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182 Hadiths
Rapporté par Hicham, par la même chaîne de transmetteurs, avec une légère différence dans les mots. Il dit : « Sa blessure se remit à saigner cette nuit-là et continua de saigner jusqu’à sa mort. » Il ajoute qu’à ce moment-là, un poète non musulman déclara : « Écoute, ô Sa‘d, Sa‘d de Banu Mu‘adh, Qu’ont fait les Quraiza et les Nadir ? Par ta vie ! Sa‘d ibn Mu‘adh Fut ferme le matin de leur départ. Tu as laissé ta marmite vide, Tandis que celle des autres bout et déborde. Abou Hubab le noble a dit : Ô Qaynuqa‘, ne partez pas. Ils étaient importants dans leur pays, Comme les rochers le sont à Maitan. »
وحدثنا علي بن الحسين بن سليمان الكوفي، حدثنا عبدة، عن هشام، بهذا الاسناد نحوه غير انه قال فانفجر من ليلته فمازال يسيل حتى مات وزاد في الحديث قال فذاك حين يقول الشاعر الا يا سعد سعد بني معاذ فما فعلت قريظة والنضير لعمرك ان سعد بني معاذ غداة تحملوا لهو الصبور تركتم قدركم لا شىء فيها وقدر القوم حامية تفور وقد قال الكريم ابو حباب اقيموا قينقاع ولا تسيروا وقد كانوا ببلدتهم ثقالا كما ثقلت بميطان الصخور
Rapporté par Abdallah رضي الله عنه : Le jour où il revint de la bataille des Coalisés (Ahzab), le Messager d’Allah ﷺ nous annonça que personne ne devait faire la prière du Zuhr ailleurs que dans le quartier de Banu Quraiza. Certains, craignant que le temps de la prière ne s’écoule, la firent avant d’arriver chez Banu Quraiza. D’autres dirent : « Nous ne ferons la prière que là où le Messager d’Allah ﷺ nous l’a ordonné, même si le temps s’écoule. » Quand il apprit la divergence entre les deux groupes, le Messager d’Allah ﷺ ne blâma aucun des deux
وحدثني عبد الله بن محمد بن اسماء الضبعي، حدثنا جويرية بن اسماء، عن نافع، عن عبد الله، قال نادى فينا رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم انصرف عن الاحزاب " ان لا يصلين احد الظهر الا في بني قريظة " . فتخوف ناس فوت الوقت فصلوا دون بني قريظة . وقال اخرون لا نصلي الا حيث امرنا رسول الله صلى الله عليه وسلم وان فاتنا الوقت قال فما عنف واحدا من الفريقين
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque les Mouhajiroun émigrèrent de La Mecque à Médine, ils arrivèrent sans rien posséder, tandis que les Ansar avaient des terres et des palmiers. Les Ansar partagèrent leurs biens avec les Mouhajiroun, à condition de leur donner la moitié des fruits chaque année, et les Mouhajiroun les remerciaient en travaillant avec eux. La mère d’Anas ibn Malik s’appelait Oumm Soulaym, elle était aussi la mère d’Abdallah ibn Talha, le frère d’Anas du côté maternel. La mère d’Anas avait offert ses palmiers au Messager d’Allah ﷺ, qui les donna à Oumm Ayman, l’ancienne esclave affranchie, mère d’Oussama ibn Zayd. Quand le Messager d’Allah ﷺ eut terminé la guerre contre les gens de Khaybar et revint à Médine, les Mouhajiroun rendirent aux Ansar tous les dons qu’ils avaient reçus de leurs fruits. (Anas ibn Malik dit : ) Le Messager d’Allah ﷺ rendit à ma mère ses palmiers et donna à Oumm Ayman, à la place, des palmiers de son propre verger. Ibn Chihab précise qu’Oumm Ayman était la mère d’Oussama ibn Zayd, ancienne esclave d’Abdallah ibn Abd al-Muttalib, originaire d’Abyssinie. Quand Amina donna naissance au Messager d’Allah ﷺ après la mort de son père, Oumm Ayman l’allaita jusqu’à ce qu’il grandisse. Plus tard, il l’affranchit et la maria à Zayd ibn Haritha. Elle mourut cinq mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ
