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21 Hadiths
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Il y a eu un désaccord parmi les gens de la tribu de Bani `Amr bin `Auf. Le Prophète (ﷺ) est allé les voir avec quelques compagnons pour réconcilier les deux parties. L'heure de la prière est arrivée mais le Prophète (ﷺ) n'était pas encore là ; Bilal a alors fait l'appel à la prière, mais le Prophète (ﷺ) n'est toujours pas arrivé. Bilal est donc allé voir Abu Bakr et lui a dit : « L'heure de la prière est arrivée et le Prophète (ﷺ) est retenu, veux-tu diriger la prière ? » Abu Bakr a répondu : « Oui, si tu veux. » Bilal a alors fait l'iqama et Abu Bakr s'est avancé pour diriger la prière. Mais le Prophète (ﷺ) est arrivé en marchant entre les rangs jusqu'à la première rangée. Les gens ont commencé à taper dans leurs mains, et ils l'ont fait de plus en plus. Abu Bakr, qui ne se retournait jamais pendant la prière, s'est alors tourné et a vu le Prophète (ﷺ) derrière lui. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer la prière là où il était. Abu Bakr a levé la main, a loué Allah, puis il est revenu en arrière jusqu'à la première rangée, et le Prophète (ﷺ) a avancé pour diriger la prière. Quand la prière a été terminée, le Prophète (ﷺ) s'est tourné vers les gens et a dit : « Ô gens ! Quand il vous arrive quelque chose pendant la prière, vous tapez dans vos mains. En réalité, taper dans les mains n'est permis que pour les femmes. Si quelque chose arrive à l'un de vous pendant la prière, il doit dire : "Subhan Allah" (Gloire à Allah), car celui qui l'entend se tournera vers lui. Ô Abu Bakr ! Qu'est-ce qui t'a empêché de continuer à diriger la prière quand je t'ai fait signe ? » Abu Bakr a répondu : « Il ne convenait pas au fils d'Abu Quhafa de diriger la prière devant le Prophète. »
حدثنا سعيد بن ابي مريم، حدثنا ابو غسان، قال حدثني ابو حازم، عن سهل بن سعد رضى الله عنه ان اناسا، من بني عمرو بن عوف كان بينهم شىء، فخرج اليهم النبي صلى الله عليه وسلم في اناس من اصحابه يصلح بينهم، فحضرت الصلاة، ولم يات النبي صلى الله عليه وسلم، فجاء بلال، فاذن بلال بالصلاة، ولم يات النبي صلى الله عليه وسلم فجاء الى ابي بكر فقال ان النبي صلى الله عليه وسلم حبس، وقد حضرت الصلاة فهل لك ان توم الناس فقال نعم ان شيت. فاقام الصلاة فتقدم ابو بكر، ثم جاء النبي صلى الله عليه وسلم يمشي في الصفوف، حتى قام في الصف الاول، فاخذ الناس بالتصفيح حتى اكثروا، وكان ابو بكر لا يكاد يلتفت في الصلاة، فالتفت فاذا هو بالنبي صلى الله عليه وسلم وراءه فاشار اليه بيده، فامره يصلي كما هو، فرفع ابو بكر يده، فحمد الله، ثم رجع القهقرى وراءه حتى دخل في الصف، وتقدم النبي صلى الله عليه وسلم فصلى بالناس، فلما فرغ اقبل على الناس فقال " يا ايها الناس ما لكم اذا نابكم شىء في صلاتكم اخذتم بالتصفيح، انما التصفيح للنساء، من نابه شىء في صلاته فليقل سبحان الله، فانه لا يسمعه احد الا التفت، يا ابا بكر ما منعك حين اشرت اليك لم تصل بالناس ". فقال ما كان ينبغي لابن ابي قحافة ان يصلي بين يدى النبي صلى الله عليه وسلم
