Hadiths
#6238
Sahih Muslim - Mérites des compagnons
Rapporté par Mus'ab b. Sa'd, d’après son père : Plusieurs versets du Coran ont été révélés à son sujet. Sa mère, Umm Sa'd, avait juré de ne plus lui parler tant qu’il ne renierait pas sa foi, et elle ne mangea ni ne but, disant : « Allah t’a ordonné de bien traiter tes parents, et je suis ta mère, alors je t’ordonne cela. » Elle resta ainsi trois jours, jusqu’à s’évanouir de faim, et son autre fils, Umara, lui donna à boire. Elle se mit à maudire Sa'd, alors Allah, le Très-Haut, fit descendre ces versets : « Nous avons enjoint à l’homme la bonté envers ses parents, mais s’ils te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas » (29:8) ; « Comporte-toi avec eux convenablement en ce monde » (31:15). Il rapporta aussi que de grands butins étaient tombés entre les mains du Messager d’Allah ﷺ, et il y avait une épée parmi eux. Je la pris et dis au Messager d’Allah ﷺ : « Donne-moi cette épée (comme part du butin), tu connais ma situation. » Il répondit : « Remets-la à sa place. » Je partis, voulant la déposer, mais mon âme s’y refusa, alors je revins et lui demandai encore. Il me répondit à voix haute de la remettre à sa place. C’est à ce moment que ce verset fut révélé : « Ils t’interrogent au sujet du butin » (8:1). Il dit encore : Je suis tombé malade et j’ai envoyé chercher le Messager d’Allah ﷺ. Il est venu, et je lui ai demandé la permission de donner en aumône tout ce que je voulais de mes biens. Il n’a pas accepté. J’ai proposé la moitié, il n’a pas accepté. J’ai proposé le tiers, il s’est tu, et c’est ainsi que la charité jusqu’au tiers fut autorisée. Il raconta aussi : Je suis allé voir un groupe d’Ansar et de Muhajirun qui m’ont invité à boire du vin, avant son interdiction. Nous étions dans un jardin, il y avait une tête de chameau rôtie et une petite outre de vin. J’ai mangé et bu avec eux, puis la discussion a porté sur les Ansar et les Muhajirun. J’ai dit : « Les Muhajirun sont meilleurs que les Ansar. » Quelqu’un a alors pris un morceau de la tête du chameau et m’a frappé, blessant mon nez. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui ai raconté, alors Allah, le Très-Haut, a révélé les versets sur le vin : « Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires ne sont qu’une souillure, œuvre du diable » (5:)
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- Sahih Muslim
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- Mérites des compagnons
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- #6238
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