وحدثني ابو الطاهر، وحرملة، قالا اخبرنا ابن وهب، اخبرني يونس، عن ابن، شهاب عن انس بن مالك، قال لما قدم المهاجرون من مكة المدينة قدموا وليس بايديهم شىء وكان الانصار اهل الارض والعقار فقاسمهم الانصار على ان اعطوهم انصاف ثمار اموالهم كل عام ويكفونهم العمل والميونة وكانت ام انس بن مالك وهى تدعى ام سليم - وكانت ام عبد الله بن ابي طلحة كان اخا لانس لامه - وكانت اعطت ام انس رسول الله صلى الله عليه وسلم عذاقا لها فاعطاها رسول الله صلى الله عليه وسلم ام ايمن مولاته ام اسامة بن زيد . قال ابن شهاب فاخبرني انس بن مالك ان رسول الله صلى الله عليه وسلم لما فرغ من قتال اهل خيبر وانصرف الى المدينة رد المهاجرون الى الانصار منايحهم التي كانوا منحوهم من ثمارهم - قال - فرد رسول الله صلى الله عليه وسلم الى امي عذاقها واعطى رسول الله صلى الله عليه وسلم ام ايمن مكانهن من حايطه . قال ابن شهاب وكان من شان ام ايمن ام اسامة بن زيد انها كانت وصيفة لعبد الله بن عبد المطلب وكانت من الحبشة فلما ولدت امنة رسول الله صلى الله عليه وسلم بعد ما توفي ابوه فكانت ام ايمن تحضنه حتى كبر رسول الله صلى الله عليه وسلم فاعتقها ثم انكحها زيد بن حارثة ثم توفيت بعد ما توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم بخمسة اشهر
Rapporté par Anas رضي الله عنه : (Après sa migration à Médine), une personne mit à la disposition du Prophète ﷺ des palmiers qui poussaient sur sa terre, jusqu’à la conquête des terres de Quraiza et de Nadir. Ensuite, il commença à lui rendre tout ce qu’il avait reçu. À ce propos, ma famille me demanda d’aller voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander ce que les siens lui avaient donné, ou une partie. Mais le Messager d’Allah ﷺ avait offert ces arbres à Oumm Ayman. Je me rendis donc auprès du Prophète ﷺ, qui me les rendit. Oumm Ayman arriva aussi à ce moment-là, mit un tissu autour de mon cou et dit : « Non, par Allah, nous ne te rendrons pas ce qu’il m’a donné. » Le Prophète ﷺ dit : « Oumm Ayman, laisse-lui ces arbres, et pour toi il y aura tels et tels arbres à la place. » Mais elle répondit : « Par Allah, il n’y a de dieu que Lui. Non, jamais ! » Le Prophète ﷺ continua à lui proposer : « Tu auras tels et tels arbres… » jusqu’à ce qu’il lui en accorde dix fois plus, ou presque
حدثنا ابو بكر بن ابي شيبة، وحامد بن عمر البكراوي، ومحمد بن عبد الاعلى، القيسي كلهم عن المعتمر، - واللفظ لابن ابي شيبة - حدثنا معتمر بن سليمان التيمي، عن ابيه، عن انس، ان رجلا، - وقال حامد وابن عبد الاعلى ان الرجل، - كان يجعل للنبي صلى الله عليه وسلم النخلات من ارضه . حتى فتحت عليه قريظة والنضير فجعل بعد ذلك يرد عليه ما كان اعطاه . قال انس وان اهلي امروني ان اتي النبي صلى الله عليه وسلم فاساله ما كان اهله اعطوه او بعضه وكان نبي الله صلى الله عليه وسلم قد اعطاه ام ايمن فاتيت النبي صلى الله عليه وسلم فاعطانيهن فجاءت ام ايمن فجعلت الثوب في عنقي وقالت والله لا نعطيكاهن وقد اعطانيهن . فقال نبي الله صلى الله عليه وسلم " يا ام ايمن اتركيه ولك كذا وكذا " . وتقول كلا والذي لا اله الا هو . فجعل يقول كذا حتى اعطاها عشرة امثاله او قريبا من عشرة امثاله
Rapporté par Abdallah ibn Mougafal رضي الله عنه : J’ai trouvé un sac contenant de la graisse le jour de la bataille de Khaybar. Je l’ai attrapé et j’ai dit : « Aujourd’hui, je ne donnerai rien de ce sac à personne. » Puis je me suis retourné et j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ qui souriait à mes paroles
حدثنا شيبان بن فروخ، حدثنا سليمان، - يعني ابن المغيرة - حدثنا حميد، بن هلال عن عبد الله بن مغفل، قال اصبت جرابا من شحم يوم خيبر - قال - فالتزمته فقلت لا اعطي اليوم احدا من هذا شييا - قال - فالتفت فاذا رسول الله صلى الله عليه وسلم متبسما
Rapporté par Abdallah ibn Mougafal رضي الله عنه : Cette tradition a été transmise par une autre chaîne de narrateurs, avec des mots différents. Le dernier de la chaîne, Abdallah ibn Mougafal, dit : « Un sac contenant de la nourriture et de la graisse nous a été lancé. J’ai sauté pour l’attraper. Puis je me suis retourné et, à ma surprise, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ, et j’ai eu honte de mon geste devant lui. »
حدثنا محمد بن بشار العبدي، حدثنا بهز بن اسد، حدثنا شعبة، حدثني حميد، بن هلال قال سمعت عبد الله بن مغفل، يقول رمي الينا جراب فيه طعام وشحم يوم خيبرفوثبت لاخذه قال فالتفت فاذا رسول الله صلى الله عليه وسلم فاستحييت منه