Rapporté par Anas : On a dit au Prophète (ﷺ) : « Ne voudrais-tu pas aller voir `Abdullah bin Ubai ? » Le Prophète (ﷺ) est donc allé le voir, monté sur un âne, et les musulmans l'accompagnaient à pied sur un terrain salé et aride. Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé près de `Abdullah bin Ubai, ce dernier a dit : « Éloigne-toi de moi ! Par Allah, l’odeur de ton âne me dérange. » Un homme des Ansar a alors répondu à `Abdullah : « Par Allah ! L’odeur de l’âne du Messager d’Allah (ﷺ) est meilleure que la tienne. » Un homme de la tribu de `Abdullah s’est alors énervé pour le défendre, et les deux hommes se sont insultés, ce qui a poussé leurs amis à se mettre en colère aussi, et les deux groupes ont commencé à se battre à coups de bâtons, de chaussures et de mains. On nous a informés que le verset divin suivant a été révélé à ce sujet : « Et si deux groupes de croyants se combattent, alors réconciliez-les. »
حدثنا مسدد، حدثنا معتمر، قال سمعت ابي ان انسا رضى الله عنه قال قيل للنبي صلى الله عليه وسلم لو اتيت عبد الله بن ابى. فانطلق اليه النبي صلى الله عليه وسلم وركب حمارا، فانطلق المسلمون يمشون معه، وهى ارض سبخة، فلما اتاه النبي صلى الله عليه وسلم فقال اليك عني، والله لقد اذاني نتن حمارك. فقال رجل من الانصار منهم والله لحمار رسول الله صلى الله عليه وسلم اطيب ريحا منك. فغضب لعبد الله رجل من قومه فشتما، فغضب لكل واحد منهما اصحابه، فكان بينهما ضرب بالجريد والايدي والنعال، فبلغنا انها انزلت {وان طايفتان من المومنين اقتتلوا فاصلحوا بينهما}
Rapporté par Um Kulthum bint `Uqba : Elle a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui réconcilie des gens en inventant de bonnes paroles ou en disant de bonnes choses n’est pas un menteur. »
حدثنا عبد العزيز بن عبد الله، حدثنا ابراهيم بن سعد، عن صالح، عن ابن شهاب، ان حميد بن عبد الرحمن، اخبره ان امه ام كلثوم بنت عقبة اخبرته انها، سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول " ليس الكذاب الذي يصلح بين الناس، فينمي خيرا، او يقول خيرا
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un jour, les gens de Quba se sont disputés jusqu’à se jeter des pierres. Quand le Messager d’Allah a été informé, il a dit : « Allons les réconcilier. »
حدثنا محمد بن عبد الله، حدثنا عبد العزيز بن عبد الله الاويسي، واسحاق بن محمد الفروي، قالا حدثنا محمد بن جعفر، عن ابي حازم، عن سهل بن سعد رضى الله عنه ان اهل، قباء اقتتلوا حتى تراموا بالحجارة، فاخبر رسول الله صلى الله عليه وسلم بذلك فقال " اذهبوا بنا نصلح بينهم
Rapporté par Aisha : Ce verset : Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari (c’est-à-dire que le mari remarque quelque chose de désagréable chez sa femme, comme la vieillesse, et veut divorcer, mais elle lui demande de la garder et de subvenir à ses besoins comme il le souhaite). (4.128) « Il n’y a pas de mal à ce qu’ils se réconcilient sur cette base. »
حدثنا قتيبة بن سعيد، حدثنا سفيان، عن هشام بن عروة، عن ابيه، عن عايشة رضى الله عنها – {وان امراة خافت من بعلها نشوزا او اعراضا} قالت هو الرجل يرى من امراته ما لا يعجبه، كبرا او غيره، فيريد فراقها فتقول امسكني، واقسم لي ما شيت. قالت فلا باس اذا تراضيا
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge entre nous selon les lois d’Allah. » Son adversaire s’est levé et a dit : « Il a raison. Juge entre nous selon les lois d’Allah. » Le bédouin a dit : « Mon fils travaillait pour cet homme et il a commis un acte illégal avec sa femme. Les gens m’ont dit que mon fils devait être lapidé à mort ; alors, à la place, j’ai donné cent moutons et une esclave pour sauver mon fils. Ensuite, j’ai demandé aux savants qui m’ont dit : "Ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé un an." Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais sans aucun doute juger entre vous selon les lois d’Allah. L’esclave et les moutons te sont rendus, et ton fils recevra cent coups de fouet et un an d’exil. » Il a ensuite dit à quelqu’un : « Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et lapide-la à mort. » Unais est donc allé et l’a lapidée à mort
