cas de meurtre… » (jusqu’à la fin du verset 2.178). Ibn `Abbas a ajouté : La remise (le pardon) dans ce verset signifie accepter le prix du sang même en cas de meurtre intentionnel. Ibn `Abbas a aussi dit : Le verset : « Alors les proches doivent demander le prix du sang de façon raisonnable. » (2.178) veut dire que la demande doit être raisonnable et qu’il faut remercier correctement en retour
حدثنا قتيبة بن سعيد، حدثنا سفيان، عن عمرو، عن مجاهد، عن ابن عباس رضى الله عنهما قال كانت في بني اسراييل قصاص، ولم تكن فيهم الدية فقال الله لهذه الامة {كتب عليكم القصاص في القتلى} الى هذه الاية {فمن عفي له من اخيه شىء}. قال ابن عباس فالعفو ان يقبل الدية في العمد، قال {فاتباع بالمعروف} ان يطلب بمعروف ويودي باحسان
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les personnes les plus détestées par Allah sont au nombre de trois : (1) Celui qui se comporte mal, c’est-à-dire qui fait le mal, dans le Haram (les lieux sacrés de La Mecque et Médine) ; (2) celui qui veut que les traditions de l’époque préislamique restent dans l’islam ; (3) et celui qui cherche à faire couler le sang de quelqu’un sans raison valable. »
حدثنا ابو اليمان، اخبرنا شعيب، عن عبد الله بن ابي حسين، حدثنا نافع بن جبير، عن ابن عباس، ان النبي صلى الله عليه وسلم قال " ابغض الناس الى الله ثلاثة ملحد في الحرم، ومبتغ في الاسلام سنة الجاهلية، ومطلب دم امري بغير حق ليهريق دمه
Rapporté par `Aisha : Les polythéistes ont été vaincus le jour de la bataille d’Uhud. Satan a crié parmi les gens ce jour-là : « Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qu’il y a derrière vous ! » Alors la première ligne de l’armée a attaqué les lignes arrière (en pensant qu’il s’agissait de l’ennemi) jusqu’à ce qu’ils tuent Al-Yaman. Hudhaifa (fils d’Al-Yaman) a crié : « Mon père ! Mon père ! » Mais ils l’ont tué. Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne. » (Le narrateur ajoute : Certains des polythéistes vaincus se sont enfuis jusqu’à Taïf)
حدثنا فروة، حدثنا علي بن مسهر، عن هشام، عن ابيه، عن عايشة، هزم المشركون يوم احد. وحدثني محمد بن حرب، حدثنا ابو مروان، يحيى بن ابي زكرياء عن هشام، عن عروة، عن عايشة رضى الله عنها قالت صرخ ابليس يوم احد في الناس يا عباد الله اخراكم. فرجعت اولاهم على اخراهم حتى قتلوا اليمان فقال حذيفة ابي ابي. فقتلوه، فقال حذيفة غفر الله لكم. قال وقد كان انهزم منهم قوم حتى لحقوا بالطايف
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a écrasé la tête d’une jeune fille entre deux pierres. On lui a demandé : « Qui t’a fait cela ? Est-ce telle personne ? Est-ce telle autre ? » Quand le nom du Juif a été cité, elle a fait un signe de la tête pour confirmer. Alors le Juif a été amené et il a avoué. Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné que sa tête soit écrasée avec des pierres. (Hammam a précisé : « avec deux pierres »)
حدثني اسحاق، اخبرنا حبان، حدثنا همام، حدثنا قتادة، حدثنا انس بن مالك، ان يهوديا، رض راس جارية بين حجرين، فقيل لها من فعل بك هذا افلان افلان حتى سمي اليهودي فاومات براسها، فجيء باليهودي فاعترف، فامر به النبي صلى الله عليه وسلم فرض راسه بالحجارة. وقد قال همام بحجرين
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a tué un Juif qui avait tué une jeune fille pour lui prendre ses bijoux
حدثنا مسدد، حدثنا يزيد بن زريع، حدثنا سعيد، عن قتادة، عن انس بن مالك رضى الله عنه ان النبي صلى الله عليه وسلم قتل يهوديا بجارية قتلها على اوضاح لها
