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Livres
92 Hadiths
Rapporté par Ibn Abī Mulaykah : « J’ai écrit à Ibn Abbās pour lui demander de m’écrire quelque chose sur la science, et il m’a retenu beaucoup de choses, puis il a dit : “Comme un enfant sincère, je vais lui écrire ce qui lui convient et lui cacher ce qui ne lui serait pas utile.” [Ibn Abī Mulaykah] raconte : “Ibn Abbās a alors demandé qu’on lui apporte le livre des jugements d’Ali رضي الله عنه, et il a commencé à en écrire un extrait pour moi. Mais il est tombé sur un passage qui ne convenait pas à la science des jugements d’Ali. Alors Ibn Abbās a dit : ‘Par Allah, Ali n’a pas jugé selon cela, sauf s’il s’est égaré.’” »
Rapporté par Tāwus رضي الله عنه : « On a apporté à Ibn Abbās un livre contenant les jugements d’Ali رضي الله عنه, et il n’en a effacé qu’une toute petite partie. » (Sufyān bin Uyaynah a montré la taille avec son bras)
Rapporté par Abī Ishāq : « Après la mort d’Ali رضي الله عنه, lorsqu’on rapportait ces choses, un homme parmi ses compagnons disait : “Qu’Allah les maudisse ! Ont-ils corrompu toutes les sciences ?!” »
Rapporté par al-Mughīrah : « Il n’y a pas de hadiths authentiques rapportés de Ali رضي الله عنه, sauf par les compagnons de Abd Allah ibn Mas’oud. »
Rapporté par Muhammad bin Sīrīn رحمه الله : « Cette science est une partie de la foi, alors faites attention à qui vous transmet votre foi. »
Rapporté par Ibn Sīrīn : « Avant, on ne demandait pas la chaîne de transmission, mais quand la discorde est apparue, on a dit : “Nommez-nous vos rapporteurs.” Alors on considérait les gens de la Sunna et on prenait leurs hadiths, et on considérait les gens de l’innovation et on ne prenait pas leurs hadiths. »
Rapporté par Tāwus : « Je suis allé voir Tāwus et lui ai dit : “Un tel m’a rapporté telle chose.” Il a dit : “Si ton compagnon est digne de confiance, alors prends de lui.” »
Rapporté par Tāwus : « J’ai dit à Tāwus : “Un tel m’a rapporté ceci ou cela.” Il a dit : “Si ton compagnon est digne de confiance, alors prends de lui.” »
Rapporté par le père d’Ibn Abī-Zinād : « J’ai rencontré cent transmetteurs à Médine, tous étaient fiables. On ne prenait pas de récits de celui dont on disait : ‘Il n’est pas des gens d’ici.’ »
Rapporté par Sa’d ibn Ibrāhīm : « On ne doit rapporter du Messager d’Allah ﷺ que par des transmetteurs dignes de confiance (thiqāt). »
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « La chaîne de transmission fait partie de la religion. Sans la chaîne, n’importe qui pourrait dire ce qu’il veut. » Muhammad bin Abd Allah rapporte aussi qu’il a entendu Abd Allah bin al-Mubārak dire : « Entre nous et les gens, il y a ‘les jambes’ (c’est-à-dire la chaîne de transmission, comme si un hadith était une créature). » Muhammad raconte également avoir interrogé Abd Allah bin al-Mubārak au sujet d’un hadith : « Ô Abā Abd ir-Rahman ! Que penses-tu du hadith qui dit : ‘Fait partie de la piété, après la piété, de prier pour ses parents après avoir prié pour soi-même et de jeûner pour eux après avoir jeûné pour soi-même’ ? » Il répondit : « Ô Abā Ishāq ! De qui tiens-tu cela ? » Je lui dis : « C’est un hadith de Shihāb bin Khirāsh. » Il dit : « Il est digne de confiance. Et de qui le tient-il ? » Je répondis : « D’al-Hajjāj bin Dīnār. » Il dit : « Il est digne de confiance. Et de qui le tient-il ? » Je répondis : « Il [al-Hajjāj] dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit… » Il répondit : « Ô Abā Ishāq ! Entre al-Hajjāj bin Dīnār et le Prophète ﷺ, il y a un désert où les cous des montures se brisent. Mais il n’y a pas de divergence sur le fait de donner l’aumône pour ses parents. »
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « Délaissez les hadiths de Amr bin Thābit, car il insultait les pieux prédécesseurs (les Compagnons رضي الله عنهم). »