حدثنا ادم، حدثنا ابن ابي ذيب، حدثنا الزهري، عن عبيد الله بن عبد الله، عن ابي هريرة، وزيد بن خالد الجهني، رضى الله عنهما قالا جاء اعرابي فقال يا رسول الله اقض بيننا بكتاب الله. فقام خصمه فقال صدق، اقض بيننا بكتاب الله. فقال الاعرابي ان ابني كان عسيفا على هذا، فزنى بامراته، فقالوا لي على ابنك الرجم. ففديت ابني منه بماية من الغنم ووليدة، ثم سالت اهل العلم، فقالوا انما على ابنك جلد ماية وتغريب عام. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " لاقضين بينكما بكتاب الله، اما الوليدة والغنم فرد عليك، وعلى ابنك جلد ماية وتغريب عام، واما انت يا انيس لرجل فاغد على امراة هذا فارجمها ". فغدا عليها انيس فرجمها
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge entre nous selon les lois d’Allah. » Son adversaire s’est levé et a dit : « Il a raison. Juge entre nous selon les lois d’Allah. » Le bédouin a dit : « Mon fils travaillait pour cet homme et il a commis un acte illégal avec sa femme. Les gens m’ont dit que mon fils devait être lapidé à mort ; alors, à la place, j’ai donné cent moutons et une esclave pour sauver mon fils. Ensuite, j’ai demandé aux savants qui m’ont dit : "Ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé un an." Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais sans aucun doute juger entre vous selon les lois d’Allah. L’esclave et les moutons te sont rendus, et ton fils recevra cent coups de fouet et un an d’exil. » Il a ensuite dit à quelqu’un : « Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et lapide-la à mort. » Unais est donc allé et l’a lapidée à mort
حدثنا ادم، حدثنا ابن ابي ذيب، حدثنا الزهري، عن عبيد الله بن عبد الله، عن ابي هريرة، وزيد بن خالد الجهني، رضى الله عنهما قالا جاء اعرابي فقال يا رسول الله اقض بيننا بكتاب الله. فقام خصمه فقال صدق، اقض بيننا بكتاب الله. فقال الاعرابي ان ابني كان عسيفا على هذا، فزنى بامراته، فقالوا لي على ابنك الرجم. ففديت ابني منه بماية من الغنم ووليدة، ثم سالت اهل العلم، فقالوا انما على ابنك جلد ماية وتغريب عام. فقال النبي صلى الله عليه وسلم " لاقضين بينكما بكتاب الله، اما الوليدة والغنم فرد عليك، وعلى ابنك جلد ماية وتغريب عام، واما انت يا انيس لرجل فاغد على امراة هذا فارجمها ". فغدا عليها انيس فرجمها
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un invente quelque chose qui ne fait pas partie de notre religion, cela sera rejeté. »
حدثنا يعقوب، حدثنا ابراهيم بن سعد، عن ابيه، عن القاسم بن محمد، عن عايشة رضى الله عنها قالت قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " من احدث في امرنا هذا ما ليس فيه فهو رد ". رواه عبد الله بن جعفر المخرمي وعبد الواحد بن ابي عون عن سعد بن ابراهيم
Rapporté par Al-Bara bin `Azib : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a conclu un traité de paix avec les gens de Hudaibiya, `Ali bin Abu Talib a rédigé le document et il y a écrit : « Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). » Les polythéistes ont dit : « N’écris pas : ‘Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ)’, car si tu étais un messager, nous ne nous battrions pas contre toi. » Le Messager d’Allah a demandé à `Ali d’effacer cette mention, mais `Ali a dit : « Je ne serai pas celui qui effacera ton nom. » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a donc effacé lui-même et a conclu la paix avec eux à condition que le Prophète (ﷺ) et ses compagnons puissent entrer à La Mecque et y rester trois jours, et qu’ils entreraient avec leurs armes rangées dans leurs fourreaux