Rapporté par `Aisha : Nous avons donné un médicament au Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, en le lui versant dans la bouche. Il a dit : « Ne me donnez pas de médicament dans la bouche. » (Nous avons pensé qu’il disait cela) parce que les malades n’aiment généralement pas les médicaments. Quand il est allé mieux, il a dit : « Chacun d’entre vous devra boire ce médicament, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
حدثنا عمرو بن علي، حدثنا يحيى، حدثنا سفيان، حدثنا موسى بن ابي عايشة، عن عبيد الله بن عبد الله، عن عايشة رضى الله عنها قالت لددنا النبي صلى الله عليه وسلم في مرضه فقال " لا تلدوني ". فقلنا كراهية المريض للدواء. فلما افاق قال " لا يبقى احد منكم الا لد، غير العباس فانه لم يشهدكم
Rapporté par Abu Huraira : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Nous (les musulmans) sommes les derniers à venir, mais nous serons les premiers le Jour de la Résurrection. » Il a ajouté : « Si quelqu’un regarde en cachette dans votre maison sans votre permission, et que vous lui lancez une pierre qui lui crève un œil, vous n’aurez rien à vous reprocher. »
حدثنا ابو اليمان، اخبرنا شعيب، حدثنا ابو الزناد، ان الاعرج، حدثه انه، سمع ابا هريرة، يقول انه سمع رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول " نحن الاخرون السابقون يوم القيامة ". وباسناده " لو اطلع في بيتك احد ولم تاذن له، خذفته بحصاة ففقات عينه، ما كان عليك من جناح
Rapporté par Abu Huraira : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Nous (les musulmans) sommes les derniers à venir, mais nous serons les premiers le Jour de la Résurrection. » Il a ajouté : « Si quelqu’un regarde en cachette dans votre maison sans votre permission, et que vous lui lancez une pierre qui lui crève un œil, vous n’aurez rien à vous reprocher. »
حدثنا ابو اليمان، اخبرنا شعيب، حدثنا ابو الزناد، ان الاعرج، حدثه انه، سمع ابا هريرة، يقول انه سمع رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول " نحن الاخرون السابقون يوم القيامة ". وباسناده " لو اطلع في بيتك احد ولم تاذن له، خذفته بحصاة ففقات عينه، ما كان عليك من جناح
Rapporté par Yahya : Humaid a dit : « Un homme a regardé en cachette dans la maison du Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) a pointé une flèche vers lui pour le toucher. » J’ai demandé : « Qui t’a raconté cela ? » Il a répondu : « Anas bin Malik. »
حدثنا مسدد، حدثنا يحيى، عن حميد،، ان رجلا، اطلع في بيت النبي صلى الله عليه وسلم فسدد اليه مشقصا. فقلت من حدثك قال انس بن مالك
Rapporté par `Aisha : « Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été vaincus. Puis Satan a crié : “Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qui se passe derrière vous !” Alors les premiers rangs ont attaqué les derniers rangs de l’armée. Hudhaifa a vu que c’était son père, Al-Yaman, qui était attaqué ! Il a crié à ses compagnons : “Ô serviteurs d’Allah, c’est mon père, c’est mon père !” Mais, par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer (c’est-à-dire le père de Hudhaifa). Hudhaifa a dit : “Qu’Allah vous pardonne.” (`Urwa a dit que Hudhaifa a continué à demander pardon à Allah pour celui qui avait tué son père jusqu’à sa mort)
