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127 Hadiths
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Parmi les communautés avant vous, il y avait des gens qui étaient inspirés (même s’ils n’étaient pas prophètes). Et s’il y a une telle personne parmi mes compagnons, c’est ‘Umar. » Rapporté aussi par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi la communauté des Bani Israël qui a vécu avant vous, il y avait des hommes qui étaient inspirés par la guidance même s’ils n’étaient pas prophètes, et s’il y a une telle personne parmi mes compagnons, c’est ‘Umar. »
حدثنا يحيى بن قزعة، حدثنا ابراهيم بن سعد، عن ابيه، عن ابي سلمة، عن ابي هريرة رضى الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لقد كان فيما قبلكم من الامم محدثون، فان يك في امتي احد فانه عمر ". زاد زكرياء بن ابي زايدة عن سعد، عن ابي سلمة، عن ابي هريرة، قال قال النبي صلى الله عليه وسلم " لقد كان فيمن كان قبلكم من بني اسراييل رجال يكلمون من غير ان يكونوا انبياء، فان يكن من امتي منهم احد فعمر ". قال ابن عباس رضي الله عنهما: "من نبي ولا محدث
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un berger était avec ses moutons lorsqu’un loup les a attaqués et a emporté une brebis. Le berger a poursuivi le loup et a réussi à libérer la brebis. Le loup s’est alors tourné vers le berger et lui a dit : “Qui gardera les moutons le jour où les bêtes sauvages viendront et où il n’y aura plus de berger à part moi ?” Les gens dirent : “Gloire à Allah !” Le Prophète (ﷺ) ajouta : “Mais moi, j’y crois, et Abu Bakr et ‘Umar aussi, même s’ils n’étaient pas présents à ce moment-là.” »
حدثنا عبد الله بن يوسف، حدثنا الليث، حدثنا عقيل، عن ابن شهاب، عن سعيد بن المسيب، وابي، سلمة بن عبد الرحمن قالا سمعنا ابا هريرة رضى الله عنه يقول قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " بينما راع في غنمه عدا الذيب فاخذ منها شاة، فطلبها حتى استنقذها، فالتفت اليه الذيب فقال له من لها يوم السبع، ليس لها راع غيري". فقال الناس سبحان الله. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " فاني اومن به وابو بكر وعمر " وما ثم ابو بكر وعمر
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Pendant que je dormais, les gens m’ont été présentés (en rêve). Ils portaient des chemises, certaines couvraient à peine leur poitrine, d’autres étaient un peu plus longues. ‘Umar m’a été présenté, et sa chemise était si longue qu’il la traînait. » Ils demandèrent : « Comment as-tu interprété cela, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « La religion. »
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن عقيل، عن ابن شهاب، قال اخبرني ابو امامة بن سهل بن حنيف، عن ابي سعيد الخدري رضى الله عنه قال سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول " بينا انا نايم رايت الناس عرضوا على وعليهم قمص، فمنها ما يبلغ الثدى، ومنها ما يبلغ دون ذلك، وعرض على عمر وعليه قميص اجتره ". قالوا فما اولته يا رسول الله قال " الدين
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : Quand ‘Umar a été poignardé, il montrait des signes de douleur. Ibn ‘Abbas, comme pour l’encourager, lui dit : « Ô chef des croyants ! Ne t’en fais pas pour ce qui t’est arrivé, car tu as été en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), tu as eu de bonnes relations avec lui et il était satisfait de toi à votre séparation. Ensuite, tu as été avec Abu Bakr, tu as eu de bonnes relations avec lui et il était aussi satisfait de toi à sa mort. Puis tu as été avec les musulmans, tu as eu de bonnes relations avec eux, et si tu les quittes, tu les quitteras alors qu’ils sont satisfaits de toi. » ‘Umar répondit (à Ibn ‘Abbas) : « Ce que tu as dit à propos de la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et de sa satisfaction envers moi, c’est un bienfait qu’Allah m’a accordé ; et ce que tu as dit à propos d’Abu Bakr, c’est aussi un bienfait d’Allah. Quant à mon inquiétude que tu vois, c’est à cause de toi et de tes compagnons. Par Allah ! Si je possédais de l’or équivalent à la terre entière, je m’en servirais pour me racheter du châtiment d’Allah avant de Le rencontrer. »
