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89 Hadiths
Rapporté par Ash-Shu`bi : D'après `Ali, lorsqu'il a lapidé une femme à mort un vendredi. `Ali a dit : « Je l'ai lapidée selon la tradition du Messager d'Allah (ﷺ). »
حدثنا ادم، حدثنا شعبة، حدثنا سلمة بن كهيل، قال سمعت الشعبي، يحدث عن علي، رضى الله عنه حين رجم المراة يوم الجمعة وقال قد رجمتها بسنة رسول الله صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Ash Shaibani : J'ai demandé à `Abdullah bin Abi `Aufa : « Est-ce que le Messager d'Allah (ﷺ) a appliqué la peine du Rajam (c'est-à-dire la lapidation à mort) ? » Il a répondu : « Oui. » J'ai demandé : « Avant ou après la révélation de la sourate An-Nur ? » Il a répondu : « Je ne sais pas. »
حدثني اسحاق، حدثنا خالد، عن الشيباني، سالت عبد الله بن ابي اوفى هل رجم رسول الله صلى الله عليه وسلم قال نعم. قلت قبل سورة النور ام بعد قال لا ادري
Rapporté par Jabir bin `Abdullah Al-Ansari : Un homme de la tribu des Bani Aslam est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit qu’il avait commis un rapport sexuel interdit, en témoignant contre lui-même à quatre reprises. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors ordonné qu’il soit lapidé à mort, car il était marié
حدثنا محمد بن مقاتل، اخبرنا عبد الله، اخبرنا يونس، عن ابن شهاب، قال حدثني ابو سلمة بن عبد الرحمن، عن جابر بن عبد الله الانصاري، ان رجلا، من اسلم اتى رسول الله صلى الله عليه وسلم فحدثه انه قد زنى، فشهد على نفسه اربع شهادات، فامر به رسول الله صلى الله عليه وسلم فرجم، وكان قد احصن
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée et l’a interpellé en disant : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage, mais l’homme a répété sa déclaration quatre fois. Après avoir témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » L’homme a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Es-tu marié ? » L’homme a dit : « Oui. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Jabir bin `Abdullah a dit : J’étais parmi ceux qui ont participé à la lapidation et nous l’avons lapidé à la Musalla. Quand les pierres l’ont fait souffrir, il a tenté de fuir, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن ابي سلمة، وسعيد بن المسيب، عن ابي هريرة رضى الله عنه قال اتى رجل رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو في المسجد فناداه فقال يا رسول الله اني زنيت. فاعرض عنه، حتى ردد عليه اربع مرات، فلما شهد على نفسه اربع شهادات، دعاه النبي صلى الله عليه وسلم فقال " ابك جنون ". قال لا. قال " فهل احصنت ". قال نعم. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " اذهبوا به فارجموه ". قال ابن شهاب فاخبرني من، سمع جابر بن عبد الله، قال فكنت فيمن رجمه فرجمناه بالمصلى، فلما اذلقته الحجارة هرب، فادركناه بالحرة فرجمناه
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée et l’a interpellé en disant : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage, mais l’homme a répété sa déclaration quatre fois. Après avoir témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » L’homme a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Es-tu marié ? » L’homme a dit : « Oui. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Jabir bin `Abdullah a dit : J’étais parmi ceux qui ont participé à la lapidation et nous l’avons lapidé à la Musalla. Quand les pierres l’ont fait souffrir, il a tenté de fuir, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، عن ابي سلمة، وسعيد بن المسيب، عن ابي هريرة رضى الله عنه قال اتى رجل رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو في المسجد فناداه فقال يا رسول الله اني زنيت. فاعرض عنه، حتى ردد عليه اربع مرات، فلما شهد على نفسه اربع شهادات، دعاه النبي صلى الله عليه وسلم فقال " ابك جنون ". قال لا. قال " فهل احصنت ". قال نعم. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " اذهبوا به فارجموه ". قال ابن شهاب فاخبرني من، سمع جابر بن عبد الله، قال فكنت فيمن رجمه فرجمناه بالمصلى، فلما اذلقته الحجارة هرب، فادركناه بالحرة فرجمناه