حدثني اسحاق بن منصور، اخبرنا ابو اسامة، قال هشام اخبرنا عن ابيه، عن عايشة، قالت لما كان يوم احد هزم المشركون فصاح ابليس اى عباد الله اخراكم. فرجعت اولاهم، فاجتلدت هي واخراهم، فنظر حذيفة فاذا هو بابيه اليمان فقال اى عباد الله ابي ابي. قالت فوالله ما احتجزوا حتى قتلوه. قال حذيفة غفر الله لكم. قال عروة فما زالت في حذيفة منه بقية حتى لحق بالله
Rapporté par Salama : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) vers Khaybar. Un homme parmi les compagnons a dit : « Ô ‘Amir ! Chante-nous quelques-unes de tes chansons pour faire avancer les chameaux. » Alors il en a chanté quelques-unes, en rythme avec la marche des chameaux. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui conduit ces chameaux ? » Ils ont répondu : « ‘Amir. » Le Prophète a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ! » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si seulement tu nous laissais profiter de sa compagnie plus longtemps ! » Puis ‘Amir a été tué le lendemain matin. Les gens ont dit : « Les bonnes actions de ‘Amir sont perdues puisqu’il s’est tué lui-même. » Je suis revenu à ce moment-là pendant qu’ils parlaient de cela. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Prophète d’Allah ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Les gens disent que les bonnes actions de ‘Amir sont perdues. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cela ment, car ‘Amir aura une double récompense puisqu’il a fait des efforts pour obéir à Allah et a combattu pour la cause d’Allah. Aucune autre façon de mourir ne lui aurait donné une plus grande récompense. »
حدثنا المكي بن ابراهيم، حدثنا يزيد بن ابي عبيد، عن سلمة، قال خرجنا مع النبي صلى الله عليه وسلم الى خيبر فقال رجل منهم اسمعنا يا عامر من هنيهاتك. فحدا بهم، فقال النبي صلى الله عليه وسلم " من السايق " قالوا عامر. فقال " رحمه الله ". فقالوا يا رسول الله هلا امتعتنا به. فاصيب صبيحة ليلته فقال القوم حبط عمله، قتل نفسه. فلما رجعت وهم يتحدثون ان عامرا حبط عمله، فجيت الى النبي صلى الله عليه وسلم فقلت يا نبي الله فداك ابي وامي، زعموا ان عامرا حبط عمله. فقال " كذب من قالها، ان له لاجرين اثنين، انه لجاهد مجاهد، واى قتل يزيده عليه
Rapporté par `Imran bin Husain : Un homme a mordu la main d’un autre homme et ce dernier a retiré sa main de force de sa bouche, ce qui a fait tomber deux de ses dents de devant. Ils ont présenté leur cas au Prophète, qui a dit : « L’un de vous a mordu son frère comme un chameau mâle mord. (Allez-vous-en), il n’y a pas de compensation (prix du sang) pour toi. »
حدثنا ادم، حدثنا شعبة، حدثنا قتادة، قال سمعت زرارة بن اوفى، عن عمران بن حصين، ان رجلا، عض يد رجل، فنزع يده من فمه، فوقعت ثنيتاه، فاختصموا الى النبي صلى الله عليه وسلم فقال " يعض احدكم اخاه كما يعض الفحل، لا دية لك
Rapporté par Ya`la : Je suis parti lors d’une expédition et un homme a mordu un autre homme, ce qui a fait tomber une de ses dents de devant. Le Prophète (ﷺ) a annulé l’affaire
حدثنا ابو عاصم، عن ابن جريج، عن عطاء، عن صفوان بن يعلى، عن ابيه، قال خرجت في غزوة، فعض رجل فانتزع ثنيته، فابطلها النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Anas : La fille d’An-Nadr a giflé une autre fille et lui a cassé une dent. Les proches de cette fille sont allés voir le Prophète (ﷺ), et il a ordonné l’application du Qisas (égalité dans la punition)
حدثنا الانصاري، حدثنا حميد، عن انس رضى الله عنه ان ابنة النضر، لطمت جارية، فكسرت ثنيتها، فاتوا النبي صلى الله عليه وسلم فامر بالقصاص