حدثنا الصلت بن محمد، حدثنا اسماعيل بن ابراهيم، حدثنا ايوب، عن ابن ابي مليكة، عن المسور بن مخرمة، قال لما طعن عمر جعل يالم، فقال له ابن عباس وكانه يجزعه يا امير المومنين، ولين كان ذاك لقد صحبت رسول الله صلى الله عليه وسلم فاحسنت صحبته، ثم فارقته وهو عنك راض، ثم صحبت ابا بكر فاحسنت صحبته، ثم فارقته وهو عنك راض، ثم صحبت صحبتهم فاحسنت صحبتهم، ولين فارقتهم لتفارقنهم وهم عنك راضون. قال اما ما ذكرت من صحبة رسول الله صلى الله عليه وسلم ورضاه، فانما ذاك من من الله تعالى من به على، واما ما ذكرت من صحبة ابي بكر ورضاه، فانما ذاك من من الله جل ذكره من به على، واما ما ترى من جزعي، فهو من اجلك واجل اصحابك، والله لو ان لي طلاع الارض ذهبا لافتديت به من عذاب الله عز وجل قبل ان اراه. قال حماد بن زيد حدثنا ايوب، عن ابن ابي مليكة، عن ابن عباس، دخلت على عمر بهذا
Rapporté par Abu Musa : Alors que j’étais avec le Prophète (ﷺ) dans un des jardins de Médine, un homme est venu et m’a demandé d’ouvrir la porte. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » J’ai ouvert la porte, et c’était Abu Bakr. Je lui ai transmis la bonne nouvelle du Prophète (ﷺ), et il a loué Allah. Un autre homme est venu et a demandé à entrer. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » J’ai ouvert, et c’était ‘Umar. Je lui ai transmis la parole du Prophète (ﷺ), et il a loué Allah. Un autre homme est venu et a demandé à entrer. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis, mais qu’il subira une épreuve. » C’était ‘Uthman. Je lui ai transmis ce qu’a dit le Messager d’Allah (ﷺ). Il a loué Allah et a dit : « Je demande l’aide d’Allah. »
حدثنا يوسف بن موسى، حدثنا ابو اسامة، قال حدثني عثمان بن غياث، حدثنا ابو عثمان النهدي، عن ابي موسى رضى الله عنه قال كنت مع النبي صلى الله عليه وسلم في حايط من حيطان المدينة، فجاء رجل فاستفتح، فقال النبي صلى الله عليه وسلم " افتح له وبشره بالجنة ". ففتحت له، فاذا ابو بكر، فبشرته بما قال النبي صلى الله عليه وسلم فحمد الله، ثم جاء رجل فاستفتح، فقال النبي صلى الله عليه وسلم " افتح له وبشره بالجنة ". ففتحت له، فاذا هو عمر، فاخبرته بما قال النبي صلى الله عليه وسلم فحمد الله، ثم استفتح رجل، فقال لي " افتح له وبشره بالجنة على بلوى تصيبه ". فاذا عثمان، فاخبرته بما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم فحمد الله ثم قال الله المستعان
Rapporté par `Abdullah bin Hisham : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) alors qu’il tenait ‘Umar bin Al-Khattab par la main
حدثنا يحيى بن سليمان، قال حدثني ابن وهب، قال اخبرني حيوة، قال حدثني ابو عقيل، زهرة بن معبد انه سمع جده عبد الله بن هشام، قال كنا مع النبي صلى الله عليه وسلم وهو اخذ بيد عمر بن الخطاب
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) est entré dans un jardin et m’a demandé de garder la porte. Un homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était Abu Bakr. Un autre homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était ‘Umar. Un autre homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) s’est tu un moment, puis a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis, mais qu’il subira une épreuve. » C’était ‘Uthman bin ‘Affan. ‘Asim, dans une autre version, a dit que le Prophète (ﷺ) était assis à un endroit où il y avait de l’eau, et il avait découvert ses deux genoux ou son genou, et quand ‘Uthman est entré, il les a recouverts