حدثنا محمد بن بشار، حدثنا غندر، حدثنا شعبة، عن ابي اسحاق، قال سمعت البراء بن عازب رضى الله عنهما قال لما صالح رسول الله صلى الله عليه وسلم اهل الحديبية كتب علي بينهم كتابا فكتب محمد رسول الله صلى الله عليه وسلم. فقال المشركون لا تكتب محمد رسول الله، لو كنت رسولا لم نقاتلك. فقال لعلي " امحه ". فقال علي ما انا بالذي امحاه. فمحاه رسول الله صلى الله عليه وسلم بيده، وصالحهم على ان يدخل هو واصحابه ثلاثة ايام، ولا يدخلوها الا بجلبان السلاح، فسالوه ما جلبان السلاح فقال القراب بما فيه
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu faire la `Umra au mois de Dhul-Qada, les habitants de La Mecque ne l’ont pas laissé entrer jusqu’à ce qu’il conclue un accord avec eux pour ne rester que trois jours. Quand le document du traité a été rédigé, il était écrit : « Voici les conditions sur lesquelles Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), a accepté la paix. » Ils ont dit : « Nous ne sommes pas d’accord avec cela, car si nous croyions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’en empêcherions pas, mais tu es Muhammad bin `Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et aussi Muhammad bin `Abdullah. » Puis il a dit à `Ali : « Efface les mots ‘le Messager d’Allah (ﷺ)’. » Mais `Ali a dit : « Non, par Allah, je n’effacerai jamais ton nom. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a pris le document et a écrit : « Voici ce que Muhammad bin `Abdullah a accepté : aucune arme ne sera apportée à La Mecque sauf dans leurs fourreaux, et personne parmi les gens de La Mecque ne sera autorisé à partir avec lui (le Prophète (ﷺ)), même s’il veut le suivre, et il (le Prophète (ﷺ)) n’empêchera aucun de ses compagnons de rester à La Mecque s’il le souhaite. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque et que le délai est passé, les Mecquois sont allés voir `Ali et ont dit : « Dis à ton ami (le Prophète (ﷺ)) de partir, car la période convenue est terminée. » Le Prophète (ﷺ) est donc sorti de La Mecque. La fille de Hamza a couru derrière eux (le Prophète (ﷺ) et ses compagnons), en appelant : « Ô oncle ! Ô oncle ! » `Ali l’a accueillie, l’a prise par la main et a dit à Fatima : « Prends la fille de ton oncle. » Zaid et Ja`far se sont disputés à son sujet. `Ali a dit : « J’ai plus de droits sur elle, car elle est la fille de mon oncle. » Ja`far a dit : « C’est la fille de mon oncle, et sa tante est ma femme. » Zaid a dit : « C’est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) a décidé qu’elle devait être confiée à sa tante, et a dit que la tante est comme la mère. Il a ensuite dit à Ali : « Tu fais partie de moi et je fais partie de toi », et a dit à Ja`far : « Tu me ressembles par le caractère et l’apparence », et a dit à Zaid : « Tu es notre frère (en foi) et notre affranchi. »