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه, qui a appris ce récit directement d’Abu Sufyan : Ce dernier dit : Je suis parti pour un voyage commercial pendant la période de trêve entre moi et le Messager d’Allah ﷺ. Alors que j’étais en Syrie, la lettre du Messager d’Allah ﷺ fut remise à Hiraql (César), l’empereur de Rome, qui était en visite à Jérusalem à ce moment-là. La lettre avait été apportée par Dihya al-Kalbi, qui l’avait remise au gouverneur de Busra, lequel l’avait transmise à Hiraql. (En recevant la lettre), il demanda : « Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ? » On répondit : « Oui. » J’ai donc été appelé avec quelques autres Qurayshites. Nous avons été introduits devant Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda : « Lequel d’entre vous a le lien de parenté le plus proche avec l’homme qui prétend être prophète ? » Abu Sufyan dit : « Moi. » On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il appela alors son interprète et lui dit : « Dis-leur que je vais interroger cet homme (Abu Sufyan) au sujet de celui qui prétend être prophète. S’il ment, démentez-le. » Abu Sufyan raconta : « Par Allah, si je n’avais pas eu peur d’être accusé de mensonge, j’aurais menti. » Hiraql demanda alors à son interprète : « Interroge-le sur sa lignée. » Je répondis : « Il a une bonne lignée parmi nous. » Il demanda : « Y a-t-il eu un roi parmi ses ancêtres ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « L’accusiez-vous de mensonge avant sa prophétie ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Qui sont ses partisans, des gens de haut rang ou de rang modeste ? » Je répondis : « Ce sont plutôt des gens modestes. » Il demanda : « Leur nombre augmente-t-il ou diminue-t-il ? » Je répondis : « Ils augmentent. » Il demanda : « Quelqu’un abandonne-t-il sa religion, mécontent, après l’avoir embrassée ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Avez-vous été en guerre contre lui ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Comment cela s’est-il passé ? » Je répondis : « La guerre entre nous et lui a été tantôt à notre avantage, tantôt au sien. » Il demanda : « A-t-il déjà rompu un pacte ? » Je répondis : « Non, mais nous avons récemment conclu une trêve avec lui et nous ne savons pas ce qu’il en fera. » (Abu Sufyan jure qu’il n’a rien ajouté de plus à ce dialogue.) Il demanda : « Quelqu’un avait-il proclamé la prophétie avant lui ? » Je répondis : « Non. » Hiraql dit alors à son interprète : « Dis-lui, je lui ai demandé sa lignée et il a répondu qu’elle était la meilleure. C’est le cas des prophètes : ils sont issus des plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé s’il y avait eu un roi parmi ses ancêtres : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il réclamait un royaume ancestral. Je t’ai demandé qui étaient ses partisans : des gens modestes. Ainsi sont les partisans des prophètes. Je t’ai demandé si tu l’accusais de mensonge avant sa prophétie : non. Donc, s’il ne mentait pas aux gens, il ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un abandonnait sa religion après l’avoir embrassée : non. La foi, quand elle pénètre le cœur, y reste. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient : oui. Ainsi va la foi jusqu’à son accomplissement. Je t’ai demandé si vous aviez été en guerre : oui, et la victoire a été partagée. Ainsi les prophètes sont éprouvés avant la victoire finale. Je t’ai demandé s’il avait rompu un pacte : non. Les prophètes ne rompent jamais leurs engagements. Je t’ai demandé si quelqu’un avant lui avait proclamé la même chose : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il suivait une tradition antérieure. » Il demanda : « Que vous ordonne-t-il ? » Je répondis : « Il nous ordonne la prière, la zakat, le respect des liens familiaux et la chasteté. » Il dit : « Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète. Je savais qu’il devait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si je savais que je pourrais le rejoindre, j’aimerais le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je lui laverais les pieds par respect. Sa domination s’étendra sûrement jusqu’ici. » Il fit alors apporter la lettre du Messager d’Allah ﷺ et la lut : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, l’empereur des Romains. Paix à celui qui suit la guidée. Après cela, je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras en sécurité. Accepte l’islam, Allah te donnera une double récompense. Mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets. Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions pas certains d’entre nous comme seigneurs en dehors d’Allah. S’ils se détournent, dites : “Nous témoignons que nous sommes musulmans.” » [III, 64] Quand il eut fini la lecture, il y eut du tumulte autour de lui et il nous ordonna de sortir. En sortant, je dis à mes compagnons : « Ibn Abu Kabsha (nom ironique pour le Prophète ﷺ) a acquis un grand pouvoir : même le roi des Romains le craint. » J’ai continué à croire que l’autorité du Messager d’Allah ﷺ triompherait, jusqu’à ce qu’Allah m’accorde la foi
Rapporté par Ibn Chihab رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, avec en plus : « Quand Allah infligea la défaite aux armées de Perse, César se rendit de Hims à Aelia (Bayt al-Maqdis) pour remercier Allah de lui avoir accordé la victoire. » Dans ce hadith, il est dit : « De Muhammad, serviteur d’Allah et Son messager », et aussi : « Le péché de tes sujets », ainsi que les mots : « à l’appel de l’islam »
وحدثناه حسن الحلواني، وعبد بن حميد، قالا حدثنا يعقوب، - وهو ابن ابراهيم بن سعد - حدثنا ابي، عن صالح، عن ابن شهاب، بهذا الاسناد وزاد في الحديث وكان قيصر لما كشف الله عنه جنود فارس مشى من حمص الى ايلياء شكرا لما ابلاه الله . وقال في الحديث " من محمد عبد الله ورسوله " . وقال " اثم اليريسيين " . وقال " بداعية الاسلام
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Prophète d’Allah ﷺ écrivit à Chosroès (roi de Perse), à César (empereur de Rome), au Négus (roi d’Abyssinie) et à tous les autres souverains pour les inviter à Allah, le Très-Haut. Et ce Négus n’était pas celui pour qui le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière funéraire
حدثني يوسف بن حماد المعني، حدثنا عبد الاعلى، عن سعيد، عن قتادة، عن انس، ان نبي الله صلى الله عليه وسلم كتب الى كسرى والى قيصر والى النجاشي والى كل جبار يدعوهم الى الله تعالى وليس بالنجاشي الذي صلى عليه النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : La tradition a été rapportée par une chaîne différente, mais cette version ne mentionne pas : « Et ce n’était pas le Négus pour qui le Prophète ﷺ a accompli la prière funéraire. »
وحدثناه محمد بن عبد الله الرزي، حدثنا عبد الوهاب بن عطاء، عن سعيد، عن قتادة، حدثنا انس بن مالك، عن النبي صلى الله عليه وسلم . بمثله ولم يقل وليس بالنجاشي الذي صلى عليه النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par le même narrateur à travers une autre chaîne, avec la même différence dans les mots