حدثنا سليمان بن حرب، حدثنا حماد، عن ايوب، عن ابي عثمان، عن ابي موسى رضى الله عنه ان النبي صلى الله عليه وسلم دخل حايطا وامرني بحفظ باب الحايط، فجاء رجل يستاذن، فقال " ايذن له وبشره بالجنة ". فاذا ابو بكر، ثم جاء اخر يستاذن فقال " ايذن له وبشره بالجنة ". فاذا عمر، ثم جاء اخر يستاذن، فسكت هنيهة ثم قال " ايذن له وبشره بالجنة على بلوى ستصيبه ". فاذا عثمان بن عفان. قال حماد وحدثنا عاصم الاحول، وعلي بن الحكم، سمعا ابا عثمان، يحدث عن ابي موسى، بنحوه، وزاد فيه عاصم ان النبي صلى الله عليه وسلم كان قاعدا في مكان فيه ماء، قد انكشفت عن ركبتيه او ركبته، فلما دخل عثمان غطاها
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth m’ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ‘Uthman au sujet de son frère Al-Walid, puisque les gens en parlent beaucoup ? » Je suis donc allé voir ‘Uthman et, alors qu’il sortait pour la prière, je lui ai dit : « J’ai quelque chose à te dire, c’est un conseil pour toi. » ‘Uthman a dit : « Ô homme, de ta part. » (‘Umar a dit : Je crois qu’il a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. ») Je les ai donc quittés et suis parti. Ensuite, le messager de ‘Uthman est venu et je suis allé le voir (‘Uthman). ‘Uthman a demandé : « Quel est ton conseil ? » J’ai répondu : « Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre (le Coran) ; tu faisais partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, tu as participé aux deux émigrations (vers l’Éthiopie et Médine) et tu as connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et vu sa conduite. Les gens parlent beaucoup d’Al-Walid. » ‘Uthman a dit : « As-tu reçu ce savoir directement du Messager d’Allah (ﷺ) ? » J’ai dit : « Non, mais son savoir m’est parvenu, et même une jeune fille recluse l’a entendu. » ‘Uthman a dit : « Ensuite, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité, j’ai fait partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, j’ai cru en tout ce qu’il a apporté, j’ai participé aux deux émigrations, comme tu l’as dit, et j’ai connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et lui ai prêté allégeance. Par Allah ! Je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. J’ai agi de même avec Abu Bakr, puis avec ‘Umar, et ensuite j’ai été nommé calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits qu’eux ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Alors pourquoi ces rumeurs à mon sujet ? Pour ce qui est d’Al-Walid, si Allah le veut, je m’en occuperai selon ce qui est juste. » Puis il a appelé ‘Ali et lui a ordonné de le fouetter, et ‘Ali l’a fouetté (Al-Walid) de quatre-vingts coups
حدثني احمد بن شبيب بن سعيد، قال حدثني ابي، عن يونس، قال ابن شهاب اخبرني عروة، ان عبيد الله بن عدي بن الخيار، اخبره ان المسور بن مخرمة وعبد الرحمن بن الاسود بن عبد يغوث قالا ما يمنعك ان تكلم عثمان لاخيه الوليد فقد اكثر الناس فيه. فقصدت لعثمان حتى خرج الى الصلاة، قلت ان لي اليك حاجة، وهي نصيحة لك. قال يا ايها المرء قال معمر اراه قال اعوذ بالله منك. فانصرفت، فرجعت اليهم اذ جاء رسول عثمان فاتيته، فقال ما نصيحتك فقلت ان الله سبحانه بعث محمدا صلى الله عليه وسلم بالحق، وانزل عليه الكتاب، وكنت ممن استجاب لله ولرسوله، فهاجرت الهجرتين، وصحبت رسول الله صلى الله عليه وسلم ورايت هديه، وقد اكثر الناس في شان الوليد. قال ادركت رسول الله صلى الله عليه وسلم قلت لا ولكن خلص الى من علمه ما يخلص الى العذراء في سترها. قال اما بعد فان الله بعث محمدا صلى الله عليه وسلم بالحق، فكنت ممن استجاب لله ولرسوله وامنت بما بعث به، وهاجرت الهجرتين كما قلت، وصحبت رسول الله صلى الله عليه وسلم وبايعته، فوالله ما عصيته ولا غششته حتى توفاه الله، ثم ابو بكر مثله، ثم عمر مثله، ثم استخلفت، افليس لي من الحق مثل الذي لهم قلت بلى. قال فما هذه الاحاديث التي تبلغني عنكم اما ما ذكرت من شان الوليد، فسناخذ فيه بالحق ان شاء الله، ثم دعا عليا فامره ان يجلده فجلده ثمانين