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et `Abd bin Zam`a se sont disputés au sujet d’un enfant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’enfant est pour toi, ô `Abd bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit. Ô Sauda ! Protège-toi de l’enfant. » Le sous-narrateur, Al-Laith, a ajouté que le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Et la lapidation est pour celui qui commet un rapport sexuel interdit. »
حدثنا ابو الوليد، حدثنا الليث، عن ابن شهاب، عن عروة، عن عايشة رضى الله عنها قالت اختصم سعد وابن زمعة فقال النبي صلى الله عليه وسلم " هو لك يا عبد بن زمعة، الولد للفراش، واحتجبي منه يا سودة ". زاد لنا قتيبة عن الليث " وللعاهر الحجر
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’enfant appartient au propriétaire du lit et la lapidation est pour celui qui commet un rapport sexuel interdit. »
حدثنا ادم، حدثنا شعبة، حدثنا محمد بن زياد، قال سمعت ابا هريرة، قال النبي صلى الله عليه وسلم " الولد للفراش، وللعاهر الحجر
Rapporté par Ibn `Umar : Un Juif et une Juive furent amenés devant le Messager d’Allah (ﷺ) pour avoir commis une relation sexuelle interdite. Le Prophète (ﷺ) leur demanda : « Quelle est la punition prévue dans votre Livre (la Torah) pour ce péché ? » Ils répondirent : « Nos prêtres ont inventé la punition de noircir le visage avec du charbon et de faire le tour du lieu. » `Abdullah bin Salam dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), demande-leur d’apporter la Torah. » On apporta la Torah, et l’un des Juifs mit sa main sur le verset concernant la lapidation, puis il lut ce qu’il y avait avant et après. Ibn Salam dit alors au Juif : « Lève la main. » Et voilà, le verset sur la lapidation était sous sa main. Le Messager d’Allah ordonna alors que les deux soient lapidés, et ils furent lapidés. Ibn `Umar ajouta : Ils ont tous les deux été lapidés à Balat, et j’ai vu le Juif protéger la Juive
حدثنا محمد بن عثمان، حدثنا خالد بن مخلد، عن سليمان، حدثني عبد الله بن دينار، عن ابن عمر رضى الله عنهما قال اتي رسول الله صلى الله عليه وسلم بيهودي ويهودية قد احدثا جميعا فقال لهم " ما تجدون في كتابكم ". قالوا ان احبارنا احدثوا تحميم الوجه والتجبية. قال عبد الله بن سلام ادعهم يا رسول الله بالتوراة. فاتي بها فوضع احدهم يده على اية الرجم، وجعل يقرا ما قبلها وما بعدها فقال له ابن سلام ارفع يدك. فاذا اية الرجم تحت يده، فامر بهما رسول الله صلى الله عليه وسلم فرجما. قال ابن عمر فرجما عند البلاط، فرايت اليهودي اجنا عليها
Rapporté par Jabir : Un homme de la tribu d’Aslam vint voir le Prophète (ﷺ) et avoua avoir commis une relation sexuelle interdite. Le Prophète (ﷺ) détourna le visage jusqu’à ce que l’homme témoigne contre lui-même à quatre reprises. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Es-tu fou ? » Il répondit : « Non. » Il demanda : « Es-tu marié ? » Il répondit : « Oui. » Alors le Prophète (ﷺ) ordonna qu’il soit lapidé, et il fut lapidé à la Musalla. Quand les pierres le firent souffrir, il s’enfuit, mais on le rattrapa et il fut lapidé jusqu’à la mort. Le Prophète (ﷺ) parla en bien de lui et fit la prière funéraire pour lui
حدثني محمود، حدثنا عبد الرزاق، اخبرنا معمر، عن الزهري، عن ابي سلمة، عن جابر، ان رجلا، من اسلم جاء النبي صلى الله عليه وسلم فاعترف بالزنا فاعرض عنه النبي صلى الله عليه وسلم حتى شهد على نفسه اربع مرات. قال له النبي صلى الله عليه وسلم " ابك جنون ". قال لا. قال " احصنت ". قال نعم. فامر به فرجم بالمصلى، فلما اذلقته الحجارة فر، فادرك فرجم حتى مات، فقال النبي صلى الله عليه وسلم خيرا وصلى عليه. لم يقل يونس وابن جريج عن الزهري فصلى عليه