Rapporté par Abū Aqīl, compagnon de Buhayyah : « J’étais assis près d’al-Qāsim bin Ubayd Allah et de Yahyā bin Sa’īd. Yahyā dit à al-Qāsim : “Ô Abā Muhammad ! C’est très grave pour quelqu’un comme toi d’être interrogé sur une question religieuse et de ne pas avoir la réponse ni de pouvoir soulager la personne.” Al-Qāsim lui demanda : “D’où cela vient-il ?” Yahyā répondit : “Parce que tu es le fils de deux imams de la guidée, descendant d’Abu Bakr et de Umar.” Al-Qāsim lui dit : “Ce qui est plus grave encore, pour qui réfléchit à Allah, c’est de parler sans connaissance ou de prendre des hadiths de quelqu’un qui n’est pas digne de confiance.” [Abū Aqīl] dit : “Alors Yahyā bin Sa’īd se tut et ne répondit pas.” »
Rapporté par Sufyān bin Uyaynah : « On m’a informé, par Abū Aqīl, compagnon de Buhayyah, qu’un descendant d’Abd Allah bin Umar a été interrogé sur une question à laquelle il ne connaissait pas la réponse. Yahyā bin Sa’īd lui dit : “Par Allah, c’est une chose grave que quelqu’un comme toi, descendant de deux imams de la guidée – c’est-à-dire Umar et Ibn Umar – soit interrogé sur un sujet et n’ait pas la réponse.” Al-Qāsim répondit : “Par Allah, ce qui est plus grave encore, pour Allah et pour celui qui réfléchit à Allah, c’est de parler sans connaissance ou de rapporter d’une personne qui n’est pas digne de confiance.” [Ibn Uyaynah] dit qu’Abū Aqīl Yahyā bin al-Mutawakkil a été témoin de cette discussion. »
Rapporté par Yahyā bin Sa’īd رحمه الله : « J’ai interrogé Sufyān ath-Thawrī, Shu’bah, Mālik et Ibn Uyaynah au sujet d’un homme qui n’est pas fiable dans le hadith, et si quelqu’un me demande à son sujet, ils ont dit : “Informe les autres qu’il n’est pas fiable.” »
Rapporté par an-Naḍr رحمه الله : « On a interrogé Ibn Awn au sujet des hadiths de Shahr alors qu’il était sur le seuil de la porte. Il répondit : “En effet, ils ont critiqué Shahr, ils ont critiqué Shahr.” » Muslim رحمه الله a dit : « Il veut dire que beaucoup de gens l’ont critiqué. »
Rapporté par Muhammad bin Abd Allah bin Quhzādh : Alī bin Husayn bin Wāqid m’a informé, il a dit qu’Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “En effet, Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapportait…” » Il a dit : « Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : “Ne prenez pas de hadith de lui.” » Muhammad a dit : Abd Allah bin Uthmān nous a rapporté, il a dit, mon père a dit, Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : “Voici Abbād bin Kathīr, alors méfiez-vous de lui.” »
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapporte des récits, il y ajoute de graves choses. Penses-tu qu’il faut dire aux gens de ne pas prendre de lui ?” Sufyān répondit : “Oui, absolument !” Abd Allah [bin al-Mubārak] dit : “Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : ‘Ne prenez pas de lui.’” Muhammad rapporte aussi qu’il a entendu Abd Allah bin al-Mubārak dire : “Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : ‘Voici Abbād bin Kathīr, prenez garde à lui.’” »
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « J’ai interrogé Mu’allā ar-Rāzī au sujet de Muhammad bin Sa’īd, de qui Abbād rapportait. Il m’a informé de ce qu’a dit Īsā bin Yūnus : “J’étais à sa porte et Sufyān était avec Muhammad bin Sa’īd. Quand il est sorti, je lui ai demandé à son sujet. Il m’a dit qu’il était un menteur.” »
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Yazīd bin Hārūn nous a rapporté, Khalīfah bin Mūsā m’a informé : « Je suis allé voir Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : “Mak’hūl m’a rapporté ceci”, “Mak’hūl m’a rapporté cela”. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes, et j’ai regardé dans son carnet : il était écrit “Abān m’a rapporté de la part d’Anas”, “Abān de la part d’untel”. Alors je l’ai abandonné. » J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : « J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. »