Rapporté par Ibn `Umar : Du vivant du Prophète (ﷺ), nous considérions Abu Bakr comme sans égal, puis ‘Umar, puis ‘Uthman (venait ensuite en mérite), et ensuite nous ne faisions pas de distinction entre les compagnons du Prophète
حدثني محمد بن حاتم بن بزيغ، حدثنا شاذان، حدثنا عبد العزيز بن ابي سلمة الماجشون، عن عبيد الله، عن نافع، عن ابن عمر رضى الله عنهما قال كنا في زمن النبي صلى الله عليه وسلم لا نعدل بابي بكر احدا ثم عمر ثم عثمان، ثم نترك اصحاب النبي صلى الله عليه وسلم لا نفاضل بينهم. تابعه عبد الله عن عبد العزيز
Rapporté par `Uthman (le fils de Muhib) : Un Égyptien venu faire le Hajj à la Ka`ba a vu des gens assis. Il a demandé : « Qui sont ces gens ? » Quelqu’un a répondu : « C’est la tribu des Quraish. » Il a dit : « Qui est le vieil homme assis parmi eux ? » Les gens ont répondu : « C’est ‘Abdullah bin `Umar. » Il a dit : « Ô Ibn `Umar ! Je veux te poser une question, réponds-moi s’il te plaît. Sais-tu que ‘Uthman a fui le jour (de la bataille) d’Uhud ? » Ibn `Umar a dit : « Oui. » L’homme a dit : « Sais-tu que ‘Uthman était absent le jour (de la bataille) de Badr et n’y a pas participé ? » Ibn `Umar a dit : « Oui. » L’homme a dit : « Sais-tu qu’il n’a pas assisté au pacte d’Al-Ridwan et ne l’a pas vu (c’est-à-dire l’allégeance de Hudaibiya) ? » Ibn `Umar a dit : « Oui. » L’homme a dit : « Allahu Akbar ! » Ibn `Umar a dit : « Laisse-moi t’expliquer ces trois choses. Pour sa fuite le jour d’Uhud, j’atteste qu’Allah l’a excusé et pardonné. Quant à son absence à Badr, c’est parce que la fille du Messager d’Allah (ﷺ) était sa femme et qu’elle était malade. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Tu recevras la même récompense et la même part (du butin) que ceux qui ont participé à Badr si tu restes auprès d’elle.” Quant à son absence au pacte d’Al-Ridwan, s’il y avait eu quelqu’un de plus respectable que ‘Uthman à La Mecque pour être envoyé comme représentant, le Messager d’Allah (ﷺ) l’aurait envoyé à sa place. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) l’a envoyé, et le pacte d’Al-Ridwan a eu lieu après que ‘Uthman soit parti à La Mecque. Le Messager d’Allah (ﷺ) a tendu sa main droite en disant : “Ceci est la main de ‘Uthman.” Il a frappé sa propre main avec en disant : “Cette allégeance est au nom de ‘Uthman.” » Puis Ibn `Umar a dit à l’homme : « Garde ces explications en mémoire. »
حدثنا موسى بن اسماعيل، حدثنا ابو عوانة، حدثنا عثمان هو ابن موهب قال جاء رجل من اهل مصر حج البيت فراى قوما جلوسا، فقال من هولاء القوم قال هولاء قريش. قال فمن الشيخ فيهم قالوا عبد الله بن عمر. قال يا ابن عمر اني سايلك عن شىء فحدثني هل تعلم ان عثمان فر يوم احد قال نعم. قال تعلم انه تغيب عن بدر ولم يشهد قال نعم. قال تعلم انه تغيب عن بيعة الرضوان فلم يشهدها قال نعم. قال الله اكبر. قال ابن عمر تعال ابين لك اما فراره يوم احد فاشهد ان الله عفا عنه وغفر له، واما تغيبه عن بدر، فانه كانت تحته بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم وكانت مريضة، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم " ان لك اجر رجل ممن شهد بدرا وسهمه ". واما تغيبه عن بيعة الرضوان فلو كان احد اعز ببطن مكة من عثمان لبعثه مكانه فبعث رسول الله صلى الله عليه وسلم عثمان وكانت بيعة الرضوان بعد ما ذهب عثمان الى مكة، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم بيده اليمنى " هذه يد عثمان ". فضرب بها على يده، فقال " هذه لعثمان ". فقال له ابن عمر اذهب بها الان معك