Rapporté par Abu Huraira : Un homme eut une relation avec sa femme pendant le mois de Ramadan (alors qu’il jeûnait), et il vint demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il devait faire. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Peux-tu affranchir un esclave ? » L’homme répondit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Peux-tu jeûner deux mois consécutifs ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Nourris soixante pauvres. »
حدثنا قتيبة، حدثنا الليث، عن ابن شهاب، عن حميد بن عبد الرحمن، عن ابي هريرة رضى الله عنه ان رجلا، وقع بامراته في رمضان، فاستفتى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال " هل تجد رقبة ". قال لا. قال " هل تستطيع صيام شهرين ". قال لا. قال " فاطعم ستين مسكينا
Rapporté par 'Aisha رضي الله عنها : Un homme vint voir le Prophète (ﷺ) à la mosquée et dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi ? Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « J’ai eu une relation avec ma femme pendant le mois de Ramadan (en jeûnant). » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Fais un don en aumône. » Il répondit : « Je n’ai rien. » L’homme s’assit, et à ce moment-là, quelqu’un arriva avec un âne portant de la nourriture pour le Prophète (ﷺ)... (Le sous-rappoteur, 'Abdur Rahman, ajouta : Je ne sais pas de quel aliment il s’agissait.) Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Où est l’homme qui s’est dit perdu ? » Il répondit : « Me voici. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Prends cette nourriture et donne-la en aumône. » L’homme répondit : « À quelqu’un de plus pauvre que moi ? Ma famille n’a rien à manger. » Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : « Eh bien, mangez-la vous-mêmes. »
وقال الليث عن عمرو بن الحارث، عن عبد الرحمن بن القاسم، عن محمد بن جعفر بن الزبير، عن عباد بن عبد الله بن الزبير، عن عايشة، اتى رجل النبي صلى الله عليه وسلم في المسجد قال احترقت. قال " مم ذاك ". قال وقعت بامراتي في رمضان. قال له " تصدق ". قال ما عندي شىء. فجلس واتاه انسان يسوق حمارا ومعه طعام قال عبد الرحمن ما ادري ما هو الى النبي صلى الله عليه وسلم فقال " اين المحترق ". فقال ها انا ذا. قال " خذ هذا فتصدق به ". قال على احوج مني ما لاهلي طعام قال " فكلوه ". قال ابو عبد الله الحديث الاول ابين قوله " اطعم اهلك
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que j’étais avec le Prophète (ﷺ), un homme vint et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un péché qui mérite une punition ; applique-moi la sanction. » Le Prophète (ﷺ) ne lui demanda pas ce qu’il avait fait. Puis l’heure de la prière arriva, et l’homme pria avec le Prophète (ﷺ). Quand la prière fut terminée, l’homme se leva de nouveau et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un péché qui mérite une punition ; applique-moi la sanction selon la loi d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « N’as-tu pas prié avec nous ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Allah t’a pardonné ton péché. » ou il a dit : « ...ton péché qui mérite une punition. »
حدثني عبد القدوس بن محمد، حدثني عمرو بن عاصم الكلابي، حدثنا همام بن يحيى، حدثنا اسحاق بن عبد الله بن ابي طلحة، عن انس بن مالك رضى الله عنه قال كنت عند النبي صلى الله عليه وسلم فجاءه رجل فقال يا رسول الله اني اصبت حدا فاقمه على. قال ولم يساله عنه. قال وحضرت الصلاة فصلى مع النبي صلى الله عليه وسلم فلما قضى النبي صلى الله عليه وسلم الصلاة قام اليه الرجل فقال يا رسول الله اني اصبت حدا، فاقم في كتاب الله. قال " اليس قد صليت معنا ". قال نعم. قال " فان الله قد غفر لك ذنبك ". او قال " حدك