وحدثنيه نصر بن علي الجهضمي، اخبرني ابي، حدثني خالد بن قيس، عن قتادة، عن انس، ولم يذكر وليس بالنجاشي الذي صلى عليه النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Abbas رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de Hunayn. Moi et Abd Soufyan ibn Harith ibn Abd al-Muttalib sommes restés proches du Messager d’Allah ﷺ, sans nous éloigner de lui. Le Messager d’Allah ﷺ était monté sur sa mule blanche, offerte par Farwa ibn Noufitha al-Judhami. Quand les musulmans rencontrèrent les mécréants, ils prirent la fuite, mais le Messager d’Allah ﷺ poussa sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d’Allah ﷺ pour l’empêcher d’avancer trop vite, et Abou Soufyan tenait l’étrier. Le Prophète ﷺ dit : « Abbas, appelle les gens de Samura. » Abbas, qui avait une voix forte, cria de toutes ses forces : « Où sont les gens de Samura ? » (Abbas dit : ) Par Allah, dès qu’ils ont entendu ma voix, ils sont revenus vers nous comme des vaches rejoignent leurs veaux, en disant : « Nous sommes là, nous sommes là ! » Abbas dit : Ils se mirent à combattre les mécréants. Puis on appela les Ansar : « Ô groupe des Ansar ! Ô groupe des Ansar ! » Les Banu al-Harith ibn al-Khazraj furent les derniers à être appelés : « Ô Banu al-Harith ibn al-Khazraj ! Ô Banu al-Harith ibn al-Khazraj ! » Le Messager d’Allah ﷺ, toujours sur sa mule, observait leur combat, le cou tendu en avant, et dit : « C’est maintenant que la bataille est la plus intense. » Puis le Messager d’Allah ﷺ prit des petits cailloux et les jeta au visage des mécréants. Ensuite, il dit : « Par le Seigneur de Muhammad, les mécréants sont vaincus. » Abbas dit : Je fis le tour et vis que la bataille était toujours dans le même état. Par Allah, cela resta ainsi jusqu’à ce qu’il jette les cailloux. Je continuai à observer jusqu’à ce que je vis que leurs forces étaient épuisées et qu’ils commencèrent à battre en retraite
وحدثني ابو الطاهر، احمد بن عمرو بن سرح اخبرنا ابن وهب، اخبرني يونس، عن ابن شهاب، قال حدثني كثير بن عباس بن عبد المطلب، قال قال عباس شهدت مع رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم حنين فلزمت انا وابو سفيان بن الحارث بن عبد المطلب رسول الله صلى الله عليه وسلم فلم نفارقه ورسول الله صلى الله عليه وسلم على بغلة له بيضاء اهداها له فروة بن نفاثة الجذامي فلما التقى المسلمون والكفار ولى المسلمون مدبرين فطفق رسول الله صلى الله عليه وسلم يركض بغلته قبل الكفار قال عباس و انا اخذ بلجام بغلة رسول الله صلى الله عليه وسلم اكفها ارادة ان لا تسرع وابو سفيان اخذ بركاب رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " اى عباس ناد اصحاب السمرة " . فقال عباس وكان رجلا صيتا فقلت باعلى صوتي اين اصحاب السمرة قال فوالله لكان عطفتهم حين سمعوا صوتي عطفة البقر على اولادها . فقالوا يا لبيك يا لبيك - قال - فاقتتلوا والكفار والدعوة في الانصار يقولون يا معشر الانصار يا معشر الانصار قال ثم قصرت الدعوة على بني الحارث بن الخزرج فقالوا يا بني الحارث بن الخزرج يا بني الحارث بن الخزرج . فنظر رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو على بغلته كالمتطاول عليها الى قتالهم فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " هذا حين حمي الوطيس " . قال ثم اخذ رسول الله صلى الله عليه وسلم حصيات فرمى بهن وجوه الكفار ثم قال " انهزموا ورب محمد " . قال فذهبت انظر فاذا القتال على هييته فيما ارى - قال - فوالله ما هو الا ان رماهم بحصياته فما زلت ارى حدهم كليلا وامرهم مدبرا
Rapporté par un autre transmetteur : Dans cette version, les paroles prononcées par le Prophète ﷺ (après avoir lancé des cailloux au visage de l’ennemi) sont rapportées ainsi : « Par le Seigneur de la Ka’ba, ils ont été vaincus. » Et à la fin, il y a l’ajout suivant : « Jusqu’à ce qu’Allah les ait vaincus » (et j’imagine) comme si je voyais le Prophète d’Allah ﷺ les poursuivre sur sa mule
وحدثناه اسحاق بن ابراهيم، ومحمد بن رافع، وعبد بن حميد، جميعا عن عبد، الرزاق اخبرنا معمر، عن الزهري، بهذا الاسناد . نحوه غير انه قال فروة بن نعامة الجذامي . وقال " انهزموا ورب الكعبة انهزموا ورب الكعبة " . وزاد في الحديث حتى هزمهم الله قال وكاني انظر الى النبي صلى الله عليه وسلم يركض خلفهم على بغلته
Rapporté par ‘Abbas رضي الله عنه : J’étais avec l’Envoyé d’Allah ﷺ le jour de Hunayn. Le reste du hadith est identique, mais la version transmise par Younous et Ma’mar est plus détaillée et complète