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est monté sur la montagne d’Uhud accompagné d’Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. La montagne a tremblé sous leurs pieds. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Uhud ! Sois calme. » Je pense que le Prophète (ﷺ) a frappé la montagne du pied en ajoutant : « Car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un véridique et deux martyrs. »
حدثنا مسدد، حدثنا يحيى، عن سعيد، عن قتادة، ان انسا رضى الله عنه حدثهم قال صعد النبي صلى الله عليه وسلم احدا، ومعه ابو بكر وعمر وعثمان، فرجف وقال " اسكن احد اظنه ضربه برجله فليس عليك الا نبي وصديق وشهيدان
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme sous la direction duquel Allah accordera la victoire (aux musulmans). » Toute la nuit, les gens se sont demandé à qui serait donné l’étendard. Le lendemain matin, ils sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ), chacun espérant recevoir l’étendard. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Où est ‘Ali bin Abi Talib ? » Les gens ont répondu : « Il a mal aux yeux, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il a dit : « Faites-le venir. » Quand ‘Ali est arrivé, le Prophète (ﷺ) a mis un peu de salive dans ses yeux, a invoqué le bien pour lui, et il a été guéri comme s’il n’avait jamais eu mal. Le Prophète (ﷺ) lui a alors donné l’étendard. ‘Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dois-je les combattre jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Avance vers eux calmement, approche-toi, puis invite-les à l’Islam et informe-les de leurs devoirs envers Allah selon l’Islam, car par Allah, si Allah guide une seule personne par toi, c’est mieux pour toi que des centaines de chameaux rouges. »
حدثنا قتيبة بن سعيد، حدثنا عبد العزيز، عن ابي حازم، عن سهل بن سعد رضى الله عنه ان رسول الله صلى الله عليه وسلم قال " لاعطين الراية غدا رجلا يفتح الله على يديه " قال فبات الناس يدوكون ليلتهم ايهم يعطاها فلما اصبح الناس، غدوا على رسول الله صلى الله عليه وسلم كلهم يرجو ان يعطاها فقال " اين علي بن ابي طالب ". فقالوا يشتكي عينيه يا رسول الله. قال " فارسلوا اليه فاتوني به ". فلما جاء بصق في عينيه، ودعا له، فبرا حتى كان لم يكن به وجع، فاعطاه الراية. فقال علي يا رسول الله اقاتلهم حتى يكونوا مثلنا فقال " انفذ على رسلك حتى تنزل بساحتهم، ثم ادعهم الى الاسلام، واخبرهم بما يجب عليهم من حق الله فيه، فوالله لان يهدي الله بك رجلا واحدا خير لك من ان يكون لك حمر النعم
Rapporté par Salama : ‘Ali était resté derrière le Prophète (ﷺ) (et ne l’avait pas rejoint) lors de la bataille de Khaybar, car il avait mal aux yeux. Il a alors dit : « Comment pourrais-je rester en arrière du Messager d’Allah (ﷺ) ? » ‘Ali est donc parti à la suite du Prophète (ﷺ). Le matin du jour où Allah a accordé la victoire (aux musulmans), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je donnerai l’étendard à un homme, ou demain un homme que Allah et Son Messager aiment prendra l’étendard », ou il a dit : « Un homme qui aime Allah et Son Messager ; et Allah accordera la victoire sous sa direction. » Soudain, ‘Ali est arrivé alors qu’on ne s’y attendait pas. Les gens ont dit : « C’est ‘Ali. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a donné l’étendard et Allah a accordé la victoire sous sa direction
حدثنا قتيبة، حدثنا حاتم، عن يزيد بن ابي عبيد، عن سلمة، قال كان علي قد تخلف عن النبي صلى الله عليه وسلم في خيبر وكان به رمد فقال انا اتخلف عن رسول الله صلى الله عليه وسلم فخرج علي فلحق بالنبي صلى الله عليه وسلم، فلما كان مساء الليلة التي فتحها الله في صباحها، قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لاعطين الراية او لياخذن الراية غدا رجلا يحبه الله ورسوله او قال يحب الله ورسوله يفتح الله عليه ". فاذا نحن بعلي وما نرجوه، فقالوا هذا علي. فاعطاه رسول الله صلى الله عليه وسلم ففتح الله عليه