حدثنا عبيد الله بن موسى، عن اسراييل، عن ابي اسحاق، عن البراء رضى الله عنه قال اعتمر النبي صلى الله عليه وسلم في ذي القعدة، فابى اهل مكة ان يدعوه يدخل مكة، حتى قاضاهم على ان يقيم بها ثلاثة ايام، فلما كتبوا الكتاب كتبوا هذا ما قاضى عليه محمد رسول الله صلى الله عليه وسلم. فقالوا لا نقر بها، فلو نعلم انك رسول الله ما منعناك، لكن انت محمد بن عبد الله. قال " انا رسول الله وانا محمد بن عبد الله ". ثم قال لعلي " امح رسول الله ". قال لا، والله لا امحوك ابدا، فاخذ رسول الله صلى الله عليه وسلم الكتاب، فكتب هذا ما قاضى عليه محمد بن عبد الله، لا يدخل مكة سلاح الا في القراب، وان لا يخرج من اهلها باحد، ان اراد ان يتبعه، وان لا يمنع احدا من اصحابه اراد ان يقيم بها. فلما دخلها، ومضى الاجل اتوا عليا، فقالوا قل لصاحبك اخرج عنا فقد مضى الاجل. فخرج النبي صلى الله عليه وسلم فتبعتهم ابنة حمزة يا عم يا عم. فتناولها علي فاخذ بيدها، وقال لفاطمة عليها السلام دونك ابنة عمك، احمليها. فاختصم فيها علي وزيد وجعفر، فقال علي انا احق بها وهى ابنة عمي. وقال جعفر ابنة عمي وخالتها تحتي. وقال زيد ابنة اخي. فقضى بها النبي صلى الله عليه وسلم لخالتها. وقال " الخالة بمنزلة الام ". وقال لعلي " انت مني وانا منك ". وقال لجعفر " اشبهت خلقي وخلقي ". وقال لزيد " انت اخونا ومولانا
Rapporté par Al-Bara' bin 'Azib (ra) : Le jour de Hudaibiya, le Prophète (ﷺ) a conclu un traité de paix avec les polythéistes sur trois conditions : 1. Le Prophète (ﷺ) devait leur rendre toute personne des polythéistes. 2. Les polythéistes ne devaient pas rendre les musulmans qui viendraient vers eux, et 3. Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons viendraient à La Mecque l’année suivante, y resteraient trois jours et entreraient avec leurs armes rangées dans leurs fourreaux, comme les épées, les flèches, les arcs, etc. Abu Jandal est venu en boitant, les jambes enchaînées, mais le Prophète (ﷺ) l’a rendu aux polythéistes
وقال موسى بن مسعود حدثنا سفيان بن سعيد، عن ابي اسحاق، عن البراء بن عازب رضى الله عنهما قال صالح النبي صلى الله عليه وسلم المشركين يوم الحديبية على ثلاثة اشياء على ان من اتاه من المشركين رده اليهم، ومن اتاهم من المسلمين لم يردوه، وعلى ان يدخلها من قابل ويقيم بها ثلاثة ايام، ولا يدخلها الا بجلبان السلاح السيف والقوس ونحوه. فجاء ابو جندل يحجل في قيوده فرده اليهم. قال لم يذكر مومل عن سفيان ابا جندل وقال الا بجلب السلاح
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour la `Umra mais les polythéistes de Quraish l’ont empêché d’atteindre la Ka`ba. Il a donc sacrifié son offrande et s’est fait raser la tête à Al-Hudaibiya, et il a accepté avec eux de faire la `Umra l’année suivante, sans porter d’armes sauf des épées, et de ne rester à La Mecque que le temps qu’ils permettraient. Le Prophète (ﷺ) a donc accompli la `Umra l’année suivante et est entré à La Mecque selon le traité, et après trois jours, les polythéistes lui ont demandé de partir, et il est parti
حدثنا محمد بن رافع، حدثنا سريج بن النعمان، حدثنا فليح، عن نافع، عن ابن عمر، رضى الله عنهما ان رسول الله صلى الله عليه وسلم خرج معتمرا، فحال كفار قريش بينه وبين البيت، فنحر هديه، وحلق راسه بالحديبية، وقاضاهم على ان يعتمر العام المقبل، ولا يحمل سلاحا عليهم الا سيوفا، ولا يقيم بها الا ما احبوا، فاعتمر من العام المقبل فدخلها كما كان صالحهم، فلما اقام بها ثلاثا امروه ان يخرج فخرج
Rapporté par Sahl bin Abu Hathma : `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa bin Mas`ud bin Zaid sont allés à Khaybar alors qu’il y avait un traité de paix avec les musulmans
حدثنا مسدد، حدثنا بشر، حدثنا يحيى، عن بشير بن يسار، عن سهل بن ابي حثمة، قال انطلق عبد الله بن سهل ومحيصة بن مسعود بن زيد الى خيبر، وهى يوميذ صلح