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque Ma'iz bin Malik est venu voir le Prophète (ﷺ) pour avouer, le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Peut-être que tu as seulement embrassé la femme, ou fait un signe, ou l’as regardée ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a alors demandé, sans utiliser de détour : « As-tu eu un rapport sexuel avec elle ? » Le narrateur ajoute : À ce moment-là (après son aveu), le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’il soit lapidé
حدثني عبد الله بن محمد الجعفي، حدثنا وهب بن جرير، حدثنا ابي قال، سمعت يعلى بن حكيم، عن عكرمة، عن ابن عباس رضى الله عنهما قال لما اتى ماعز بن مالك النبي صلى الله عليه وسلم قال له " لعلك قبلت او غمزت او نظرت ". قال لا يا رسول الله. قال " انكتها ". لا يكني. قال فعند ذلك امر برجمه
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les gens est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était assis dans la mosquée, et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage. L’homme s’est déplacé du côté vers lequel le Prophète avait tourné son visage, et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport interdit. » Le Prophète (ﷺ) a alors tourné son visage de l’autre côté, et l’homme est venu de ce côté. Quand il a avoué quatre fois, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a demandé : « Es-tu marié ? » Il a répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a alors dit (aux gens) : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Ibn Shihab ajoute : « On m’a rapporté de la part de quelqu’un qui a entendu Jabir, que Jabir a dit : ‘J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme, et nous l’avons lapidé à la Musalla (lieu de prière de la fête), et quand les pierres l’ont blessé, il s’est levé rapidement et s’est enfui, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort là-bas.’ »
حدثنا سعيد بن عفير، قال حدثني الليث، حدثني عبد الرحمن بن خالد، عن ابن شهاب، عن ابن المسيب، وابي، سلمة ان ابا هريرة، قال اتى رسول الله صلى الله عليه وسلم رجل من الناس وهو في المسجد فناداه يا رسول الله اني زنيت. يريد نفسه، فاعرض عنه النبي صلى الله عليه وسلم فتنحى لشق وجهه الذي اعرض قبله فقال يا رسول الله اني زنيت. فاعرض عنه، فجاء لشق وجه النبي صلى الله عليه وسلم الذي اعرض عنه، فلما شهد على نفسه اربع شهادات دعاه النبي صلى الله عليه وسلم فقال " ابك جنون ". قال لا يا رسول الله. فقال " احصنت ". قال نعم يا رسول الله. قال " اذهبوا فارجموه ". قال ابن شهاب اخبرني من، سمع جابرا، قال فكنت فيمن رجمه، فرجمناه بالمصلى، فلما اذلقته الحجارة جمز حتى ادركناه بالحرة فرجمناه
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les gens est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était assis dans la mosquée, et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage. L’homme s’est déplacé du côté vers lequel le Prophète avait tourné son visage, et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un rapport interdit. » Le Prophète (ﷺ) a alors tourné son visage de l’autre côté, et l’homme est venu de ce côté. Quand il a avoué quatre fois, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a demandé : « Es-tu marié ? » Il a répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a alors dit (aux gens) : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. » Ibn Shihab ajoute : « On m’a rapporté de la part de quelqu’un qui a entendu Jabir, que Jabir a dit : ‘J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme, et nous l’avons lapidé à la Musalla (lieu de prière de la fête), et quand les pierres l’ont blessé, il s’est levé rapidement et s’est enfui, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé à mort là-bas.’ »