Rapporté par Abu Hazim : Un homme est venu voir Sahl bin Sa`d et lui a dit : « Voici untel », en parlant du gouverneur de Médine, « il insulte ‘Ali près du minbar. » Sahl a demandé : « Que dit-il ? » L’homme a répondu : « Il l’appelle (c’est-à-dire ‘Ali) Abu Turab. » Sahl a ri et a dit : « Par Allah, personne d’autre que le Prophète (ﷺ) ne l’a appelé ainsi, et aucun nom n’était plus cher à ‘Ali que celui-là. » Je demandai alors à Sahl de m’en dire plus : « Ô Abu ‘Abbas ! Comment ce nom a-t-il été donné à ‘Ali ? » Sahl répondit : « ‘Ali est allé chez Fatima, puis il est sorti et s’est allongé dans la mosquée. Le Prophète (ﷺ) a demandé à Fatima : “Où est ton cousin ?” Elle a répondu : “À la mosquée.” Le Prophète (ﷺ) est allé le voir et a trouvé que son drap s’était glissé de son dos et que la poussière l’avait sali. Le Prophète (ﷺ) a commencé à essuyer la poussière de son dos et a dit deux fois : “Lève-toi, ô Abu Turab (homme couvert de poussière) !” »
حدثنا عبد الله بن مسلمة، حدثنا عبد العزيز بن ابي حازم، عن ابيه، ان رجلا، جاء الى سهل بن سعد فقال هذا فلان لامير المدينة يدعو عليا عند المنبر. قال فيقول ماذا قال يقول له ابو تراب. فضحك قال والله ما سماه الا النبي صلى الله عليه وسلم، وما كان له اسم احب اليه منه. فاستطعمت الحديث سهلا، وقلت يا ابا عباس كيف قال دخل علي على فاطمة ثم خرج فاضطجع في المسجد، فقال النبي صلى الله عليه وسلم " اين ابن عمك ". قالت في المسجد. فخرج اليه فوجد رداءه قد سقط عن ظهره، وخلص التراب الى ظهره، فجعل يمسح التراب عن ظهره فيقول " اجلس يا ابا تراب ". مرتين
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a posé des questions sur ‘Uthman. Ibn `Umar a mentionné ses bonnes actions et a dit à celui qui l’interrogeait : « Peut-être que ces faits t’ennuient ? » L’autre répondit : « Oui. » Ibn `Umar dit : « Qu’Allah te rabaisse ! » Ensuite, l’homme lui demanda au sujet de ‘Ali. Ibn `Umar mentionna ses bonnes actions et dit : « Tout cela est vrai, et voilà sa maison au milieu des maisons du Prophète. Peut-être que ces faits t’ont blessé ? » Le questionneur répondit : « Oui. » Ibn `Umar dit : « Qu’Allah te rabaisse ! Va-t’en et fais ce que tu veux contre moi. »
حدثنا محمد بن رافع، حدثنا حسين، عن زايدة، عن ابي حصين، عن سعد بن عبيدة، قال جاء رجل الى ابن عمر، فساله عن عثمان،، فذكر عن محاسن، عمله، قال لعل ذاك يسووك. قال نعم. قال فارغم الله بانفك. ثم ساله عن علي، فذكر محاسن عمله قال هو ذاك، بيته اوسط بيوت النبي صلى الله عليه وسلم. ثم قال لعل ذاك يسووك. قال اجل. قال فارغم الله بانفك، انطلق فاجهد على جهدك
Rapporté par `Ali : Fatima se plaignait de la fatigue causée par le moulin à main. Des captifs furent amenés au Prophète, elle alla le voir mais ne le trouva pas à la maison. `Aisha était présente, et Fatima lui parla de son désir d’avoir un serviteur. Quand le Prophète (ﷺ) revint, `Aisha l’informa de la visite de Fatima. `Ali ajouta : « Le Prophète (ﷺ) est alors venu chez nous alors que nous étions déjà couchés. J’ai voulu me lever, mais le Prophète (ﷺ) a dit : “Reste à ta place.” Il s’est assis entre nous jusqu’à ce que je sente la fraîcheur de ses pieds sur ma poitrine. Puis il a dit : “Voulez-vous que je vous apprenne quelque chose de meilleur que ce que vous m’avez demandé ? Quand vous allez vous coucher, dites ‘Allahu Akbar’ trente-quatre fois, ‘Subhan Allah’ trente-trois fois et ‘Al hamdu li-llah’ trente-trois fois. C’est mieux pour vous deux qu’un serviteur.” »