Rapporté par Anas : Ar-Rabi, la fille d’An-Nadr, a cassé la dent d’une fille, et les proches d’Ar-Rabi` ont demandé aux proches de la fille d’accepter une compensation et de pardonner, mais ils ont refusé. Ils sont donc allés voir le Prophète (ﷺ) qui a ordonné qu’on applique la loi du talion. Anas bin An-Nadr a demandé : « Ô Messager d’Allah ! La dent d’Ar-Rabi` sera-t-elle cassée ? Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Anas ! La loi d’Allah ordonne le talion. » Plus tard, les proches de la fille ont accepté et ont pardonné. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment. » Anas a ajouté : « Les gens ont accepté la compensation. »
حدثنا محمد بن عبد الله الانصاري، قال حدثني حميد، ان انسا، حدثهم ان الربيع وهى ابنة النضر كسرت ثنية جارية، فطلبوا الارش وطلبوا العفو، فابوا فاتوا النبي صلى الله عليه وسلم فامرهم بالقصاص. فقال انس بن النضر اتكسر ثنية الربيع يا رسول الله لا والذي بعثك بالحق لا تكسر ثنيتها فقال " يا انس كتاب الله القصاص ". فرضي القوم وعفوا فقال النبي صلى الله عليه وسلم " ان من عباد الله من لو اقسم على الله لابره ". زاد الفزاري عن حميد عن انس فرضي القوم وقبلوا الارش
Rapporté par Al-Hasan Al-Basri : Par Allah, Al-Hasan bin `Ali a mené de grandes armées comme des montagnes contre Muawiya. `Amr bin Al-As a dit (à Muawiya) : « Je vois vraiment des armées qui ne reculeront pas avant d’avoir tué leurs adversaires. » Muawiya, qui était vraiment le meilleur des deux hommes, lui a répondu : « Ô `Amr ! Si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui restera avec moi pour s’occuper des affaires du peuple, qui restera avec moi pour leurs femmes, qui restera avec moi pour leurs enfants ? » Muawiya a alors envoyé deux hommes Qurayshites de la tribu de `Abd-i-Shams, appelés `Abdur Rahman bin Sumura et `Abdullah bin 'Amir bin Kuraiz, vers Al-Hasan en leur disant : « Allez voir cet homme (Al-Hasan) et négociez la paix avec lui, discutez et persuadez-le. » Ils sont donc allés voir Al-Hasan, ont discuté et l’ont convaincu d’accepter la paix. Al-Hasan a dit : « Nous, les descendants de `Abdul Muttalib, avons de la richesse et les gens se sont livrés à la violence et à la corruption (et seul l’argent les calmera). » Ils ont dit à Al-Hasan : « Muawiya t’offre ceci et cela, et il te demande d’accepter la paix. » Al-Hasan leur a dit : « Mais qui sera responsable de ce que vous avez dit ? » Ils ont répondu : « Nous en serons responsables. » Ainsi, tout ce qu’Al-Hasan demandait, ils disaient : « Nous en serons responsables pour toi. » Al-Hasan a donc conclu un traité de paix avec Muawiya. Al-Hasan (Al-Basri) a dit : J’ai entendu Abu Bakr dire : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sur la chaire et Al-Hasan bin `Ali était à ses côtés. Le Prophète (ﷺ) regardait tantôt les gens, tantôt Al-Hasan bin `Ali, en disant : ‘Ce fils à moi est un chef, et qu’Allah fasse la paix entre deux grands groupes de musulmans grâce à lui.’ »
حدثنا عبد الله بن محمد، حدثنا سفيان، عن ابي موسى، قال سمعت الحسن، يقول استقبل والله الحسن بن علي معاوية بكتايب امثال الجبال فقال عمرو بن العاص اني لارى كتايب لا تولي حتى تقتل اقرانها. فقال له معاوية وكان والله خير الرجلين اى عمرو ان قتل هولاء هولاء وهولاء هولاء من لي بامور الناس من لي بنسايهم، من لي بضيعتهم فبعث اليه رجلين من قريش من بني عبد شمس عبد الرحمن بن سمرة وعبد الله بن عامر بن كريز، فقال اذهبا الى هذا الرجل فاعرضا عليه، وقولا له، واطلبا اليه. فاتياه، فدخلا عليه فتكلما، وقالا له، فطلبا اليه، فقال لهما الحسن بن علي انا بنو عبد المطلب، قد اصبنا من هذا المال، وان هذه الامة قد عاثت في دمايها. قالا فانه يعرض عليك كذا وكذا ويطلب اليك ويسالك. قال فمن لي بهذا قالا نحن لك به. فما سالهما شييا الا قالا نحن لك به. فصالحه، فقال الحسن ولقد سمعت ابا بكرة يقول رايت رسول الله صلى الله عليه وسلم على المنبر والحسن بن علي الى جنبه، وهو يقبل على الناس مرة وعليه اخرى ويقول " ان ابني هذا سيد، ولعل الله ان يصلح به بين فيتين عظيمتين من المسلمين ". قال لي علي بن عبد الله انما ثبت لنا سماع الحسن من ابي بكرة بهذا الحديث