حدثنا سعيد بن عفير، قال حدثني الليث، حدثني عبد الرحمن بن خالد، عن ابن شهاب، عن ابن المسيب، وابي، سلمة ان ابا هريرة، قال اتى رسول الله صلى الله عليه وسلم رجل من الناس وهو في المسجد فناداه يا رسول الله اني زنيت. يريد نفسه، فاعرض عنه النبي صلى الله عليه وسلم فتنحى لشق وجهه الذي اعرض قبله فقال يا رسول الله اني زنيت. فاعرض عنه، فجاء لشق وجه النبي صلى الله عليه وسلم الذي اعرض عنه، فلما شهد على نفسه اربع شهادات دعاه النبي صلى الله عليه وسلم فقال " ابك جنون ". قال لا يا رسول الله. فقال " احصنت ". قال نعم يا رسول الله. قال " اذهبوا فارجموه ". قال ابن شهاب اخبرني من، سمع جابرا، قال فكنت فيمن رجمه، فرجمناه بالمصلى، فلما اذلقته الحجارة جمز حتى ادركناه بالحرة فرجمناه
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid : Alors que nous étions avec le Prophète (ﷺ), un homme s’est levé et a dit au Prophète (ﷺ) : « Je t’implore par Allah de nous juger selon les lois d’Allah. » Ensuite, l’adversaire de cet homme, qui était plus sage, s’est levé et a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Juge-nous selon la loi d’Allah et permets-moi de parler. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parle. » Il a dit : « Mon fils travaillait pour cet homme et il a eu un rapport sexuel interdit avec sa femme. J’ai donné cent moutons et un esclave comme compensation pour la faute de mon fils. Ensuite, j’ai demandé à un homme savant ce qu’il fallait faire, et il m’a dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an, et que la femme de cet homme devait être lapidée à mort. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah. Tes cent moutons et l’esclave doivent t’être rendus, et ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé un an. Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme, et si elle avoue, alors lapide-la à mort. » Unais est allé la voir, elle a avoué, et il l’a alors lapidée à mort
حدثنا علي بن عبد الله، حدثنا سفيان، قال حفظناه من في الزهري قال اخبرني عبيد الله انه سمع ابا هريرة وزيد بن خالد قالا كنا عند النبي صلى الله عليه وسلم فقام رجل فقال انشدك الله الا قضيت بيننا بكتاب الله. فقام خصمه وكان افقه منه فقال اقض بيننا بكتاب الله واذن لي. قال " قل ". قال ان ابني كان عسيفا على هذا، فزنى بامراته، فافتديت منه بماية شاة وخادم، ثم سالت رجالا من اهل العلم، فاخبروني ان على ابني جلد ماية وتغريب عام، وعلى امراته الرجم. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " والذي نفسي بيده لاقضين بينكما بكتاب الله جل ذكره، الماية شاة والخادم رد، وعلى ابنك جلد ماية وتغريب عام، واغد يا انيس على امراة هذا، فان اعترفت فارجمها ". فغدا عليها فاعترفت فرجمها. قلت لسفيان لم يقل فاخبروني ان على ابني الرجم. فقال اشك فيها من الزهري، فربما قلتها وربما سكت
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid : Alors que nous étions avec le Prophète (ﷺ), un homme s’est levé et a dit au Prophète (ﷺ) : « Je t’implore par Allah de nous juger selon les lois d’Allah. » Ensuite, l’adversaire de cet homme, qui était plus sage, s’est levé et a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Juge-nous selon la loi d’Allah et permets-moi de parler. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parle. » Il a dit : « Mon fils travaillait pour cet homme et il a eu un rapport sexuel interdit avec sa femme. J’ai donné cent moutons et un esclave comme compensation pour la faute de mon fils. Ensuite, j’ai demandé à un homme savant ce qu’il fallait faire, et il m’a dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an, et que la femme de cet homme devait être lapidée à mort. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah. Tes cent moutons et l’esclave doivent t’être rendus, et ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé un an. Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme, et si elle avoue, alors lapide-la à mort. » Unais est allé la voir, elle a avoué, et il l’a alors lapidée à mort