وحدثناه ابن ابي عمر، حدثنا سفيان بن عيينة، عن الزهري، قال اخبرني كثير، بن العباس عن ابيه، قال كنت مع النبي صلى الله عليه وسلم يوم حنين . وساق الحديث . غير ان حديث يونس وحديث معمر اكثر منه واتم
Rapporté par Abu Ishaq : Un homme a demandé à Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه : « As-tu fui le jour de Hunayn, ô Abu Umira ? » Il a répondu : « Non, par Allah, le Messager d’Allah ﷺ n’a pas tourné le dos ; en réalité, certains jeunes compagnons, pressés et peu ou pas armés, ont avancé et sont tombés sur un groupe d’archers (si habiles que leurs flèches ne rataient jamais leur cible). Ce groupe appartenait aux Banu Hawazin et Banu Nadir. Ils ont tiré sur les jeunes qui s’étaient avancés, et leurs flèches ne manquaient pas leur but. Alors ces jeunes sont revenus vers le Messager d’Allah ﷺ, qui était sur sa mule blanche, menée par Abu Sufyan ibn al-Harith ibn ‘Abd al-Muttalib. À ce moment-là, il est descendu de sa mule, a invoqué l’aide d’Allah et a crié : “Je suis le Prophète. Ceci n’est pas un mensonge. Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib.” Puis il a organisé ses hommes pour le combat. »
حدثنا يحيى بن يحيى، اخبرنا ابو خيثمة، عن ابي اسحاق، قال قال رجل للبراء يا ابا عمارة افررتم يوم حنين قال لا والله ما ولى رسول الله صلى الله عليه وسلم ولكنه خرج شبان اصحابه واخفاوهم حسرا ليس عليهم سلاح او كثير سلاح فلقوا قوما رماة لا يكاد يسقط لهم سهم جمع هوازن وبني نصر فرشقوهم رشقا ما يكادون يخطيون فاقبلوا هناك الى رسول الله صلى الله عليه وسلم ورسول الله صلى الله عليه وسلم على بغلته البيضاء وابو سفيان بن الحارث بن عبد المطلب يقود به فنزل فاستنصر وقال " انا النبي لا كذب انا ابن عبد المطلب " . ثم صفهم
Rapporté par Abu Ishaq : Quelqu’un a demandé à Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه : « Abu Umara, as-tu fui le jour de Hunayn ? » Il a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas reculé. En réalité, des jeunes pressés, mal ou pas armés, ont affronté un groupe des Banu Hawazin et Banu Nadir, qui étaient d’excellents archers. Ils ont tiré une volée de flèches qui ne rataient pas leur cible. Les gens se sont alors tournés vers le Messager d’Allah ﷺ. Abu Sufyan ibn Harith menait sa mule. Il est descendu, a prié et a invoqué l’aide d’Allah. Il a dit : “Je suis le Prophète. Ceci n’est pas un mensonge. Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib. Ô Allah, fais descendre Ton aide.” » Bara’ a continué : « Quand la bataille est devenue intense, par Allah, nous cherchions protection auprès de lui, et le plus courageux d’entre nous était celui qui faisait face à l’attaque, et c’était le Prophète ﷺ. »
حدثنا احمد بن جناب المصيصي، حدثنا عيسى بن يونس، عن زكرياء، عن ابي، اسحاق قال جاء رجل الى البراء فقال اكنتم وليتم يوم حنين يا ابا عمارة فقال اشهد على نبي الله صلى الله عليه وسلم ما ولى ولكنه انطلق اخفاء من الناس وحسر الى هذا الحى من هوازن وهم قوم رماة فرموهم برشق من نبل كانها رجل من جراد فانكشفوا فاقبل القوم الى رسول الله صلى الله عليه وسلم وابو سفيان بن الحارث يقود به بغلته فنزل ودعا واستنصر وهو يقول " انا النبي لا كذب انا ابن عبد المطلب اللهم نزل نصرك " . قال البراء كنا والله اذا احمر الباس نتقي به وان الشجاع منا للذي يحاذي به . يعني النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Abu Ishaq : J’ai entendu Bara’ رضي الله عنه, à qui un homme de la tribu de Qais a demandé : « As-tu fui loin du Messager d’Allah ﷺ le jour de Hunayn ? » Bara’ a répondu : « Mais le Messager d’Allah ﷺ n’a pas fui. Ce jour-là, les Banu Hawazin combattaient comme archers (du côté des mécréants). Quand nous les avons attaqués, ils ont reculé et nous avons pris le butin ; puis ils sont revenus vers nous en lançant des flèches. À ce moment-là, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ sur sa mule blanche, menée par Abu Sufyan ibn al-Harith. Il disait : “Je suis le Prophète. Ceci n’est pas un mensonge. Je suis un descendant de ‘Abd al-Muttalib.” »