Rapporté par Aisha : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu des voix fortes de personnes qui se disputaient à la porte. L’un d’eux suppliait l’autre de réduire sa dette et lui demandait d’être indulgent, mais l’autre disait : « Par Allah, je ne le ferai pas. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti vers eux et a dit : « Qui est celui qui a juré par Allah qu’il ne ferait pas de faveur ? » Cet homme a répondu : « C’est moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je donnerai à mon adversaire ce qu’il souhaite. »
حدثنا اسماعيل بن ابي اويس، قال حدثني اخي، عن سليمان، عن يحيى بن سعيد، عن ابي الرجال، محمد بن عبد الرحمن ان امه، عمرة بنت عبد الرحمن قالت سمعت عايشة رضى الله عنها تقول سمع رسول الله صلى الله عليه وسلم صوت خصوم بالباب عالية اصواتهما، واذا احدهما يستوضع الاخر، ويسترفقه في شىء وهو يقول والله لا افعل. فخرج عليهما رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال " اين المتالي على الله لا يفعل المعروف ". فقال انا يا رسول الله، وله اى ذلك احب
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b bin Malik d’après Ka`b bin Malik : `Abdullah bin Abu Hadrad Al-Aslami devait de l’argent à Ka`b bin Malik. Un jour, ils se sont rencontrés et Ka`b a réclamé son dû, et leurs voix sont devenues très fortes. Le Prophète (ﷺ) est passé près d’eux et a dit : « Ô Ka`b, » en faisant un geste de la main comme pour dire : « Réduis la dette de moitié. » Ka`b a donc pris la moitié de ce qu’on lui devait et a remis l’autre moitié
حدثنا يحيى بن بكير، حدثنا الليث، عن جعفر بن ربيعة، عن الاعرج، قال حدثني عبد الله بن كعب بن مالك، عن كعب بن مالك، انه كان له على عبد الله بن ابي حدرد الاسلمي مال، فلقيه فلزمه حتى ارتفعت اصواتهما، فمر بهما النبي صلى الله عليه وسلم فقال " يا كعب ". فاشار بيده كانه يقول النصف. فاخذ نصف ما عليه وترك نصفا
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a une aumône à donner pour chaque articulation du corps humain ; et chaque jour où le soleil se lève, il y a une récompense d’aumône pour celui qui établit la justice entre les gens. »
حدثنا اسحاق، اخبرنا عبد الرزاق، اخبرنا معمر، عن همام، عن ابي هريرة رضى الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم " كل سلامى من الناس عليه صدقة، كل يوم تطلع فيه الشمس يعدل بين الناس صدقة
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Az-Zubair m’a raconté qu’il s’était disputé avec un homme des Ansar qui avait participé à la bataille de Badr devant le Messager d’Allah (ﷺ) à propos d’un canal d’irrigation qu’ils utilisaient tous les deux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Arrose ton jardin d’abord, puis laisse couler l’eau vers ton voisin. » L’Ansari s’est énervé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce parce qu’il est ton cousin ? » À ce moment-là, le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a changé (de colère) et il a dit (à Az-Zubair) : « Arrose ton jardin puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs (autour des palmiers). » Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Az-Zubair son droit complet. Avant cela, le Messager d’Allah (ﷺ) avait donné un jugement généreux, bénéfique pour Az-Zubair et l’Ansari, mais quand l’Ansari l’a irrité, il a donné à Az-Zubair son droit complet selon la loi. Az-Zubair a dit : « Par Allah ! Je pense que le verset suivant a été révélé à ce sujet : "Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends." »