حدثني محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن الحكم، سمعت ابن ابي ليلى، قال حدثنا علي، ان فاطمة، عليها السلام شكت ما تلقى من اثر الرحا، فاتى النبي صلى الله عليه وسلم سبى، فانطلقت فلم تجده، فوجدت عايشة، فاخبرتها، فلما جاء النبي صلى الله عليه وسلم اخبرته عايشة بمجيء فاطمة، فجاء النبي صلى الله عليه وسلم الينا، وقد اخذنا مضاجعنا، فذهبت لاقوم فقال " على مكانكما ". فقعد بيننا حتى وجدت برد قدميه على صدري وقال " الا اعلمكما خيرا مما سالتماني اذا اخذتما مضاجعكما تكبرا اربعا وثلاثين، وتسبحا ثلاثا وثلاثين، وتحمدا ثلاثة وثلاثين، فهو خير لكما من خادم
Rapporté par Sad : Le Prophète (ﷺ) a dit à ‘Ali : « N’es-tu pas satisfait d’être pour moi ce que Haroun était pour Moussa ? »
حدثني محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن سعد، قال سمعت ابراهيم بن سعد، عن ابيه، قال النبي صلى الله عليه وسلم لعلي " اما ترضى ان تكون مني بمنزلة هارون من موسى
Rapporté par Ubaida : ‘Ali a dit (aux gens d’Irak) : « Jugez comme vous le faisiez auparavant, car je déteste les divisions (et je fais de mon mieux) jusqu’à ce que les gens soient unis, ou que je meure comme mes compagnons sont morts. »
حدثنا علي بن الجعد، اخبرنا شعبة، عن ايوب، عن ابن سيرين، عن عبيدة، عن علي رضى الله عنه قال اقضوا كما كنتم تقضون، فاني اكره الاختلاف حتى يكون للناس جماعة، او اموت كما مات اصحابي. فكان ابن سيرين يرى ان عامة ما يروى على علي الكذب
Rapporté par Abu Huraira : Les gens disaient : « Abu Huraira raconte trop de récits. » En réalité, je restais proche du Messager d’Allah (ﷺ) et je me contentais de ce qui remplissait mon estomac. Je ne mangeais pas de pain levé, je ne portais pas de vêtements décorés, et jamais un homme ou une femme ne m’a servi. Souvent, j’appuyais mon ventre contre des cailloux à cause de la faim, et je demandais à quelqu’un de me réciter un verset du Coran, même si je le connaissais, juste pour qu’il m’emmène chez lui et me donne à manger. Et le plus généreux envers les pauvres était Ja`far bin Abi Talib. Il nous emmenait chez lui et nous offrait ce qu’il avait. Il nous donnait même une outre vide (de beurre) que nous découpions pour en lécher ce qu’il restait
حدثنا احمد بن ابي بكر، حدثنا محمد بن ابراهيم بن دينار ابو عبد الله الجهني، عن ابن ابي ذيب، عن سعيد المقبري، عن ابي هريرة رضى الله عنه ان الناس، كانوا يقولون اكثر ابو هريرة. واني كنت الزم رسول الله صلى الله عليه وسلم بشبع بطني، حتى لا اكل الخمير، ولا البس الحبير، ولا يخدمني فلان ولا فلانة، وكنت الصق بطني بالحصباء من الجوع، وان كنت لاستقري الرجل الاية هي معي كى ينقلب بي فيطعمني، وكان اخير الناس للمسكين جعفر بن ابي طالب، كان ينقلب بنا فيطعمنا ما كان في بيته، حتى ان كان ليخرج الينا العكة التي ليس فيها شىء، فنشقها فنلعق ما فيها
حدثنا موسى بن اسماعيل، حدثنا ابو عوانة، عن حصين، عن عمرو بن ميمون، قال رايت عمر بن الخطاب رضى الله عنه قبل ان يصاب بايام بالمدينة وقف على حذيفة بن اليمان وعثمان بن حنيف، قال كيف فعلتما اتخافان ان تكونا قد حملتما الارض ما لا تطيق قالا حملناها امرا هي له مطيقة، ما فيها كبير فضل. قال انظرا ان تكونا حملتما الارض ما لا تطيق، قال قالا لا. فقال عمر لين سلمني الله لادعن ارامل اهل العراق لا يحتجن الى رجل بعدي ابدا. قال فما اتت عليه الا رابعة حتى اصيب. قال اني لقايم ما بيني وبينه الا عبد الله بن عباس غداة اصيب، وكان اذا مر بين الصفين قال استووا. حتى اذا لم ير فيهن خللا تقدم فكبر، وربما قرا سورة يوسف، او النحل، او نحو ذلك، في الركعة الاولى حتى يجتمع الناس، فما هو الا ان كبر فسمعته يقول قتلني او اكلني الكلب. حين طعنه، فطار العلج بسكين ذات طرفين لا يمر على احد يمينا ولا شمالا الا طعنه حتى طعن ثلاثة عشر رجلا، مات منهم سبعة، فلما راى ذلك رجل من المسلمين، طرح عليه برنسا، فلما ظن العلج انه ماخوذ نحر نفسه، وتناول عمر يد عبد الرحمن بن عوف فقدمه، فمن يلي عمر فقد راى الذي ارى، واما نواحي المسجد