حدثنا علي بن عبد الله، حدثنا سفيان، قال حفظناه من في الزهري قال اخبرني عبيد الله انه سمع ابا هريرة وزيد بن خالد قالا كنا عند النبي صلى الله عليه وسلم فقام رجل فقال انشدك الله الا قضيت بيننا بكتاب الله. فقام خصمه وكان افقه منه فقال اقض بيننا بكتاب الله واذن لي. قال " قل ". قال ان ابني كان عسيفا على هذا، فزنى بامراته، فافتديت منه بماية شاة وخادم، ثم سالت رجالا من اهل العلم، فاخبروني ان على ابني جلد ماية وتغريب عام، وعلى امراته الرجم. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " والذي نفسي بيده لاقضين بينكما بكتاب الله جل ذكره، الماية شاة والخادم رد، وعلى ابنك جلد ماية وتغريب عام، واغد يا انيس على امراة هذا، فان اعترفت فارجمها ". فغدا عليها فاعترفت فرجمها. قلت لسفيان لم يقل فاخبروني ان على ابني الرجم. فقال اشك فيها من الزهري، فربما قلتها وربما سكت
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a dit : « J’ai peur qu’avec le temps, des gens disent : “Nous ne trouvons pas les versets du Rajam (lapidation à mort) dans le Livre Saint”, et qu’ensuite ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. Sachez que je confirme que la peine du Rajam doit être appliquée à celui qui commet un rapport sexuel interdit, s’il est déjà marié et que le crime est prouvé par des témoins, une grossesse ou un aveu. » Soufyan a ajouté : « J’ai retenu ce récit de cette façon. » `Umar a ajouté : « En effet, le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine du Rajam, et nous l’avons fait aussi après lui. »
حدثنا علي بن عبد الله، حدثنا سفيان، عن الزهري، عن عبيد الله، عن ابن عباس رضى الله عنهما قال قال عمر لقد خشيت ان يطول بالناس زمان حتى يقول قايل لا نجد الرجم في كتاب الله. فيضلوا بترك فريضة انزلها الله، الا وان الرجم حق على من زنى، وقد احصن، اذا قامت البينة، او كان الحمل او الاعتراف قال سفيان كذا حفظت الا وقد رجم رسول الله صلى الله عليه وسلم ورجمنا بعده
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) ordonner que toute personne non mariée coupable de rapport sexuel interdit soit fouettée de cent coups et exilée pendant un an. `Umar bin Al-Khattab a aussi exilé une telle personne, et cette règle est toujours en vigueur
حدثنا مالك بن اسماعيل، حدثنا عبد العزيز، اخبرنا ابن شهاب، عن عبيد الله بن عبد الله بن عتبة، عن زيد بن خالد الجهني، قال سمعت النبي صلى الله عليه وسلم يامر فيمن زنى ولم يحصن جلد ماية وتغريب عام. قال ابن شهاب واخبرني عروة بن الزبير، ان عمر بن الخطاب، غرب، ثم لم تزل تلك السنة
حدثنا عبد العزيز بن عبد الله، حدثني ابراهيم بن سعد، عن صالح، عن ابن شهاب، عن عبيد الله بن عبد الله بن عتبة بن مسعود، عن ابن عباس، قال كنت اقري رجالا من المهاجرين منهم عبد الرحمن بن عوف، فبينما انا في منزله بمنى، وهو عند عمر بن الخطاب في اخر حجة حجها، اذ رجع الى عبد الرحمن فقال لو رايت رجلا اتى امير المومنين اليوم فقال يا امير المومنين هل لك في فلان يقول لو قد مات عمر لقد بايعت فلانا، فوالله ما كانت بيعة ابي بكر الا فلتة، فتمت. فغضب عمر ثم قال اني ان شاء الله لقايم العشية في الناس، فمحذرهم هولاء الذين يريدون ان يغصبوهم امورهم. قال عبد الرحمن فقلت يا امير المومنين لا تفعل فان الموسم يجمع رعاع الناس وغوغاءهم، فانهم هم الذين يغلبون على قربك حين تقوم في الناس، وانا اخشى ان تقوم فتقول مقالة يطيرها عنك كل مطير، وان لا يعوها، وان لا يضعوها على مواضعها، فامهل حتى تقدم المدينة فانها دار الهجرة والسنة، فتخلص باهل الفقه واشراف الناس، فتقول ما قلت متمكنا، فيعي اهل العلم مقالتك، ويضعونها على مواضعها. فقال عمر اما والله ان شاء الله لاقومن بذلك اول