وحدثنا محمد بن المثنى، وابن، بشار - واللفظ لابن المثنى - قالا حدثنا محمد، بن جعفر حدثنا شعبة، عن ابي اسحاق، قال سمعت البراء، وساله، رجل من قيس افررتم عن رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم حنين فقال البراء ولكن رسول الله صلى الله عليه وسلم لم يفر وكانت هوازن يوميذ رماة وانا لما حملنا عليهم انكشفوا فاكببنا على الغنايم فاستقبلونا بالسهام ولقد رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم على بغلته البيضاء وان ابا سفيان بن الحارث اخذ بلجامها وهو يقول " انا النبي لا كذب انا ابن عبد المطلب
Rapporté par Bara’ رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec une autre chaîne de transmetteurs, mais il est plus court que les autres versions qui sont plus détaillées
وحدثني زهير بن حرب، ومحمد بن المثنى، وابو بكر بن خلاد قالوا حدثنا يحيى، بن سعيد عن سفيان، قال حدثني ابو اسحاق، عن البراء، قال قال له رجل يا ابا عمارة . فذكر الحديث وهو اقل من حديثهم وهولاء اتم حديثا
Rapporté par Salama رضي الله عنه : Nous avons combattu aux côtés du Messager d’Allah ﷺ à Hunayn. Quand nous avons rencontré l’ennemi, j’ai avancé et grimpé sur une butte. Un homme de l’ennemi s’est tourné vers moi et je lui ai tiré une flèche. Il s’est baissé et s’est caché. Je ne comprenais pas ce qu’il faisait, mais soudain, j’ai vu un groupe de personnes apparaître de l’autre butte. Ils se sont affrontés avec les compagnons du Prophète ﷺ, mais ces derniers ont reculé et moi aussi, j’ai fui, vaincu. J’avais deux manteaux, l’un autour de la taille et l’autre sur les épaules. Mon pagne s’est défait et j’ai tenu les deux manteaux ensemble. Dans cet état, je suis passé devant le Messager d’Allah ﷺ, qui était sur sa mule blanche. Il a dit : « Le fils d’Akwa’ est vraiment perdu. » Quand les compagnons se sont rassemblés autour de lui, le Messager d’Allah ﷺ est descendu de sa mule, a ramassé une poignée de poussière, l’a jetée au visage de l’ennemi et a dit : « Que ces visages soient déformés ! » Aucun ennemi n’a échappé à la poussière de cette poignée, tous en ont eu les yeux remplis. Alors ils ont fui, et Allah le Très-Haut les a vaincus, et le Messager d’Allah ﷺ a distribué leur butin aux musulmans
وحدثنا زهير بن حرب، حدثنا عمر بن يونس الحنفي، حدثنا عكرمة بن عمار، حدثني اياس بن سلمة، حدثني ابي قال، غزونا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم حنينا فلما واجهنا العدو تقدمت فاعلو ثنية فاستقبلني رجل من العدو فارميه بسهم فتوارى عني فما دريت ما صنع ونظرت الى القوم فاذا هم قد طلعوا من ثنية اخرى فالتقوا هم وصحابة النبي صلى الله عليه وسلم فولى صحابة النبي صلى الله عليه وسلم وارجع منهزما وعلى بردتان متزرا باحداهما مرتديا بالاخرى فاستطلق ازاري فجمعتهما جميعا ومررت على رسول الله صلى الله عليه وسلم منهزما وهو على بغلته الشهباء فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم " لقد راى ابن الاكوع فزعا " . فلما غشوا رسول الله صلى الله عليه وسلم نزل عن البغلة ثم قبض قبضة من تراب من الارض ثم استقبل به وجوههم فقال " شاهت الوجوه " . فما خلق الله منهم انسانا الا ملا عينيه ترابا بتلك القبضة فولوا مدبرين فهزمهم الله عز وجل وقسم رسول الله صلى الله عليه وسلم غنايمهم بين المسلمين
Rapporté par Ibn ‘Amr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a assiégé les habitants de Ta’if, mais il n’a pas remporté la victoire sur eux. Il a dit : « Si Allah le veut, nous reviendrons. » Ses compagnons ont demandé : « Allons-nous partir sans avoir conquis la ville ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors, attaquez demain matin. » Ils l’ont fait et ont été blessés par des flèches. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Nous partirons demain. » (Le narrateur précise) : cette annonce les a réjouis, et le Messager d’Allah ﷺ a souri de leur réaction