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceci et ceci sont pareils. » Il montrait le petit doigt et le pouce
حدثنا ادم، حدثنا شعبة، عن قتادة، عن عكرمة، عن ابن عباس، عن النبي صلى الله عليه وسلم قال " هذه وهذه سواء "، يعني الخنصر والابهام
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire la même chose que dans le hadith précédent
حدثنا محمد بن بشار، حدثنا ابن ابي عدي، عن شعبة، عن قتادة، عن عكرمة، عن ابن عباس، قال سمعت النبي صلى الله عليه وسلم نحوه
Rapporté par Ibn 'Umar : Un garçon a été assassiné. 'Umar a dit : « Si tous les habitants de San'a avaient participé à ce meurtre, je les aurais tous tués. » Al-Mughira bin Hakim a rapporté que son père a dit : « Quatre personnes ont tué un garçon, et 'Umar a dit la même chose. » Abu Bakr, Ibn Az-Zubair, 'Ali et Suwaid bin Muqarrin ont appliqué le Qisas (égalité dans la punition) pour une gifle. 'Umar a appliqué le Qisas pour un coup de bâton. 'Ali l’a appliqué pour trois coups de fouet. Et Shuraih l’a appliqué pour un dernier coup et pour des griffures
وقال لي ابن بشار حدثنا يحيى، عن عبيد الله، عن نافع، عن ابن عمر رضى الله عنهما ان غلاما، قتل غيلة فقال عمر لو اشترك فيها اهل صنعاء لقتلتهم. وقال مغيرة بن حكيم عن ابيه ان اربعة قتلوا صبيا فقال عمر مثله. واقاد ابو بكر وابن الزبير وعلي وسويد بن مقرن من لطمة. واقاد عمر من ضربة بالدرة. واقاد علي من ثلاثة اسواط. واقتص شريح من سوط وخموش
Rapporté par `Aisha : Nous avons fait prendre un médicament à la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) pendant sa maladie, et il nous a fait signe pour dire : « Ne me faites pas prendre de médicament. » Nous avons pensé qu’il refusait simplement parce que les malades n’aiment pas les médicaments. Quand il s’est senti un peu mieux, il nous a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de me faire prendre ce médicament ? » Nous avons répondu : « Nous avons cru que c’était parce que, comme tout malade, tu n’aimais pas ça. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Chacun de vous devra boire ce médicament, et je vous regarderai, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
حدثنا مسدد، حدثنا يحيى، عن سفيان، حدثنا موسى بن ابي عايشة، عن عبيد الله بن عبد الله، قال قالت عايشة لددنا رسول الله صلى الله عليه وسلم في مرضه، وجعل يشير الينا " لا تلدوني ". قال فقلنا كراهية المريض بالدواء، فلما افاق قال " الم انهكم ان تلدوني ". قال قلنا كراهية للدواء. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لا يبقى منكم احد الا لد وانا انظر الا العباس فانه لم يشهدكم
Rapporté par Sahl bin Abi Hathma : Un groupe de personnes de sa tribu est allé à Khaybar et s’est dispersé, puis ils ont retrouvé l’un d’eux assassiné. Ils ont dit aux gens chez qui le corps avait été trouvé : « C’est vous qui avez tué notre compagnon ! » Ces gens ont répondu : « Nous ne l’avons pas tué et nous ne savons pas qui l’a tué. » Le groupe endeuillé est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes allés à Khaybar et avons trouvé l’un de nous tué. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que les plus âgés parmi vous s’avancent et parlent. » Puis le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Apportez une preuve contre le meurtrier. » Ils ont répondu : « Nous n’avons aucune preuve. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors ce sera aux accusés de prêter serment. » Ils ont dit : « Nous n’acceptons pas les serments des Juifs. » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas voulu que le prix du sang de la victime soit perdu sans compensation, alors il a donné cent chameaux pris sur les chameaux de la Zakat (aux proches du défunt) comme Diya (prix du sang)