حدثنا ابو اليمان، اخبرنا شعيب، عن الزهري، قال اخبرني عروة بن الزبير، ان الزبير، كان يحدث انه خاصم رجلا من الانصار قد شهد بدرا الى رسول الله صلى الله عليه وسلم في شراج من الحرة كانا يسقيان به كلاهما فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم للزبير " اسق يا زبير ثم ارسل الى جارك ". فغضب الانصاري فقال يا رسول الله ان كان ابن عمتك فتلون وجه رسول الله صلى الله عليه وسلم ثم قال " اسق ثم احبس حتى يبلغ الجدر ". فاستوعى رسول الله صلى الله عليه وسلم حينيذ حقه للزبير، وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم قبل ذلك اشار على الزبير براى سعة له وللانصاري، فلما احفظ الانصاري رسول الله صلى الله عليه وسلم استوعى للزبير حقه في صريح الحكم. قال عروة قال الزبير والله ما احسب هذه الاية نزلت الا في ذلك {فلا وربك لا يومنون حتى يحكموك فيما شجر بينهم} الاية
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Mon père est décédé alors qu’il avait des dettes. J’ai proposé à ses créanciers de prendre les fruits (c’est-à-dire les dattes) de mon jardin en échange de la dette de mon père, mais ils ont refusé, pensant que cela ne couvrirait pas toute la somme. Je suis donc allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai expliqué la situation. Il m’a dit : « Quand tu cueilleras les dattes et que tu les rassembleras dans le Mirbad (l’endroit où l’on fait sécher les dattes), appelle-moi (le Messager d’Allah (ﷺ)). » Finalement, il est venu accompagné d’Abu Bakr et de `Umar, il s’est assis sur les dattes et a invoqué la bénédiction d’Allah sur elles. Puis il a dit : « Appelle tes créanciers et donne-leur ce qui leur revient. » J’ai ainsi pu rembourser tous les créanciers de mon père intégralement, et il restait encore treize Wasqs de dattes en plus, dont sept étaient de la variété ‘Ajwa et six de Laun, ou bien six de ‘Ajwa et sept de Laun. J’ai rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) au coucher du soleil et je l’en ai informé. Il a alors souri et a dit : « Va voir Abu Bakr et `Umar et raconte-leur ce qui s’est passé. » Ils ont dit : « Nous nous y attendions, car le Messager d’Allah (ﷺ) a agi ainsi. »
حدثني محمد بن بشار، حدثنا عبد الوهاب، حدثنا عبيد الله، عن وهب بن كيسان، عن جابر بن عبد الله رضى الله عنهما قال توفي ابي وعليه دين، فعرضت على غرمايه ان ياخذوا التمر بما عليه، فابوا ولم يروا ان فيه وفاء، فاتيت النبي صلى الله عليه وسلم فذكرت ذلك له، فقال " اذا جددته فوضعته في المربد اذنت رسول الله صلى الله عليه وسلم ". فجاء ومعه ابو بكر وعمر فجلس عليه، ودعا بالبركة ثم قال " ادع غرماءك، فاوفهم ". فما تركت احدا له على ابي دين الا قضيته، وفضل ثلاثة عشر وسقا سبعة عجوة، وستة لون او ستة عجوة وسبعة لون، فوافيت مع رسول الله صلى الله عليه وسلم المغرب فذكرت ذلك له فضحك فقال " ايت ابا بكر وعمر فاخبرهما ". فقالا لقد علمنا اذ صنع رسول الله صلى الله عليه وسلم ما صنع ان سيكون ذلك. وقال هشام عن وهب عن جابر صلاة العصر. ولم يذكر ابا بكر ولا ضحك، وقال وترك ابي عليه ثلاثين وسقا دينا. وقال ابن اسحاق عن وهب عن جابر صلاة الظهر