حدثنا ابو بكر بن ابي شيبة، وزهير بن حرب، وابن، نمير جميعا عن سفيان، قال زهير حدثنا سفيان بن عيينة، عن عمرو، عن ابي العباس الشاعر الاعمى، عن عبد الله، بن عمرو قال حاصر رسول الله صلى الله عليه وسلم اهل الطايف فلم ينل منهم شييا فقال " انا قافلون ان شاء الله " . قال اصحابه نرجع ولم نفتتحه فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " اغدوا على القتال " . فغدوا عليه فاصابهم جراح فقال لهم رسول الله صلى الله عليه وسلم " انا قافلون غدا " . قال فاعجبهم ذلك فضحك رسول الله صلى الله عليه وسلم
حدثنا اسحاق بن ابراهيم الحنظلي، وابن ابي عمر، ومحمد بن رافع، وعبد بن، حميد - واللفظ لابن رافع - قال ابن رافع وابن ابي عمر حدثنا وقال الاخران، اخبرنا عبد الرزاق، اخبرنا معمر، عن الزهري، عن عبيد الله بن عبد الله بن عتبة، عن ابن عباس، ان ابا سفيان، اخبره من، فيه الى فيه قال انطلقت في المدة التي كانت بيني وبين رسول الله صلى الله عليه وسلم قال فبينا انا بالشام اذ جيء بكتاب من رسول الله صلى الله عليه وسلم الى هرقل يعني عظيم الروم - قال - وكان دحية الكلبي جاء به فدفعه الى عظيم بصرى فدفعه عظيم بصرى الى هرقل فقال هرقل هل ها هنا احد من قوم هذا الرجل الذي يزعم انه نبي قالوا نعم - قال - فدعيت في نفر من قريش فدخلنا على هرقل فاجلسنا بين يديه فقال ايكم اقرب نسبا من هذا الرجل الذي يزعم انه نبي فقال ابو سفيان فقلت انا . فاجلسوني بين يديه واجلسوا اصحابي خلفي ثم دعا بترجمانه فقال له قل لهم اني سايل هذا عن الرجل الذي يزعم انه نبي فان كذبني فكذبوه . قال فقال ابو سفيان وايم الله لولا مخافة ان يوثر على الكذب لكذبت . ثم قال لترجمانه سله كيف حسبه فيكم قال قلت هو فينا ذو حسب قال فهل كان من�� ابايه ملك قلت لا . قال فهل كنتم تتهمونه بالكذب قبل ان يقول ما قال قلت لا . قال ومن يتبعه اشراف الناس ام ضعفاوهم قال قلت بل ضعفاوهم . قال ايزيدون ام ينقصون قال قلت لا بل يزيدون . قال هل يرتد احد منهم عن دينه بعد ان يدخل فيه سخطة له قال قلت لا . قال فهل قاتلتموه قلت نعم . قال فكيف كان قتالكم اياه قال قلت تكون الحرب بيننا وبينه سجالا يصيب منا ونصيب منه . قال فهل يغدر قلت لا . ونحن منه في مدة لا ندري ما هو صانع فيها . قال فوالله ما امكنني من كلمة ادخل فيها شييا غير هذه . قال فهل قال هذا القول احد قبله قال قلت لا . قال لترجمانه قل له اني سالتك عن حسبه فزعمت انه فيكم ذو حسب وكذلك الرسل تبعث في احساب قومها . وسالتك هل كان في ابايه ملك فزعمت ان لا . فقلت لو كان من ابايه ملك قلت رجل يطلب ملك ابايه . وسالتك عن اتباعه اضعفاوهم ام اشرافهم فقلت بل ضعفاوهم وهم اتباع الرسل . وسالتك هل كنتم تتهمونه بالكذب قبل ان يقول ما قال فزعمت ان لا . فقد عرفت انه لم يكن ليدع الكذب على الناس ثم يذهب فيكذب على الله . وسالتك هل يرتد احد منهم عن دينه بعد ان يدخله سخطة له فزعمت ان لا . وكذلك الايمان اذا خالط بشاشة القلوب . وسالتك هل يزيدون او ينقصون فزعمت انهم يزيدون وكذلك الايمان حتى يتم . وسالتك هل قاتلتموه فزعمت انكم قد قاتلتموه فتكون الحرب بينكم وبينه سجالا ينال منكم وتنالون منه . وكذلك الرسل تبتلى ثم تكون لهم العاقبة وسالتك هل يغدر فزعمت انه لا يغدر . وكذلك الرسل لا تغدر . وسالتك هل قال هذا القول احد قبله فزعمت ان لا . فقلت لو قال هذا القول احد قبله قلت رجل ايتم بقول قيل قبله . قال ثم قال بم يامر كم قلت يامرنا بالصلاة والزكاة والصلة والعفاف قال ان يكن ما تقول فيه حقا فانه نبي وقد كنت اعلم انه خارج ولم اكن اظنه منكم ولو اني اعلم اني اخلص اليه لاحببت لقاءه ولو كنت عنده لغسلت عن قدميه وليبلغن ملكه ما تحت قدمى . قال ثم دعا بكتاب رسول الله صلى الله عليه وسلم فقراه فاذا فيه " بسم الله الرحمن الرحيم من محمد رسول الله الى هرقل عظيم الروم سلام على من اتبع الهدى اما بعد فاني ادعوك بدعاية الاسلام اسلم تسلم واسلم يوتك الله اجرك مرتين وان توليت فان عليك اثم الاريسيين و { يا اهل الكتاب تعالوا الى كلمة سواء بيننا وبينكم ان لا نعبد الا الله ولا نشرك به شييا ولا يتخذ بعضنا بعضا اربابا من دون الله فان تولوا فقولوا اشهدوا بانا مسلمون} فلما فرغ من قراءة الكتاب ارتفعت الاصوات عنده وكثر اللغط وامر بنا فاخرجنا . قال فقلت لاصحابي حين خرجنا لقد امر امر ابن ابي كبشة انه ليخافه ملك بني الاصفر - قال - فما زلت موقنا بامر رسول الله صلى الله عليه وسلم انه سيظهر حتى ادخل الله على الاسلام