حدثنا ابو نعيم، حدثنا سعيد بن عبيد، عن بشير بن يسار، زعم ان رجلا، من الانصار يقال له سهل بن ابي حثمة اخبره ان نفرا من قومه انطلقوا الى خيبر فتفرقوا فيها، ووجدوا احدهم قتيلا، وقالوا للذي وجد فيهم قتلتم صاحبنا. قالوا ما قتلنا ولا علمنا قاتلا. فانطلقوا الى النبي صلى الله عليه وسلم فقالوا يا رسول الله انطلقنا الى خيبر فوجدنا احدنا قتيلا. فقال " الكبر الكبر ". فقال لهم " تاتون بالبينة على من قتله ". قالوا ما لنا بينة. قال " فيحلفون ". قالوا لا نرضى بايمان اليهود. فكره رسول الله صلى الله عليه وسلم ان يبطل دمه، فوداه ماية من ابل الصدقة
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz s’est assis sur son trône dans la cour de sa maison pour que les gens puissent se rassembler devant lui. Ensuite, il les a fait entrer et, quand ils sont arrivés, il a dit : « Que pensez-vous de l’Al-Qasama ? » Ils ont répondu : « Nous disons qu’il est permis de s’appuyer sur l’Al-Qasama pour le Qisas, car les précédents califes musulmans l’ont fait. » Puis il m’a dit : « Ô Abu Qilaba ! Qu’en dis-tu ? » Il m’a fait venir devant les gens et j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu as les chefs de l’armée et les notables des Arabes. Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme marié a commis un adultère à Damas sans l’avoir vu, le lapiderais-tu ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme a volé à Homs sans l’avoir vu, lui couperais-tu la main ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais tué personne sauf dans l’un des trois cas suivants : (1) une personne qui a tué quelqu’un injustement, a été tuée en représailles (Qisas), (2) une personne mariée qui a commis l’adultère, et (3) un homme qui a combattu Allah et Son Messager et abandonné l’islam pour devenir apostat. » Les gens ont alors dit : « Anas bin Malik n’a-t-il pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a coupé les mains des voleurs, marqué leurs yeux au fer et les a laissés au soleil ? » J’ai dit : « Je vais vous raconter le récit d’Anas. Anas a dit : “Huit personnes de la tribu de `Ukl sont venues voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont prêté allégeance pour l’islam (sont devenues musulmanes). Le climat de Médine ne leur convenait pas, ils sont tombés malades et s’en sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ). Il leur a dit : ‘Ne voulez-vous pas sortir avec le berger de nos chameaux et boire du lait et de l’urine des chameaux (comme remède) ?’ Ils ont accepté. Ils sont donc partis, ont bu le lait et l’urine, et une fois guéris, ils ont tué le berger du Messager d’Allah (ﷺ) et ont volé tous les chameaux. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), qui a envoyé des hommes à leur poursuite. Ils ont été capturés et amenés devant le Prophète. Il a alors ordonné qu’on leur coupe les mains et les pieds, qu’on marque leurs yeux au fer, puis ils ont été laissés au soleil jusqu’à leur mort.” J’ai dit : « Qu’est-ce qui pourrait être pire que ce qu’ils ont fait ? Ils ont quitté l’islam, commis un meurtre et un vol. » Ensuite, ‘Anbasa bin Sa`id a dit : « Par Allah, je n’ai jamais entendu un récit comme celui d’aujourd’hui. » J’ai dit : « Ô ‘Anbasa ! Tu mets en doute mon récit ? » ‘Anbasa a répondu : « Non, mais tu l’as rapporté comme il fallait. Par Allah, ces gens sont en sécurité tant que ce cheikh (Abu Qilaba) est parmi eux. » J’ai ajouté : « En effet, dans cet événement, une tradition a été établie par le Messager d’Allah (ﷺ). » Le narrateur a ajouté : Des gens des Ansar sont venus voir le Prophète (ﷺ) pour lui parler de certaines affaires, puis l’un d’eux est sorti et a été tué. Ils sont partis à sa recherche et ont retrouvé leur compagnon baignant dans son sang. Ils sont revenus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous avons retrouvé notre compagnon qui avait parlé avec nous et était sorti avant nous, baignant dans son sang (tué). » Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et leur a demandé : « Qui soupçonnez-vous ou qui pensez-vous l’avoir tué ? » Ils ont répondu : « Nous pensons que ce sont les Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a fait venir les Juifs et leur a demandé : « Avez-vous tué cet homme ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a demandé aux Ansar : « Acceptez-vous que je laisse cinquante Juifs jurer qu’ils ne l’ont pas tué ? » Ils ont dit : « Cela ne gênerait pas les Juifs de tous nous tuer puis de jurer faussement. » Il a dit : « Voulez-vous alors recevoir le Diya après que cinquante d’entre vous aient juré que les Juifs ont tué votre homme ? » Ils ont répondu : « Nous ne prêterons pas serment. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a lui-même payé le Diya (prix du sang). » Le narrateur a ajouté : La tribu de Hudhail avait renié l’un de ses hommes (à cause de sa mauvaise conduite) à l’époque préislamique. Ensuite, dans un endroit appelé Al-Batha’ (près de La Mecque), cet homme a attaqué une famille yéménite la nuit pour les voler, mais un homme de la famille l’a vu, l’a frappé avec son épée et l’a tué. La tribu de Hudhail est venue, a capturé le Yéménite et l’a amené devant `Umar pendant le Hajj en disant : « Il a tué notre compagnon. » Le Yéménite a dit : « Mais ces gens l’avaient renié (leur compagnon). » `Umar a dit : « Que cinquante personnes de Hudhail jurent qu’ils ne l’avaient pas renié. » Quarante-neuf ont prêté serment, puis un homme de leur tribu est arrivé du Sham et ils lui ont demandé de jurer aussi, mais il a préféré payer mille dirhams au lieu de jurer. Ils ont appelé un autre homme à sa place, et ce nouvel homme a serré la main du frère du défunt. Certaines personnes ont dit : « Nous et ces cinquante hommes qui ont prêté de faux serments (Al-Qasama) sommes partis, et quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Nakhlah, il s’est mis à pleuvoir, alors ils sont entrés dans une grotte dans la montagne, et la grotte s’est effondrée sur ces cinquante hommes qui avaient prêté de faux serments, et tous sont morts sauf les deux qui s’étaient serré la main. Ils ont survécu, mais une pierre est tombée sur la jambe du frère du défunt et l’a cassée ; il a survécu un an puis est mort. » J’ai ajouté : « `Abdul Malik bin Marwan a condamné un homme à mort en Qisas (égalité dans la punition) pour meurtre, en se basant sur l’Al-Qasama, mais il a ensuite regretté ce jugement et a ordonné que les noms des cinquante personnes ayant prêté serment (Al-Qasama) soient effacés du registre, et il les a exilés au Sham. »