فانهم لا يدرون غير انهم قد فقدوا صوت عمر وهم يقولون سبحان الله سبحان الله. فصلى بهم عبد الرحمن صلاة خفيفة، فلما انصرفوا. قال يا ابن عباس، انظر من قتلني. فجال ساعة، ثم جاء، فقال غلام المغيرة. قال الصنع قال نعم. قال قاتله الله لقد امرت به معروفا، الحمد لله الذي لم يجعل منيتي بيد رجل يدعي الاسلام، قد كنت انت وابوك تحبان ان تكثر العلوج بالمدينة وكان {العباس} اكثرهم رقيقا. فقال ان شيت فعلت. اى ان شيت قتلنا. قال كذبت، بعد ما تكلموا بلسانكم، وصلوا قبلتكم وحجوا حجكم فاحتمل الى بيته فانطلقنا معه، وكان الناس لم تصبهم مصيبة قبل يوميذ، فقايل يقول لا باس. وقايل يقول اخاف عليه، فاتي بنبيذ فشربه فخرج من جوفه، ثم اتي بلبن فشربه فخرج من جرحه، فعلموا انه ميت، فدخلنا عليه، وجاء الناس يثنون عليه، وجاء رجل شاب، فقال ابشر يا امير المومنين ببشرى الله لك من صحبة رسول الله صلى الله عليه وسلم وقدم في الاسلام ما قد علمت، ثم وليت فعدلت، ثم شهادة. قال وددت ان ذلك كفاف لا على ولا لي. فلما ادبر، اذا ازاره يمس الارض. قال ردوا على الغلام قال ابن اخي ارفع ثوبك، فانه ابقى لثوبك واتقى لربك، يا عبد الله بن عمر انظر ما على من الدين. فحسبوه فوجدوه ستة وثمانين الفا او نحوه، قال ان وفى له مال ال عمر، فاده من اموالهم، والا فسل في بني عدي بن كعب، فان لم تف اموالهم فسل في قريش، ولا تعدهم الى غيرهم، فاد عني هذا المال، انطلق الى عايشة ام المومنين فقل يقرا عليك عمر السلام. ولا تقل امير المومنين. فاني لست اليوم للمومنين اميرا، وقل يستاذن عمر بن الخطاب ان يدفن مع صاحبيه. فسلم واستاذن، ثم دخل عليها، فوجدها قاعدة تبكي فقال يقرا عليك عمر بن الخطاب السلام ويستاذن ان يدفن مع صاحبيه. فقالت كنت اريده لنفسي، ولاوثرن به اليوم على نفسي. فلما اقبل قيل هذا عبد الله بن عمر قد جاء. قال ارفعوني، فاسنده رجل اليه، فقال ما لديك قال الذي تحب يا امير المومنين اذنت. قال الحمد لله، ما كان من شىء اهم الى من ذلك، فاذا انا قضيت فاحملوني ثم سلم فقل يستاذن عمر بن الخطاب، فان اذنت لي فادخلوني، وان ردتني ردوني الى مقابر المسلمين. وجاءت ام المومنين حفصة والنساء تسير معها، فلما رايناها قمنا، فولجت عليه فبكت عنده ساعة، واستاذن الرجال، فولجت داخلا لهم، فسمعنا بكاءها من الداخل. فقالوا اوص يا امير المومنين استخلف. قال ما اجد احق بهذا الامر من هولاء النفر او الرهط الذين توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو عنهم راض. فسمى عليا وعثمان والزبير وطلحة وسعدا وعبد الرحمن وقال يشهدكم عبد الله بن عمر وليس له من الامر شىء كهيية التعزية له فان اصابت الامرة سعدا فهو ذاك، والا فليستعن به ايكم ما امر، فاني لم اعزله عن عجز ولا خيانة وقال اوصي الخليفة من بعدي بالمهاجرين الاولين ان يعرف لهم حقهم، ويحفظ لهم حرمتهم، واوصيه بالانصار خيرا، الذين تبوءوا الدار والايمان من قبلهم، ان يقبل من محسنهم، وان يعفى عن مسييهم، واوصيه باهل الامصار خيرا فانهم ردء الاسلام، وجباة المال، وغيظ العدو، وان لا يوخذ منهم الا فضلهم عن رضاهم، واوصيه بالاعراب خيرا، فانهم اصل العرب ومادة الاسلام ان يوخذ من حواشي اموالهم وترد على فقرايهم، واوصيه بذمة الله وذمة رسوله صلى الله عليه وسلم ان يوفى لهم بعهدهم، وان يقاتل من ورايهم، ولا يكلفوا الا طاقتهم. فلما قبض خرجنا به فانطلقنا نمشي فسلم عبد الله بن عمر قال يستاذن عمر بن الخطاب. قالت ادخلوه. فادخل، فوضع هنالك مع صاحبيه، فلما فرغ من دفنه اجتمع هولاء الرهط، فقال عبد الرحمن اجعلوا امركم الى ثلاثة منكم. فقال الزبير قد جعلت امري الى علي. فقال طلحة قد جعلت امري الى عثمان. وقال سعد قد جعلت امري الى عبد الرحمن بن عوف. فقال عبد الرحمن ايكما تبرا من هذا الامر فنجعله اليه، والله عليه والاسلام لينظرن افضلهم في نفسه. فاسكت الشيخان، فقال عبد الرحمن افتجعلونه الى، والله على ان لا الو عن افضلكم قالا نعم، فاخذ بيد احدهما فقال لك قرابة من رسول الله صلى الله عليه وسلم والقدم في الاسلام ما قد علمت، فالله عليك لين امرتك لتعدلن، ولين امرت عثمان لتسمعن ولتطيعن. ثم خلا بالاخر فقال له مثل ذلك، فلما اخذ الميثاق قال ارفع يدك يا عثمان. فبايعه، فبايع له علي، وولج اهل الدار فبايعوه