مقام اقومه بالمدينة. قال ابن عباس فقدمنا المدينة في عقب ذي الحجة، فلما كان يوم الجمعة عجلنا الرواح حين زاغت الشمس، حتى اجد سعيد بن زيد بن عمرو بن نفيل جالسا الى ركن المنبر، فجلست حوله تمس ركبتي ركبته، فلم انشب ان خرج عمر بن الخطاب، فلما رايته مقبلا قلت لسعيد بن زيد بن عمرو بن نفيل، ليقولن العشية مقالة لم يقلها منذ استخلف، فانكر على وقال ما عسيت ان يقول ما لم يقل. قبله فجلس عمر على المنبر، فلما سكت الموذنون قام فاثنى على الله بما هو اهله قال اما بعد فاني قايل لكم مقالة قد قدر لي ان اقولها، لا ادري لعلها بين يدى اجلي، فمن عقلها ووعاها فليحدث بها حيث انتهت به راحلته، ومن خشي ان لا يعقلها فلا احل لاحد ان يكذب على، ان الله بعث محمدا صلى الله عليه وسلم بالحق وانزل عليه الكتاب فكان مما انزل الله اية الرجم، فقراناها وعقلناها ووعيناها، رجم رسول الله صلى الله عليه وسلم ورجمنا بعده، فاخشى ان طال بالناس زمان ان يقول قايل والله ما نجد اية الرجم في كتاب الله، فيضلوا بترك فريضة انزلها الله، والرجم في كتاب الله حق على من زنى اذا احصن من الرجال والنساء، اذا قامت البينة او كان الحبل او الاعتراف، ثم انا كنا نقرا فيما نقرا من كتاب الله ان لا ترغبوا عن ابايكم، فانه كفر بكم ان ترغبوا عن ابايكم، او ان كفرا بكم ان ترغبوا عن ابايكم، الا ثم ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لا تطروني كما اطري عيسى ابن مريم وقولوا عبد الله ورسوله ". ثم انه بلغني ان قايلا منكم يقول والله لو مات عمر بايعت فلانا. فلا يغترن امرو ان يقول انما كانت بيعة ابي بكر فلتة وتمت الا وانها قد كانت كذلك ولكن الله وقى شرها، وليس منكم من تقطع الاعناق اليه مثل ابي بكر، من بايع رجلا عن غير مشورة من المسلمين فلا يبايع هو ولا الذي بايعه تغرة ان يقتلا، وانه قد كان من خبرنا حين توفى الله نبيه صلى الله عليه وسلم الا ان الانصار خالفونا واجتمعوا باسرهم في سقيفة بني ساعدة، وخالف عنا علي والزبير ومن معهما، واجتمع المهاجرون الى ابي بكر فقلت لابي بكر يا ابا بكر انطلق بنا الى اخواننا هولاء من الانصار. فانطلقنا نريدهم فلما دنونا منهم لقينا منهم رجلان صالحان، فذكرا ما تمالى عليه القوم فقالا اين تريدون يا معشر المهاجرين فقلنا نريد اخواننا هولاء من الانصار. فقالا لا عليكم ان لا تقربوهم اقضوا امركم. فقلت والله لناتينهم. فانطلقنا حتى اتيناهم في سقيفة بني ساعدة، فاذا رجل مزمل بين ظهرانيهم فقلت من هذا فقالوا هذا سعد بن عبادة. فقلت ما له قالوا يوعك. فلما جلسنا قليلا تشهد خطيبهم، فاثنى على الله بما هو اهله ثم قال اما بعد فنحن انصار الله وكتيبة الاسلام، وانتم معشر المهاجرين رهط، وقد دفت دافة من قومكم، فاذا هم يريدون ان يختزلونا من اصلنا وان يحضنونا من الامر. فلما سكت اردت ان اتكلم وكنت زورت مقالة اعجبتني اريد ان اقدمها بين يدى ابي بكر، وكنت اداري منه بعض الحد، فلما اردت ان اتكلم قال ابو بكر على رسلك. فكرهت ان اغضبه، فتكلم ابو بكر فكان هو احلم مني واوقر، والله ما ترك من كلمة اعجبتني في تزويري الا قال في بديهته مثلها او افضل منها حتى سكت فقال ما ذكرتم فيكم من خير فانتم له اهل، ولن يعرف هذا الامر الا لهذا الحى من قريش، هم اوسط العرب نسبا ودارا، وقد رضيت لكم احد هذين الرجلين، فبايعوا ايهما شيتم. فاخذ بيدي وبيد ابي عبيدة بن الجراح وهو جالس بيننا، فلم اكره مما قال غيرها، كان والله ان اقدم فتضرب عنقي لا يقربني ذلك من اثم، احب الى من ان اتامر على قوم فيهم ابو بكر، اللهم الا ان تسول الى نفسي عند الموت شييا لا اجده الان. فقال قايل من الانصار انا جذيلها المحكك، وعذيقها المرجب، منا امير، ومنكم امير، يا معشر قريش. فكثر اللغط، وارتفعت الاصوات حتى فرقت من الاختلاف. فقلت ابسط يدك يا ابا بكر. فبسط يده فبايعته، وبايعه المهاجرون، ثم بايعته الانصار، ونزونا على سعد بن عبادة فقال قايل منهم قتلتم سعد بن عبادة. فقلت قتل الله سعد بن عبادة. قال عمر وانا والله ما وجدنا فيما حضرنا من امر اقوى من مبايعة ابي بكر خشينا ان فارقنا القوم ولم تكن بيعة ان يبايعوا رجلا منهم بعدنا، فاما بايعناهم على ما لا نرضى، واما نخالفهم فيكون فساد، فمن بايع رجلا على غير مشورة من المسلمين فلا يتابع هو ولا الذي بايعه تغرة ان يقتلا