حدثنا قتيبة بن سعيد، حدثنا ابو بشر، اسماعيل بن ابراهيم الاسدي حدثنا الحجاج بن ابي عثمان، حدثني ابو رجاء، من ال ابي قلابة حدثني ابو قلابة، ان عمر بن عبد العزيز، ابرز سريره يوما للناس، ثم اذن لهم فدخلوا فقال ما تقولون في القسامة قال نقول القسامة القود بها حق، وقد اقادت بها الخلفاء. قال لي ما تقول يا ابا قلابة ونصبني للناس. فقلت يا امير المومنين عندك رءوس الاجناد واشراف العرب، ارايت لو ان خمسين منهم شهدوا على رجل محصن بدمشق انه قد زنى، لم يروه اكنت ترجمه قال لا. قلت ارايت لو ان خمسين منهم شهدوا على رجل بحمص انه سرق اكنت تقطعه ولم يروه قال لا. قلت فوالله ما قتل رسول الله صلى الله عليه وسلم قط، الا في احدى ثلاث خصال رجل قتل بجريرة نفسه فقتل، او رجل زنى بعد احصان، او رجل حارب الله ورسوله وارتد عن الاسلام. فقال القوم اوليس قد حدث انس بن مالك ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قطع في السرق وسمر الاعين، ثم نبذهم في الشمس. فقلت انا احدثكم حديث انس، حدثني انس ان نفرا من عكل ثمانية قدموا على رسول الله صلى الله عليه وسلم فبايعوه على الاسلام، فاستوخموا الارض فسقمت اجسامهم، فشكوا ذلك الى رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " افلا تخرجون مع راعينا في ابله، فتصيبون من البانها وابوالها ". قالوا بلى، فخرجوا فشربوا من البانها وابوالها فصحوا، فقتلوا راعي رسول الله صلى الله عليه وسلم واطردوا النعم، فبلغ ذلك رسول الله صلى الله عليه وسلم فارسل في اثارهم، فادركوا فجيء بهم، فامر بهم فقطعت ايديهم وارجلهم، وسمر اعينهم، ثم نبذهم في الشمس حتى ماتوا. قلت واى شىء اشد مما صنع هولاء ارتدوا عن الاسلام وقتلوا وسرقوا. فقال عنبسة بن سعيد والله ان سمعت كاليوم قط. فقلت اترد على حديثي يا عنبسة قال لا، ولكن جيت بالحديث على وجهه، والله لا يزال هذا الجند بخير ما عاش هذا الشيخ بين اظهرهم. قلت وقد كان في هذا سنة من رسول الله صلى الله عليه وسلم دخل عليه نفر من الانصار فتحدثوا عنده، فخرج رجل منهم بين ايديهم فقتل، فخرجوا بعده، فاذا هم بصاحبهم يتشحط في الدم، فرجعوا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقالوا يا رسول الله صاحبنا كان تحدث معنا، فخرج بين ايدينا، فاذا نحن به يتشحط في الدم. فخرج رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال " بمن تظنون او ترون قتله ". قالوا نرى ان اليهود قتلته. فارسل الى اليهود فدعاهم. فقال " انتم قتلتم هذا ". قالوا لا. قال " اترضون نفل خمسين من اليهود ما قتلوه ". فقالوا ما يبالون ان يقتلونا اجمعين ثم ينتفلون. قال " افتستحقون الدية بايمان خمسين منكم ". قالوا ما كنا لنحلف، فوداه من عنده. قلت وقد كانت هذيل خلعوا خليعا لهم في الجاهلية فطرق اهل بيت من اليمن بالبطحاء فانتبه له رجل منهم فحذفه بالسيف فقتله، فجاءت هذيل فاخذوا اليماني فرفعوه الى عمر بالموسم وقالوا قتل صاحبنا. فقال انهم قد خلعوه. فقال يقسم خمسون من هذيل ما خلعوه. قال فاقسم منهم تسعة واربعون رجلا، وقدم رجل منهم من الشام فسالوه ان يقسم فافتدى يمينه منهم بالف درهم، فادخلوا مكانه رجلا اخر، فدفعه الى اخي المقتول فقرنت يده بيده، قالوا فانطلقا والخمسون الذين اقسموا حتى اذا كانوا بنخلة، اخذتهم السماء فدخلوا في غار في الجبل، فانهجم الغار على الخمسين الذين اقسموا فماتوا جميعا، وافلت القرينان واتبعهما حجر فكسر رجل اخي المقتول، فعاش حولا ثم مات. قلت وقد كان عبد الملك بن مروان اقاد رجلا بالقسامة ثم ندم بعد ما صنع، فامر بالخمسين الذين اقسموا فمحوا من الديوان وسيرهم الى الشام